Le CPJ condamne une tentative d’assassinat contre un célèbre éditeur irakien

Fakhri Karim est un homme politique et journaliste célèbre, qui a occupé le poste de conseiller de l’ancien président irakien, Jalal Talabani (Fondation Al-Mada)
Fakhri Karim est un homme politique et journaliste célèbre, qui a occupé le poste de conseiller de l’ancien président irakien, Jalal Talabani (Fondation Al-Mada)
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Publié le Mercredi 28 février 2024

Le CPJ condamne une tentative d’assassinat contre un célèbre éditeur irakien

  • Des individus non identifiés – armés et masqués – ont tiré au moins 17 coups de feu sur la voiture de M. Karim, le 22 février
  • M. Karim et son épouse, Ghada al-Amily, n’ont pas été blessés lors de l’attaque

LONDRES: Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a condamné une tentative d’assassinat contre l’éminent éditeur et homme politique irakien, Fakhri Karim.

Chérif Mansour, coordinateur du programme Mena du CPJ, déclare dans un communiqué que la tentative d’assassinat «dans une zone hautement sécurisée de Bagdad met en lumière les menaces de plus en plus importantes auxquelles l’Irak et ses journalistes font face».

De plus, il appelle les autorités à identifier les responsables et à prendre rapidement des mesures punitives à leur encontre.

Des individus non identifiés – armés et masqués – ont tiré au moins 17 coups de feu sur la voiture de M. Karim, le 22 février, avant de s’enfuir à bord de deux camions, selon les médias et les déclarations Facebook de son organisation.

M. Karim, rédacteur en chef du journal Al-Mada, quittait les lieux après avoir participé à un salon du livre organisé par la fondation Al-Mada pour les médias, la culture et les arts à Bagdad.

M. Karim et son épouse, Ghada al-Amily, n’ont pas été blessés lors de l’attaque.

L’incident s’est produit vers 21 heures dans le quartier d’Al-Qadissiya à Bagdad, une zone hautement sécurisée qui abrite les agences de sécurité du gouvernement irakien à proximité de la zone verte, où se trouvent les ambassades étrangères.

Dans un communiqué publié sur Facebook le 23 février, le quotidien Al-Mada a qualifié l’incident de «tentative d’assassinat lâche», appelant à l’ouverture d’une enquête criminelle.

Le ministre irakien de l’Intérieur, Abdel Amir al-Chammari, soutient avoir chargé une équipe spéciale de renforcer les opérations de sécurité et de renseignement afin de poursuivre en justice les responsables de ce crime.

M. Karim est un homme politique et journaliste célèbre, qui a occupé le poste de conseiller de l’ancien président irakien Jalal Talabani. Il était un fervent critique de l’ancien dictateur irakien et président Saddam Hussein. Al-Mada est considéré comme l’un des rares journaux indépendants restants en Irak.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.