Les États-Unis et la coalition de la mer Rouge détruisent cinq drones houthis

Les États-Unis, selon un haut responsable militaire américain, ont ciblé plus de 230 sites dans les régions du Yémen contrôlées par les Houthis. (Fichier/US Centcom)
Les États-Unis, selon un haut responsable militaire américain, ont ciblé plus de 230 sites dans les régions du Yémen contrôlées par les Houthis. (Fichier/US Centcom)
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Publié le Mercredi 28 février 2024

Les États-Unis et la coalition de la mer Rouge détruisent cinq drones houthis

  • UK Maritime Trade Operations a déclaré mardi soir avoir reçu une alerte concernant une explosion à 60 milles nautiques à l'ouest de Hodeidah
  • Les États-Unis, selon un haut responsable militaire américain, ont ciblé plus de 230 sites dans les régions du Yémen contrôlées par les Houthis

AL-MOUKALLA: Un avion de guerre américain et un croiseur de la coalition en mer Rouge ont intercepté et détruit cinq drones chargés d'explosifs lancés par les Houthis mardi soir, a annoncé mercredi le Commandement central américain (Centcom).

Cette action intervient alors que les Houthis ont déclaré que «l’offensive» des États-Unis et du Royaume-Uni avait mené davantage d’attaques dans la province de Hodeidah, à l’ouest du Yémen.

«Le 27 février, entre 21h50 et 22h55 (heure de Sanaa), des avions américains et un navire de guerre de la coalition ont abattu cinq véhicules aériens sans pilote (UAV) d'attaque unidirectionnelle, des Houthis soutenus par l'Iran, dans la mer Rouge», a annoncé le Centcom sur les réseaux sociaux.

Les médias houthis ont déclaré que les États-Unis et le Royaume-Uni avaient lancé mardi soir deux frappes aériennes sur des cibles, sur l'île de Labwan en mer Rouge, dans la province de Hodeidah, infligeant des dégâts aux zones ciblées.

Entre-temps, UK Maritime Trade Operations, une agence maritime qui enquête sur les attaques de navires, a déclaré mardi soir avoir reçu une alerte concernant une explosion à 60 milles marins à l'ouest de Hodeidah, au cours de laquelle une roquette a été aperçue frappant le côté tribord d'un bateau naviguant en mer Rouge.

Les États-Unis, selon un haut responsable militaire américain, ont ciblé plus de 230 sites dans les régions du Yémen contrôlées par les Houthis, détruisant vraisemblablement des centaines d'armes houthies au cours des dernières semaines, et, avec les forces navales de leurs alliés, ont intercepté et détruit des dizaines de missiles et de drones houthis.

Dans un témoignage mardi devant la sous-commission sénatoriale des relations étrangères sur le Proche-Orient, l'Asie du Sud, l'Asie centrale et la lutte contre le terrorisme, Daniel Shapiro, secrétaire adjoint à la Défense pour la politique au Moyen-Orient, a déclaré que le ministère américain de la Défense était déterminé à défendre les civils, ainsi que les voies de navigation internationales, contre les attaques des Houthis.

Il a ajouté que les attaques avaient entravé la fourniture de l'aide humanitaire, en nourriture et en médicaments, au Yémen ainsi qu’à d'autres nations pauvres.

Depuis novembre, les Houthis, soutenus par l'Iran, ont tiré des centaines de drones et de missiles contre des navires commerciaux dans la mer Rouge, à Bab al-Mandab, et dans le golfe d'Aden, tout en déclarant également interdire à tout navire lié ou rattaché à Israël de passer dans les eaux maritimes internationales près du Yémen.

Les Houthis affirment vouloir forcer Israël à laisser entrer de la nourriture, de l’eau, ainsi que d’autres fournitures humanitaires essentielles dans la bande de Gaza.

Malgré les frappes aériennes et les appels locaux et internationaux à la désescalade en mer Rouge, les Houthis se sont engagés à poursuivre leurs attaques jusqu'à ce qu'Israël lève le blocus sur Gaza.

L’ambassade du Royaume-Uni au Yémen a averti mercredi que les attaques des Houthis contre des navires entraîneraient une catastrophe environnementale au large des côtes du Yémen, faisant ainsi référence au navire MV Rubymar, battant pavillon libanais, qui a provoqué une importante marée noire dans la mer Rouge après avoir été touché par des missiles houthis.

«En dépit d’années d'efforts internationaux pour éviter une situation critique avec le FSO SAFER, les Houthis menacent d'un autre désastre environnemental avec l'attaque irresponsable du MV Rubymar. Il y a ainsi un risque de fuites, qui pourraient se déverser dans la mer Rouge. Nous appelons les Houthis à arrêter leurs attaques», a déclaré l’ambassade sur X.

Le gouvernement yéménite a affirmé mardi à Arab News qu’il s’agissait d’une course contre la montre pour sauver le MV Rubymar, qui coulait avec une cargaison de 22 000 tonnes d’engrais, et qu’il cherchait l’aide de pays et de groupes de conservation pour ramener le navire à quai.

Parallèlement, le ministère de l'Intérieur du Yémen a indiqué avoir arrêté dix personnes qui prévoyaient d'enlever des étrangers et des responsables gouvernementaux dans la province de Mahra, à l’est du pays.

L'agence de presse officielle Saba a cité le ministre de l'Intérieur Ibrahim Haydan remerciant les responsables de la sécurité locale à Mahra pour avoir découvert dimanche une cellule «terroriste» de dix personnes, après les avoir suivies pendant des mois, ajoutant que les forces de sécurité avaient échangé des tirs avec les membres du groupe lorsqu'ils ont refusé de se rendre.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L'armée du Koweït dit faire face à des attaques de missiles et de drones

Le Koweït fait face jeudi à des attaques de missiles et de drones, a fait savoir l'armée de l'émirat, peu après l'annonce par les Etats-Unis de frappes contre le sud de l'Iran. (Reuters)
Le Koweït fait face jeudi à des attaques de missiles et de drones, a fait savoir l'armée de l'émirat, peu après l'annonce par les Etats-Unis de frappes contre le sud de l'Iran. (Reuters)
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  • Le Koweït fait face jeudi à des attaques de missiles et de drones, a fait savoir l'armée de l'émirat, peu après l'annonce par les Etats-Unis de frappes contre le sud de l'Iran
  • "Les défenses aériennes koweïtiennes repoussent actuellement des attaques menées par des missiles et des drones ennemis", a écrit l'armée koweïtienne sur le réseau social X

KOWEIT: Le Koweït fait face jeudi à des attaques de missiles et de drones, a fait savoir l'armée de l'émirat, peu après l'annonce par les Etats-Unis de frappes contre le sud de l'Iran.

"Les défenses aériennes koweïtiennes repoussent actuellement des attaques menées par des missiles et des drones ennemis", a écrit l'armée koweïtienne sur le réseau social X.


Israël bombarde Tyr après avoir déclaré «zone de combat» une vaste partie du sud du Liban

L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé la ville de Tyr, dans le sud du Liban, un jour après avoir averti qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani, à une quarantaine de kilomètres de la frontière. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé la ville de Tyr, dans le sud du Liban, un jour après avoir averti qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani, à une quarantaine de kilomètres de la frontière. (AFP)
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  • L'Agence nationale d'information (Ani) libanaise a rapporté deux séries de frappes jeudi matin sur la ville et une zone située à l'est de celle-ci, touchant un bâtiment et provoquant un incendie à Tyr
  • L'armée israélienne a également annoncé jeudi matin avoir intercepté une "cible aérienne suspecte" se dirigeant vers ses forces dans le sud du Liban

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé la ville de Tyr, dans le sud du Liban, un jour après avoir averti qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani, à une quarantaine de kilomètres de la frontière.

Après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de Tyr d'évacuer en prévision d'un "emploi de la force" à venir, l'armée israélienne a confirmé avoir "commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah dans la région de Tyr".

L'Agence nationale d'information (Ani) libanaise a rapporté deux séries de frappes jeudi matin sur la ville et une zone située à l'est de celle-ci, touchant un bâtiment et provoquant un incendie à Tyr.

L'armée israélienne a également annoncé jeudi matin avoir intercepté une "cible aérienne suspecte" se dirigeant vers ses forces dans le sud du Liban.

Israël intensifie ces derniers jours ses opérations terrestres et aériennes dans l'est et le sud du pays voisin, où le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah a fait état de combats "directs", en dépit du cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, mais que les deux parties s'accusent de violer.

Alors que de nombreux Libanais tentent de célébrer l'Aïd al-Adha, la grande fête musulmane, l'armée israélienne, a appelé tous les habitants qui se trouveraient dans le sud du Liban à évacuer vers la rive nord du Zahrani.

Cette escalade intervient juste avant une réunion militaire entre les deux pays prévue vendredi au Pentagone, et à l'approche de nouvelles sessions de négociations sous parrainage américain les 2 et 3 juin.

"Affrontements directs" 

Des combattants "se sont livrés à des affrontements directs avec les forces ennemies" mercredi à Zawtar el-Charqiyé, a annoncé de son côté le Hezbollah, faisant aussi état de trois attaques de drones contre des troupes dans le nord d'Israël.

Il a revendiqué depuis mardi des tirs et attaques de drone contre des forces israéliennes tentant de s'infiltrer dans cette localité, stratégique pour sa proximité avec Nabatiyé.

Zawtar el-Charqiyé se situe à la lisière de la "ligne jaune" délimitant la bande d'une dizaine de kilomètres dont l'armée israélienne a pris le contrôle dans le sud du Liban, y interdisant l'accès aux habitants et y menant de larges opérations de démolition.

L'armée israélienne avait déclaré mardi étendre ses opérations au sol au-delà de la "ligne jaune".

"Etendre l'autorité de l'Etat"  

Le Liban a été aspiré dans la guerre au Moyen-Orient quand le Hezbollah a rouvert le 2 mars un front contre Israël, en soutien à l'Iran après l'attaque israélo-américaine du 28 février.

Les frappes israéliennes ont tué 3.269 personnes depuis, selon un nouveau bilan mercredi du ministère de la Santé.

Parmi elles, au moins 31 ont été tuées mardi, dont au moins 15 habitants de Burj al-Shemali, près de Tyr, selon le maire de cette localité. Un photographe de l'AFP a vu mercredi des secouristes extraire un corps des décombres, tandis qu'une pelleteuse dégageait des amas de gravats.

Dans l'ouest de la Bekaa, la localité de Machghara qui abritait des centaines de familles déplacées est désormais déserte après plusieurs jours de bombardements israéliens.

Son maire, Iskandar Barakeh, fait part à l'AFP de sa crainte de voir la région, par où transitent combattants et matériel du Hezbollah, "se transformer en arrière-front".

La délégation militaire dirigée par le général Georges Rizkallah qui doit rencontrer vendredi des militaires israéliens "insistera sur la nécessité de mettre fin aux hostilités et présentera le plan de l'armée visant à restreindre les armes du Hezbollah et étendre l'autorité de l'Etat sur le territoire libanais", a indiqué une source militaire à l'AFP.

 


Liban: l'armée israélienne déclare que toute la zone au sud du fleuve Zahrani est une «zone de combat»

Une capture d'écran montre des habitants quittant Tyr en voiture après que l'armée israélienne a lancé mercredi un avis d'évacuation à l'intention de cette ville côtière du sud du Liban et des zones environnantes, indiquant qu'elle s'apprêtait à frapper des cibles du Hezbollah dans la région. (X/@SawtBeirut)
Une capture d'écran montre des habitants quittant Tyr en voiture après que l'armée israélienne a lancé mercredi un avis d'évacuation à l'intention de cette ville côtière du sud du Liban et des zones environnantes, indiquant qu'elle s'apprêtait à frapper des cibles du Hezbollah dans la région. (X/@SawtBeirut)
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  • L'armée israélienne a averti mercredi soir qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais situé au sud du Zahrani, fleuve s'écoulant à une quarantaine de kilomètres de la frontière entre Israël et le Liban
  • "A la lumière des violations répétées des termes du cessez-le-feu par le Hezbollah terroriste, [l'armée israélienne] va agir contre lui avec une très grande force", a prévenu l'officier

JERUSALEM: L'armée israélienne a averti mercredi soir qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais situé au sud du Zahrani, fleuve s'écoulant à une quarantaine de kilomètres de la frontière entre Israël et le Liban.

Dans un message sur les réseaux sociaux semblant acter la fin du cessez-le-feu plus que précaire entre Israël et le mouvement islamiste libanais Hezbollah, le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l'armée israélienne a appelé tous les habitants qui se trouveraient dans cette région à évacuer vers la rive nord du Zahrani.

"A la lumière des violations répétées des termes du cessez-le-feu par le Hezbollah terroriste, [l'armée israélienne] va agir contre lui avec une très grande force", a prévenu l'officier.

"Au Liban, nous intensifions nos opérations afin de porter des coups toujours plus sévères à l'organisation Hezbollah", a déclaré de son côté le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée israélienne, lors d'une cérémonie de réception d'un nouvel avion ravitailleur pour l'armée de l'Air.

"Cette mission est conduite de manière méthodique, sur tous les fronts — dans les airs comme au sol — avec responsabilité et détermination, face à un ennemi affaibli et durement éprouvé", a-t-il dit selon une vidéo de la cérémonie diffusée par le service de presse de l'armée.

"Le Hezbollah déploie contre nous une large gamme de menaces, notamment celle des drones" explosifs, a-t-il ajouté promettant de poursuivre "sans relâche [les] efforts [pour infliger] à l'ennemi un coût élevé, tant sur la ligne de front qu'en profondeur".