Les hostilités entre Israël et le Hezbollah se poursuivent pendant les funérailles des victimes au Liban

Des militants du Hezbollah portent les cercueils recouverts de drapeaux des civils tués lors d'une frappe israélienne le 14 février, pendant leurs funérailles dans la ville de Nabatiyeh, au sud du Liban, le 17 février 2024 (Photo, AFP).
Des militants du Hezbollah portent les cercueils recouverts de drapeaux des civils tués lors d'une frappe israélienne le 14 février, pendant leurs funérailles dans la ville de Nabatiyeh, au sud du Liban, le 17 février 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 18 février 2024

Les hostilités entre Israël et le Hezbollah se poursuivent pendant les funérailles des victimes au Liban

  • Les hostilités entre le Hezbollah et l'armée israélienne se sont poursuivies samedi
  • L'armée israélienne a mené des frappes aériennes successives à la périphérie de Beit Lif, Ramyah et Aita Al-Shaab

BEYROUTH : Les habitants de Nabatiyeh sont descendus dans les rues samedi pour organiser les funérailles des sept civils tués mercredi lorsque des roquettes israéliennes ont frappé un immeuble résidentiel dans la ville du sud.

Un représentant du président du parlement a assisté aux funérailles, qui ont eu lieu dans la cour de la mosquée de la ville.

Le cheikh Abdel Hussein Sadiq, imam de Nabatiyeh, a déclaré pendant les funérailles : « Le sang innocent qui a été versé injustement et sauvagement dans une maison sécurisée de Nabatiyeh - qui abritait un père, cinq femmes et deux enfants - prouve l'intention délibérée de l'ennemi israélien d'écraser toutes les valeurs humaines et les conventions et lois internationales ».

Ailleurs, les hostilités entre le Hezbollah et l'armée israélienne se sont poursuivies samedi. Le Hezbollah a annoncé avoir « ciblé la caserne de Baranit avec un missile Falaq-1, causant un impact direct ».

L'armée israélienne a effectué des frappes aériennes successives sur les banlieues de Beit Lif, Ramyah et Aita Al-Shaab, et lancé des missiles sur les banlieues d'Aitaroun dans le district de Bint Jbeil. La zone de Hamoul-Naqoura et la périphérie d'Alma Al-Shaab ont été soumises à des tirs d'artillerie.

Un porte-parole de l'armée israélienne a déclaré que ses avions avaient « attaqué des infrastructures du Hezbollah à Jabal Blat et un bâtiment militaire à Bint Jbeil ».

Amos Hochstein, envoyé américain pour les affaires énergétiques, a déclaré que les États-Unis essayaient de « maintenir le conflit dans le sud du Liban au niveau le plus bas possible ».

Dans une déclaration à CNBC, Hochstein a souligné « la nécessité pour les habitants des villes et villages de la frontière sud de retourner chez eux, ainsi que pour ceux de la frontière nord d'Israël ».

Hochstein a rencontré le Premier ministre intérimaire du Liban, Najib Mikati, lors de la conférence sur la sécurité qui se tient actuellement à Munich.

« La situation à la frontière entre les deux pays a changé après le 7 octobre, et nous devrons faire beaucoup pour soutenir l'armée libanaise et relancer l'économie dans le sud du Liban. Cela nécessitera un soutien international de la part des Européens et des États du Golfe, et j'espère voir leur soutien dans la phase à venir », a déclaré Hochstein.

 Hochstein a indiqué à la chaîne de télévision Al-Arabiya : « Nous travaillons discrètement pour mettre fin au conflit à la frontière libanaise et empêcher la guerre de s'étendre, ce qui ne serait dans l'intérêt de personne ». Par ailleurs, les médias ont rapporté que la société française Total n'avait pas signé les contrats d'extraction de gaz et de pétrole dans les blocs 8 et 10 des eaux territoriales libanaises. La date limite de signature fixée par le cabinet est échue depuis vendredi.

Une source du ministère libanais de l'énergie a déclaré : « Le différend avec le consortium (qui comprend Qatar Energy et l'Italien Eni) est dû au refus de Total de raccourcir le délai pour les études sismiques et le forage dans les blocs 8 et 10. Total souhaite poursuivre ce processus jusqu'en 2027, alors que la partie libanaise insiste pour que ce processus soit achevé dans un délai d'un an et demi ».

L'avocate Christina Abi Haidar a déclaré à Arab News que ces conditions étaient « injustes pour le Liban parce que Total a demandé un an pour déterminer s'il allait commencer à forer un puits d'exploration ».

Mme Abi Haidar a ajouté : « Le cabinet libanais a demandé de meilleures conditions pour les deux parties avant de signer le contrat.  Il est important de noter que Total détient toujours la licence de forage dans le bloc 9. La compagnie a foré un puits, qui s'est avéré non commercial, et a refusé d'en forer un second ». Abi Haidar poursuit : « Ce qui s'est passé est bénéfique pour le Liban. Pourquoi une société française devrait-elle être la seule détentrice des licences pour tous les blocs situés dans nos eaux ? Laissons les autres participer au troisième cycle d'octroi de licences. »

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.