Qu’est-ce que le Conseil de coopération du Golfe ?

Le centre consacré aux médias à AlUla, le 5 janvier 2021. (AFP).
Le centre consacré aux médias à AlUla, le 5 janvier 2021. (AFP).
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Qu’est-ce que le Conseil de coopération du Golfe ?

  • Ce partenariat stratégique a pour mission d’assurer une coordination, une meilleure intégration ainsi qu’une interconnexion des économies, des peuples, des lois, des régulations et des progrès scientifiques et militaires
  • Les États ont par ailleurs signé un accord de défense, et disposent d’une force militaire de dissuasion : les troupes du «Bouclier de la péninsule»

PARIS: C’est en 1981, plus précisément le 25 mai, que le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a vu le jour à Riyad, sous l'impulsion de l'Arabie saoudite.

Cette organisation régionale, dont le sommet aura lieu aujourd’hui même, a pour vocation de mettre en avant les relations privilégiées nouées entre l’Arabie saoudite, le Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar et les Émirats arabes unis. Ces pays voisins jouissent de traits culturels communs et d’aspirations économiques similaires. Il s’agit en effet de territoires riches en hydrocarbures, ayant l’arabe pour langue officielle et l’islam comme religion d’État.

Face à la défiance de l’Iran et à l’instabilité sévissant dans la région moyen-orientale, les pétromonarchies ont donc décidé d’allier leurs forces.

Ce partenariat stratégique a ainsi pour mission d’assurer une coordination, une meilleure intégration ainsi qu’une interconnexion des économies, des peuples, des lois, des régulations et des progrès scientifiques et militaires.

Organisation et prise de décisions

À la tête de cette organisation interétatique se trouvent: un Conseil suprême piloté par les 6 chefs d’État des monarchies membres, un Conseil des ministres des Affaires étrangères, une Commission de règlement des différends et un secrétariat général siégeant au cœur de la capitale saoudienne.

  • Le Conseil suprême, présidé à tour de rôle par chaque État membre, se réunit une fois par an dans le cadre de «sessions ordinaires». Toutefois, les chefs d’État peuvent convoquer leurs pairs dans le cadre de procédures d'urgence. Ce Conseil suprême vote la politique générale du CCG et ratifie les recommandations qui lui sont présentées par le secrétariat général ou le Conseil ministériel.
  • Le Conseil ministériel est composé des ministres des Affaires étrangères des pays fondateurs, qui se réunissent une fois tous les trois mois. Il leur est également possible d’ordonner des sessions d'urgence. Les ministres ont pour mission de mettre en place une feuille de route politique par le biais de recommandations multisectorielles.
  • Le secrétariat général, dirigé par un secrétaire général nommé par le Conseil suprême pour un mandat de trois ans, rédige les rapports et s’occupe de la gestion des comptes et du budget du CCG. De plus, il rédige les règles et aide les États membres dans la mise en œuvre des décisions adoptées.

Ces principales entités sont régies par une Constitution visant l’unité des peuples arabes, via un travail commun et continu au niveau des affaires économiques, sociales et culturelles.

Projets

Dans un souci de cohésion, avec une population de 50 millions d’habitants, le CCG a mis en place le «Marché commun du Golfe» le 1er janvier 2008, ainsi que le «Fonds du golfe Arabique pour le développement». La création d’une union monétaire et d'une banque centrale régionale efficaces font partie des objectifs à long terme du CCG.

Les États ont par ailleurs signé un accord de défense, et disposent d’une force militaire de dissuasion: les troupes du «Bouclier de la péninsule». La région étant la cible d’attaques terroristes, en 2004, un partenariat a été signé afin d’assurer le partage en toute transparence du renseignement et de l’information.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.