Le Premier ministre espagnol en visite officielle au Maroc mercredi

Le Premier ministre marocain Aziz Akhannouch serre la main de son homologue espagnol Pedro Sanchez (Photo, AFP).
Le Premier ministre marocain Aziz Akhannouch serre la main de son homologue espagnol Pedro Sanchez (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 20 février 2024

Le Premier ministre espagnol en visite officielle au Maroc mercredi

  • La crise entre Madrid et Rabat avait été provoquée par l'accueil en Espagne en avril 2021 du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario
  • Cette visite de M. Sánchez au Maroc sera sa troisième depuis la fin, en mars 2022, d'une crise diplomatique entre Madrid et Rabat

MADRID: Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez se rendra mercredi au Maroc pour une nouvelle visite officielle, près de deux ans après la fin d'une crise diplomatique bilatérale rendue possible par le revirement de Madrid sur le Sahara occidental.

"Le président du gouvernement, Pedro Sánchez, effectuera mercredi un voyage officiel au Maroc", a annoncé la présidence du gouvernement espagnol dans un communiqué succinct.

M. Sánchez, un socialiste qui est au pouvoir en Espagne depuis 2018, sera accompagné de son ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares. 

Fin de la crise diplomatique 

"Le Maroc est un pays voisin, ami, et un allié stratégique de l'Espagne dans tous les domaines. Cette visite (...) souligne les liens profonds qui unissent les deux pays", a ajouté la présidence du gouvernement espagnol, sans donner de précisions sur les entretiens.

Cette visite de M. Sánchez au Maroc sera sa troisième depuis la fin, en mars 2022, d'une crise diplomatique entre Madrid et Rabat.

Le Premier ministre espagnol s'y était rendu en avril 2022 pour sceller avec le roi Mohammed VI la réconciliation entre leurs deux pays. Il y était ensuite allé en février 2023 pour un sommet bilatéral mais sans être reçu par le souverain.

La normalisation des relations bilatérales avait été rendue possible par la décision de l'Espagne de soutenir publiquement le plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental.

Ce revirement, après des décennies de neutralité sur la question sensible du statut de cette ancienne colonie espagnole, avait été critiqué par l'ensemble des formations politiques espagnoles, à l'exception des socialistes de M. Sánchez.

La crise entre Madrid et Rabat avait été provoquée par l'accueil en Espagne en avril 2021 du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, un ennemi juré du Maroc, pour y être soigné du Covid-19.

Le point culminant de cette brouille avait été l'arrivée soudaine en deux jours, en mai 2021, de plus de 10.000 migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta à la faveur d'un relâchement des contrôles marocains.

Madrid avait alors dénoncé un "chantage" et une "agression" de la part de Rabat, qui avait, pour sa part, rappelé son ambassadrice en Espagne. Elle n'y était retournée qu'en mars 2022.

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Par Hicham Oukerzaz -
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Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.