«Tragédie horrible»: Face à la guerre à Gaza, Edgar Morin déplore l'inaction internationale

Âgé de 102 ans, Edgar Morin s'est réjoui de rencontrer le public marocain et africain (Photo, AFP).
Âgé de 102 ans, Edgar Morin s'est réjoui de rencontrer le public marocain et africain (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 18 février 2024

«Tragédie horrible»: Face à la guerre à Gaza, Edgar Morin déplore l'inaction internationale

  • Edgar Morin, a pris la parole lors de la 2ᵉ édition du Festival du Livre Africain de Marrakech, pour dénoncer ce qu'il a qualifié de «tragédie horrible» en cours à Gaza
  • Morin a également critiqué le silence international entourant ces événements, soulignant particulièrement le manque de réaction des États-Unis, «protecteurs d’Israël»

RABAT: Le philosophe et sociologue français, Edgar Morin, a pris la parole lors de la 2ᵉ édition du Festival du Livre Africain de Marrakech (FLAM), clôturée dimanche 11 février, pour déplorer la guerre à Gaza qu'il a qualifié de «tragédie horrible».

Lors de sa conférence tenue le samedi 10 février au Centre culturel Les Étoiles de Jemaâ El Fna, qui a accueilli cet événement, Morin a exprimé son indignation face à la situation dans laquelle se trouvent les Palestiniens.

«Je suis indigné par le fait que ceux qui représentent les descendants d'un peuple qui a été persécuté pendant des siècles pour des raisons religieuses ou raciales, qui sont aujourd'hui les décideurs de l'État d'Israël, puissent non seulement coloniser tout un peuple, le chasser en partie de sa terre et vouloir l'en chasser pour de bon, mais qui en plus, après le massacre du 7 octobre, se sont livrés à un véritable carnage, massif, sur les populations de Gaza et continuent, sans arrêt», a-t-il déclaré.

Morin a également critiqué le silence international entourant ces événements, notamment le manque de réaction des États-Unis, «protecteurs d’Israël»

«Nous vivons une tragédie horrible parce que nous sommes aussi impuissants devant cette chose qui se déchaîne. La seule chose qui reste si on ne peut pas résister de façon concrète, c’est de témoigner. Résistons dans nos esprits, ne nous laissons pas duper, ayons le courage de regarder les choses en face et voyons tout ce que nous pouvons faire pour continuer à témoigner», a-t-il ajouté.

Ouverture du Maroc

D’autre part, Morin, a exprimé son admiration pour la politique d'ouverture du Maroc envers l'Afrique. Morin, qui était l'invité d'honneur du festival, a salué l'initiative du Maroc de s'ouvrir politiquement et économiquement au continent africain.

Lors d'une session spéciale intitulée «Grand entretien», Morin a souligné l'importance de la dimension culturelle dans les relations entre le Maroc et les pays africains. Il a également exprimé sa satisfaction quant au rôle du FLAM dans la promotion de cette ouverture culturelle.

Âgé de 102 ans, Edgar Morin s'est réjoui de rencontrer le public marocain et africain. Sous le thème «Edgar Morin, témoin de deux siècles, et boussole de notre temps», cette rencontre a permis de rappeler les positions du philosophe sur des questions telles que les relations Nord-Sud et son lien particulier avec l'Afrique.

Le FLAM, organisé par l'association «We Art africains», célèbre la littérature et la culture africaines. Pour sa deuxième édition, le festival a mis en avant des thématiques reflétant l'actualité scientifique et éditoriale du continent, tout en cherchant à renforcer les liens entre tous les Africains, où qu'ils se trouvent.

En plus des rencontres avec les auteurs, le festival a proposé également des concerts, des lectures et de la poésie, offrant ainsi une plateforme dynamique pour la rencontre entre la culture africaine et le public.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.