La mère de Navalny appelle Poutine à lui remettre « sans délai» le corps de son fils

Lyudmila Navalnaya, la mère du chef de l'opposition russe Alexei Navalny, et son avocat Alexei Tsvetkov sortent d'un bureau du département régional de la commission d'enquête dans la ville de Salekhard, en Russie, le 19 février 2024 (Photo, Reuters).
Lyudmila Navalnaya, la mère du chef de l'opposition russe Alexei Navalny, et son avocat Alexei Tsvetkov sortent d'un bureau du département régional de la commission d'enquête dans la ville de Salekhard, en Russie, le 19 février 2024 (Photo, Reuters).
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Publié le Jeudi 22 février 2024

La mère de Navalny appelle Poutine à lui remettre « sans délai» le corps de son fils

  • Dans un message publié mercredi, Lilia Tchanycheva, condamnée en juin 2023 à sept ans et demi de prison, a écrit ne pas pouvoir "dire ce qu'elle pense sur la mort d'Alexeï Navalny"
  • Lilia Tchanycheva avait été le premier de ses collaborateurs à être jugé et condamné pour création d'une "organisation extrémiste"

MOSCOU: Une alliée d'Alexeï Navalny, Lilia Tchanycheva, et une figure de l'opposition russe, Vladimir Kara-Mourza, tous deux emprisonnés en Russie, ont réagi à la mort de l'opposant malgré leur communication limitée avec le monde extérieur.

Dans un message publié mercredi, Lilia Tchanycheva, condamnée en juin 2023 à sept ans et demi de prison, a écrit ne pas pouvoir "dire ce qu'elle pense sur la mort d'Alexeï Navalny" à cause de la "censure" de l'administration pénitentiaire.

"Mes condoléances à ses proches et ses parents. Je suis en deuil", a-t-elle seulement indiqué dans ce message transmis depuis sa prison à ses soutiens et publié sur son compte Telegram.

Lilia Tchanycheva, ex-responsable de l'antenne de l'organisation d'Alexeï Navalny dans la ville d'Oufa, dans le centre de la Russie, avait été le premier de ses collaborateurs à être jugé et condamné pour création d'une "organisation extrémiste".

La justice russe examinera début mars une plainte de la mère de l’opposant

Un tribunal du Grand Nord russe doit examiner le 4 mars une plainte déposée par la mère de l'opposant Alexeï Navalny qui tente depuis des jours de récupérer le corps de son fils, mort en détention dans des circonstances obscures.

L'agence officielle TASS a rapporté mercredi que Lioudmila Navalnaïa a déposé une plainte pour "activités illégales" auprès d'un tribunal de Salekhard, capitale du district autonome de Iamalo-Nénétsie, une région reculée de l'Arctique où son fils était emprisonné.

La plainte sera examinée à huis clos, a précisé l'agence.

Un autre opposant d'envergure, Vladimir Kara-Mourza, ami de longue date d'Alexeï Navalny, a lui pu transmettre un message plus détaillé publié mardi sur les réseaux sociaux par son équipe.

"La responsabilité de la mort d'Alexeï Navalny incombe personnellement à Vladimir Poutine, car Alexeï était son prisonnier personnel", a-t-il écrit.

"Ce sont les meilleurs qui meurent, les plus courageux, les plus sincères, les moins indifférents. +Tous rentreront sauf ceux dont on a le plus besoin+", poursuit-il, citant une chanson du barde russe Vladimir Vyssotski (1938-1980).

"Un vieillard vengeur, peureux, avide, maintient sa prise mortelle en détruisant tout ce qu'il perçoit comme une menace à son pouvoir", ajoute l'opposant, en faisant référence au président Vladimir Poutine.

M. Kara-Mourza, citoyen russo-britannique, a été condamné à 25 ans de prison après avoir été accusé de trahison, d'avoir diffusé de "fausses informations" sur l'armée russe et entretenu des liens avec une "organisation indésirable".

C'est la plus lourde peine infligée à un opposant dans l'histoire récente du pays. Il est en outre en très mauvaise santé, selon ses partisans, conséquence de deux empoisonnements dont il a été victime par le passé.

Dans son message, il précise avoir appris la mort d'Alexeï Navalny à la radio, dans sa cellule, le 16 février, jour de la diffusion du bref communiqué de l'administration pénitentiaire annonçant le décès du principal opposant à Vladimir Poutine.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.