La Somalie approuve un accord de défense avec la Turquie

Des milliers de personnes ont été tuées et plus de six millions ont été contraintes de fuir leurs foyers, faisant du Soudan le pays qui compte la plus grande population déplacée au monde (Photo, AFP).
Des milliers de personnes ont été tuées et plus de six millions ont été contraintes de fuir leurs foyers, faisant du Soudan le pays qui compte la plus grande population déplacée au monde (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Vendredi 23 février 2024

La Somalie approuve un accord de défense avec la Turquie

  • La Somalie abrite la plus grande base militaire et centre de formation à l'étranger de la Turquie
  • Les tensions sont fortes entre les voisins de la Corne de l'Afrique depuis un rapprochement entre l'Ethiopie et le Somaliland

MOGADISCIO: Le gouvernement et le parlement somalien ont approuvé mercredi un accord de défense avec la Turquie, sur fond de tensions régionales entre Mogadiscio et son voisin éthiopien qui a signé un accord avec la région somalienne séparatiste du Somaliland.

Dans le cadre de cet accord de défense, d'une durée de 10 ans, la Turquie, membre de l'OTAN et proche alliée de la Somalie, aidera à défendre le long littoral somalien et à reconstruire les forces navales de ce pays instable de la Corne de l'Afrique, a expliqué le président Hassan Cheikh Mohamoud à la suite d'une session conjointe du Parlement.

"L'accord soumis au Parlement aujourd'hui porte uniquement sur la coopération entre la Somalie et la Turquie en matière de défense maritime et d'économie, il ne vise en aucun cas à créer de la haine ou une querelle avec un autre pays ou gouvernement", a-t-il déclaré.

Les tensions sont fortes entre les voisins de la Corne de l'Afrique depuis un rapprochement entre l'Ethiopie et le Somaliland, matérialisé par la signature le 1er janvier d'un "protocole d'accord" prévoyant la location pour 50 ans à l'Ethiopie de 20 km de côtes du Somaliland sur le golfe d'Aden. Mogadiscio a dénoncé un accord "illégal".

Les autorités somalilandaises ont affirmé qu'en échange de cet accès à la mer, l'Ethiopie allait devenir le premier pays à les reconnaître officiellement, ce qu'aucun n'a fait depuis que ce petit territoire de 4,5 millions d'habitants a unilatéralement proclamé son indépendance de la Somalie en 1991.

«Accord historique»

"La Somalie a clairement exprimé sa position: la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Somalie ne pourront jamais être négociées, et cela a conduit aujourd'hui à cet accord historique", s'est félicité auprès de l'AFP le ministre adjoint de la Défense Abdifatah Kassim.

"Avec cet accord, la Turquie protégera la côte somalienne des pirates, des terroristes (...) de tous ceux qui violent nos frontières maritimes comme l'Ethiopie", a-t-il poursuivi.

Ankara entretient des relations étroites avec la Somalie et est son principal partenaire économique, notamment dans les secteurs de la construction, de l'éducation et de la santé ainsi que dans la coopération militaire.

La Somalie abrite également la plus grande base militaire et centre de formation à l'étranger de la Turquie, selon les médias turcs.

A la suite de la signature de l'accord entre le Somaliland et l'Ethiopie, de nombreux pays et organisations internationales (Etats-Unis, Chine, Union européenne, Union africaine, Ligue arabe en tête) ont appelé au respect de la souveraineté somalienne.

Deuxième pays le plus peuplé d'Afrique (120 millions d'habitants), l'Ethiopie est en quête d'un accès à la mer Rouge, qu'elle a progressivement perdu après l'indépendance en 1993 de l'Erythrée - qu'elle avait annexée dans les années 1950.

Région relativement stable comparée au reste de la Somalie en proie au chaos depuis trois décennies, la république autoproclamée du Somaliland dispose de ses propres institutions, imprime sa monnaie et délivre ses passeports, mais l'absence de reconnaissance internationale la maintient dans un certain isolement.

Elle reste pauvre malgré sa situation stratégique sur la rive méridionale du golfe d'Aden, sur l'une des routes commerciales les plus fréquentées au monde, à l'entrée du détroit de Bab-el-Mandeb menant à la mer Rouge et au canal de Suez.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Short Url
  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.

 

 


Israël a ordonné à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth

Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
Short Url
  • L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran
  • Tel-Aviv avait auparavant étendu ses opérations dans le sud du Liban

JERUSALEM: L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, après avoir étendu ses opérations dans le sud du Liban.

"A la lumière des violations répétées du cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste Hezbollah et des attaques contre nos villes et nos citoyens, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont ordonné à Tsahal (l'armée, NDLR) de frapper des cibles terroristes" dans la banlieue sud de Beyrouth, indique un communiqué officiel.


L'armée du Koweït dit faire face à une attaque de missiles et drones

L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
Short Url
  • Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé lundi avoir ciblé une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire
  • "Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine

KOWEIT: L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe.

"Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine.

Jeudi, le Koweït avait fait état d'une attaque similaire qu'il avait ensuite attribuée à l'Iran, où les Gardiens de la Révolution avaient indiqué avoir visé une base américaine en représailles à de nouvelles frappes des Etats-Unis sur son territoire.