Gaza: les Etats-Unis menacent de bloquer un nouveau vote au Conseil de sécurité de l'ONU

L'ambassadrice américaine à l'ONU Linda Thomas-Greenfield a dénoncé samedi dans un communiqué la décision de l'Algérie de mettre le texte au vote, répétant que cela pourrait «aller à l'encontre» des négociations diplomatiques en cours en vue d'une trêve incluant de nouvelles libérations d'otages (Photo, AFP).
L'ambassadrice américaine à l'ONU Linda Thomas-Greenfield a dénoncé samedi dans un communiqué la décision de l'Algérie de mettre le texte au vote, répétant que cela pourrait «aller à l'encontre» des négociations diplomatiques en cours en vue d'une trêve incluant de nouvelles libérations d'otages (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 18 février 2024

Gaza: les Etats-Unis menacent de bloquer un nouveau vote au Conseil de sécurité de l'ONU

  • La dernière version du texte «exige un cessez-le-feu humanitaire immédiat qui doit être respecté par toutes les parties»
  • Le projet de résolution «refuse le déplacement forcé de la population civile palestinienne» et demande l'arrêt de cette «violation du droit international»

NATIONS UNIES: Les Etats-Unis ont menacé samedi de bloquer une nouvelle fois un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU appelant à un "cessez-le-feu humanitaire immédiat" à Gaza, texte sur lequel l'Algérie a demandé un vote pour mardi.

Après des semaines de discussions, l'Algérie, qui avait lancé cette initiative après la décision fin janvier de la Cour internationale de justice appelant Israël à empêcher tout acte éventuel de "génocide" à Gaza, a demandé un vote pour mardi matin, ont indiqué plusieurs sources diplomatiques à l'AFP.

La dernière version du texte vue par l'AFP samedi "exige un cessez-le-feu humanitaire immédiat qui doit être respecté par toutes les parties", alors que l'offensive israélienne à Gaza a fait 28.858 morts, en grande majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Le projet de résolution "refuse le déplacement forcé de la population civile palestinienne" et demande l'arrêt de cette "violation du droit international".

Il demande également à nouveau la libération de tous les otages.

Comme de précédents textes fustigés par Israël et les Etats-Unis, il ne condamne en revanche pas l'attaque sans précédent du Hamas du 7 octobre contre Israël qui a entraîné la mort de plus de 1.160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

L'ambassadrice américaine à l'ONU Linda Thomas-Greenfield a dénoncé samedi dans un communiqué la décision de l'Algérie de mettre le texte au vote, répétant que cela pourrait "aller à l'encontre" des négociations diplomatiques en cours en vue d'une trêve incluant de nouvelles libérations d'otages.

"Pour cette raison, les Etats-Unis ne soutiennent pas" un vote sur ce texte et "si on en arrivait à un vote sur le projet actuel, il ne serait pas adopté", a-t-elle mis en garde, menaçant clairement d'un véto.

Mi-octobre puis début décembre, malgré la pression de la communauté internationale face à la crise humanitaire dans la bande de Gaza, les Américains avaient mis leur véto à deux projets de texte demandant un cessez-le-feu.

Le Conseil, largement divisé sur la question israélo-palestinienne depuis des années, n'a pu adopter sur ce dossier que deux textes essentiellement humanitaires depuis le 7 octobre.

Le dernier adopté fin décembre - les Etats-Unis s'abstenant - réclamait l'acheminement "à grande échelle" de l'aide humanitaire dans le territoire palestinien.

Malgré le risque d'un nouveau véto américain, l'ambassadeur palestinien à l'ONU Riyad Mansour avait il y a quelques jours insisté pour un vote.

"Nous pensons qu'il est grand temps désormais pour le Conseil de sécurité d'adopter une résolution sur un cessez-le-feu humanitaire", a-t-il plaidé, estimant avoir été "plus que généreux pour donner plus de temps".


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.