La Russie accueillera une réunion inter-palestinienne à Moscou dans le courant du mois

 La Russie accueillera une réunion inter-palestinienne à Moscou du 29 février au 2 mars, a déclaré, vendredi, l'envoyé présidentiel pour le Moyen-Orient et l'Afrique, Mikhaïl Bogdanov (Photo, AFP).
 La Russie accueillera une réunion inter-palestinienne à Moscou du 29 février au 2 mars, a déclaré, vendredi, l'envoyé présidentiel pour le Moyen-Orient et l'Afrique, Mikhaïl Bogdanov (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 18 février 2024

La Russie accueillera une réunion inter-palestinienne à Moscou dans le courant du mois

  • Moscou a invité des représentants de toutes les forces politiques palestiniennes, y compris celles de Syrie et du Liban
  • L'objectif de Moscou est d'aider les différentes forces palestiniennes à convenir d'unir leurs rangs

MUNICH: La Russie accueillera une réunion inter-palestinienne à Moscou du 29 février au 2 mars, a déclaré, vendredi, l'envoyé présidentiel pour le Moyen-Orient et l'Afrique, Mikhaïl Bogdanov.

Moscou a invité des représentants de toutes les forces politiques palestiniennes, y compris celles de Syrie, du Liban et d'autres pays du Moyen-Orient, a déclaré à l'agence de presse nationale TASS Mikhaïl Bogdanov, qui est également vice-ministre des affaires étrangères. Des représentants d'environ 14 organisations, dont le Hamas et le Jihad islamique, ont été invités, a-t-il ajouté.

"L'objectif de Moscou est d'aider les différentes forces palestiniennes à convenir d'unir leurs rangs sur le plan politique. Nous partons du fait que l'Organisation de libération de la Palestine a été et reste le représentant légitime du peuple palestinien, qu'elle a été acceptée par la communauté internationale et par nous", a ajouté le vice-ministre des affaires étrangères.

Interrogé sur les prisonniers détenus dans la Bande de Gaza, le diplomate a indiqué que trois ressortissants russes étaient aux mains du Hamas, mais qu'il y en avait aussi beaucoup d'autres que Moscou s'efforçait d'aider.

"Un certain nombre de pays et de dirigeants nous sollicitent directement pour que nous mettions à profit nos atouts exceptionnels afin d'aider leurs citoyens à recouvrer la liberté. C'est ce que nous nous efforçons de faire et que nous allons poursuivre", a-t-il déclaré.

Bogdanov a souligné que la concentration de la population à Rafah compliquait la libération des prisonniers, se disant préoccupé par le projet d'Israël d'étendre son opération militaire à la ville du sud de la Bande de Gaza.

Israël mène une campagne de bombardements contre l’enclave palestinienne assiégée, depuis l'attaque transfrontalière menée, le 7 octobre, par le mouvement de résistance palestinien Hamas, faisant plus de 28 700 victimes, pour la plupart des femmes et des enfants. Environ 1 200 Israéliens auraient été tués lors de l'incursion du Hamas.

Israël est poursuivi devant la Cour internationale de justice pour crime de génocide. Dans un arrêt rendu en janvier, la Cour a ordonné à Tel-Aviv de mettre fin aux actes à caractère génocidaire et de prendre des mesures pour garantir l'acheminement de l'aide humanitaire aux civils de la Bande de Gaza.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.