Risques écologiques après une attaque houthie sur un cargo, alerte Washington

Sur cette image satellite fournie par Planet Labs, le cargo battant pavillon du Belize est vu dans le sud de la mer Rouge, près du détroit de Bay Al-Mandab, laissant échapper du pétrole après une attaque de la milice Houthi du Yémen le 20 février 2024. (Planet Labs PBC via AP)
Sur cette image satellite fournie par Planet Labs, le cargo battant pavillon du Belize est vu dans le sud de la mer Rouge, près du détroit de Bay Al-Mandab, laissant échapper du pétrole après une attaque de la milice Houthi du Yémen le 20 février 2024. (Planet Labs PBC via AP)
Sur cette image satellite fournie par Planet Labs, le cargo battant pavillon du Belize est vu dans le sud de la mer Rouge, près du détroit de Bay Al-Mandab, laissant échapper du pétrole après une attaque de la milice Houthi du Yémen le 20 février 2024. (Planet Labs PBC via AP)
Sur cette image satellite fournie par Planet Labs, le cargo battant pavillon du Belize est vu dans le sud de la mer Rouge, près du détroit de Bay Al-Mandab, laissant échapper du pétrole après une attaque de la milice Houthi du Yémen le 20 février 2024. (Planet Labs PBC via AP)
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Publié le Samedi 24 février 2024

Risques écologiques après une attaque houthie sur un cargo, alerte Washington

  • Le Rubymar, un cargo battant pavillon du Belize, immatriculé au Royaume-Uni et exploité par le Liban, transportait des engrais combustibles lorsqu'il a été ciblé par un tir de missile dimanche, revendiqué par les milices houthis soutenus par l'Iran
  • Le commandement central américain a indiqué vendredi que le navire abandonné était ancré mais qu'il prenait lentement l'eau et qu'il avait déjà laissé une nappe de pétrole de près de 29 kilomètres

WASHINGTON: Un cargo endommagé dans une attaque des milices yéménites Houthis a laissé une énorme nappe de pétrole dans le golfe d'Aden, a prévenu Washington vendredi, alertant sur les risques de grave catastrophe écologique.

Le Rubymar, un cargo battant pavillon du Belize, immatriculé au Royaume-Uni et exploité par le Liban, transportait des engrais combustibles lorsqu'il a été ciblé par un tir de missile dimanche, revendiqué par les milices houthis soutenus par l'Iran.

Son équipage a été évacué à Djibouti mais un premier missile a touché le côté du navire, provoquant une entrée d'eau dans la salle des machines et l'affaissement de sa poupe, a déclaré son opérateur, le groupe Blue Fleet.

Un deuxième missile a touché le pont sans causer de dégâts majeurs, a déclaré à l'AFP le PDG de Blue Fleet, Roy Khoury.

Le commandement central américain a indiqué vendredi que le navire abandonné était ancré mais qu'il prenait lentement l'eau et qu'il avait déjà laissé une nappe de pétrole de près de 29 kilomètres.

"Le M/V Rubymar transportait plus de 41 000 tonnes d'engrais lorsqu'il a été attaqué, ce qui pourrait se déverser dans la mer Rouge et aggraver ce désastre environnemental", a indiqué le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans un message sur le réseau social X.

Jeudi, l'opérateur a déclaré que le navire pourrait être remorqué jusqu'à Djibouti cette semaine.

Selon M. Khoury, le navire était alors toujours à flot. Le PDG a partagé une image prise mercredi montrant la poupe du bateau au ras de l'eau.

Interrogé sur la possibilité d'un naufrage, M. Khoury a déclaré qu'il n'y avait "aucun risque pour le moment", mais qu'il y avait "toujours une possibilité".

L'attaque contre le Rubymar a causé les dommages les plus importants jamais infligés à un navire commercial depuis que les Houthis ont commencé leurs attaques en novembre, en solidarité avec les Palestiniens dans la bande de Gaza.

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) avait averti fin janvier que le volume du trafic commercial passant par le canal de Suez avait chuté de plus de 40% au cours des deux mois précédents.

Avant le conflit, entre 12 et 15% du trafic mondial transitaient par cet axe, selon l'UE.

Désormais, une large partie du trafic maritime entre l'Asie du sud et l'Europe évite le canal de Suez et contourne l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance, ce qui rallonge d'environ deux semaines le trajet.


La Foire du livre de Médine se tiendra le 30 juillet

La Foire du livre de Médine se renouvelle pour la troisième année consécutive. (Fournie)
La Foire du livre de Médine se renouvelle pour la troisième année consécutive. (Fournie)
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  • 'événement mettait en évidence l'importance culturelle de Médine et son rôle dans le renforcement du mouvement artistique, ainsi que le statut croissant du Royaume dans l'industrie de l'édition.
  • la foire du livre de Médine se veut une plateforme culturelle qui encourage la communauté à s'intéresser à la lecture.

Jeddah : La troisième foire du livre de Médine aura lieu du 30 juillet au 5 août, a annoncé lundi la Commission de la littérature, de l'édition et de la traduction.

L'agence de presse saoudienne a rapporté que l'événement promet d'être une extravagance culturelle, avec plus de 300 maisons d'édition et agences arabes et internationales réparties sur plus de 200 stands.

Mohammed Hasan Alwan, directeur général de la commission, a souligné l'importance de la foire, en insistant sur le soutien continu dont bénéficie le secteur culturel.

Il a déclaré que l'événement mettait en évidence l'importance culturelle de Médine et son rôle dans le renforcement du mouvement artistique, ainsi que le statut croissant du Royaume dans l'industrie de l'édition.

La foire est devenue un événement annuel, attirant des milliers de visiteurs de tous horizons.

Alwan a expliqué que la commission a veillé à ce que la dernière édition offre une expérience de connaissance riche et intégrée aux visiteurs de tous âges, en s'appuyant sur les succès remarquables des foires précédentes.

Selon SPA, la foire du livre de Médine se veut une plateforme culturelle qui encourage la communauté à s'intéresser à la lecture, en mettant en avant les talents des écrivains et créateurs saoudiens tout en attirant des écrivains et éditeurs de renom du Royaume, de la région et du monde entier.

La foire proposera des activités culturelles et intellectuelles visant à enrichir le secteur culturel et la production de connaissances, et à promouvoir une culture de la lecture.

Un espace important est consacré aux enfants, avec des activités et des ateliers éducatifs et techniques qui stimulent les capacités créatives des enfants.

La foire du livre de Médine a annoncé le début de l'inscription des visiteurs pour l'obtention de billets d'entrée gratuits par le biais de la plateforme Discover Culture.https://dc.moc.gov.sa/home/ar/event-tickets/379/almadinah-book-fair-2024/

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L'Irak en passe de devenir un haut lieu de transit de la drogue, avertit l'ONU

Le premier ministre irakien Mohammed Al-Sudani
Le premier ministre irakien Mohammed Al-Sudani
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  • "L'Irak connaît depuis cinq ans une augmentation spectaculaire du trafic et de la consommation de drogues", a indiqué l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans un rapport.
  • L'Irak est également en train de devenir un point de passage pour la méthamphétamine produite essentiellement en Afghanistan, à destination du Golfe et de l'Europe, selon le rapport.

BAGDADA : L'Irak risque de devenir un important point de transit de la drogue au Moyen-Orient, à la lumière des quantités record de comprimés de captagon saisies en 2023, a averti lundi l'ONU.

"L'Irak connaît depuis cinq ans une augmentation spectaculaire du trafic et de la consommation de drogues", a indiqué l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans un rapport.

Pour la seule année 2023, les autorités ont "saisi un nombre record de 24 millions de comprimés de captagon", soit l'équivalent de plus de 4,1 tonnes, pour une valeur estimée entre 84 et 144 millions de dollars, selon la même source.

"L'Irak semble être à la croisée des chemins du trafic régional de méthamphétamine et de captagon", a indiqué l'ONUDC, ajoutant que les saisies de captagon en Irak "auraient triplé entre 2022 et 2023, et les quantités globales saisies en 2023 sont 34 fois plus élevées qu'en 2019".

Amphétamine dérivée d'un traitement autrefois légal de la narcolepsie et des troubles de l'attention, le captagon fait aujourd'hui l'objet d'un commerce fleurissant dans plusieurs pays du Moyen-Orient.

La Syrie, transformée en un narco-Etat, en est le principal pays d'origine et l'Arabie saoudite de loin le plus gros marché.

En Irak, ravagé par des décennies de conflits, les autorités annoncent régulièrement d'importantes saisies de captagon, dont une grande partie traverse la frontière poreuse de 600 kilomètres avec la Syrie déchirée par la guerre.

Selon l'ONUDC, 82% du captagon saisi dans la région entre 2019 et 2023 provient de Syrie, suivie par le Liban (17%).

L'Irak est également en train de devenir un point de passage pour la méthamphétamine produite essentiellement en Afghanistan, à destination du Golfe et de l'Europe, selon le rapport.

Ce pays de 43 millions d'habitants est également confronté à une explosion de la consommation de drogue, qui s'intensifie en période de conflit.

Les gouvernements de la région ont récemment intensifié leurs efforts pour réprimer le trafic sous la pression des Etats du Golfe, qui constituent les principaux marchés du captagon.


Israël: le Forum des otages annonce la mort de deux captifs aux mains du Hamas à Gaza

Les proches des otages israéliens détenus par le groupe militant palestinien Hamas dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre manifestent à l'aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv, le 21 juillet 2024(Fournie)
Les proches des otages israéliens détenus par le groupe militant palestinien Hamas dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre manifestent à l'aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv, le 21 juillet 2024(Fournie)
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  • La mort de Yagev Buchshtab, 35 ans, et Alex Dancyg, 76 ans, est un "sévère rappel de l'urgence" à libérer les otages pour qu'ils rentrent chez eux, a déclaré l'association israélienne dans un communiqué qui ne fournit aucune information sur les circonstan
  • Sur 251 personnes alors enlevées, 116 sont toujours retenues à Gaza, dont 44 sont mortes, selon l'armée.

JERUSALEM : Le Forum des otages, qui milite pour la libération des otages retenus dans la bande de Gaza, a annoncé lundi la mort de deux hommes enlevés lors de l'attaque menée le 7 octobre par le Hamas en Israël et emmenés dans le territoire palestinien.

La mort de Yagev Buchshtab, 35 ans, et Alex Dancyg, 76 ans, est un "sévère rappel de l'urgence" à libérer les otages pour qu'ils rentrent chez eux, a déclaré l'association israélienne dans un communiqué qui ne fournit aucune information sur les circonstances de leur mort.

"Leurs corps sont aux mains de l'organisation terroriste Hamas", a déclaré de son côté l'armée israélienne dans un communiqué, ajoutant que les circonstances de la mort en captivité des deux hommes allaient être examinées par les autorités compétentes.

M. Buchshtab a été enlevé à son domicile dans le kibboutz Nirim avec sa femme Rimon Buchshtab-Kirsht, laquelle a été libérée après 50 jours de captivité, selon la même source.

M. Dancyg, né de survivants de l'Holocauste, travaillait au mémorial de la Shoah Yad Vashem à Jérusalem où il formait des milliers de guides, a ajouté le forum.

Les otages retenus avec lui ont indiqué que M. Dancyg passait son temps à donner des leçons d'histoire à ses compagnons de captivité, selon la même source.

"Yagev et Alex ont été capturés vivants et auraient dû retourner vivants auprès de leurs familles dans leur pays. Leur mort en captivité est le reflet tragique des conséquences de la lenteur des négociations" pour la libération des otages, a ajouté le forum en référence aux pourparlers sur le cessez-le-feu qui durent depuis des mois.

La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent menée dans le sud d'Israël par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza, qui a entraîné la mort de 1.195 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Sur 251 personnes alors enlevées, 116 sont toujours retenues à Gaza, dont 44 sont mortes, selon l'armée.

En riposte, l'armée israélienne a lancé une offensive sur la bande de Gaza, qui a fait jusqu'ici 39.006 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le mouvement islamiste palestinien Hamas.