Appels à une enquête après des tirs israéliens lors d'une distribution d'aide à Gaza

Au moins 115 Palestiniens ont été tués et plus de 750 autres blessés jeudi après que les troupes israéliennes ont ouvert le feu alors que des foules immenses se précipitaient pour retirer les marchandises d'un convoi humanitaire (Reuters).
Au moins 115 Palestiniens ont été tués et plus de 750 autres blessés jeudi après que les troupes israéliennes ont ouvert le feu alors que des foules immenses se précipitaient pour retirer les marchandises d'un convoi humanitaire (Reuters).
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Publié le Samedi 02 mars 2024

Appels à une enquête après des tirs israéliens lors d'une distribution d'aide à Gaza

  • Selon l'ONU, 2,2 millions de personnes, soit l'immense majorité de la population, sont menacées de famine à Gaza
  • Les cargaisons, soumises au feu vert d'Israël qui impose un blocus à la bande de Gaza depuis que le mouvement islamiste y a pris le pouvoir en 2007, n'arrivent qu'en quantité très limitée, principalement depuis l'Egypte via Rafah

TERRITOIRES PALESTINIENS: La communauté internationale a réclamé vendredi un cessez-le-feu à Gaza et une enquête après des tirs israéliens et une bousculade pendant une distribution d'aide humanitaire qui a tourné à la tragédie jeudi, faisant plus de 110 morts, selon le Hamas, dans le territoire palestinien menacé de famine.

Selon l'ONU, 2,2 millions de personnes, soit l'immense majorité de la population, sont menacées de famine à Gaza, en particulier dans le nord où les destructions, les combats et les pillages rendent presque impossible l'acheminement de l'aide.

Les cargaisons, soumises au feu vert d'Israël qui impose un blocus à la bande de Gaza depuis que le mouvement islamiste y a pris le pouvoir en 2007, n'arrivent qu'en quantité très limitée, principalement depuis l'Egypte via Rafah.

Une famine "est quasiment inévitable, si rien ne change", a de nouveau averti vendredi le porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), Jens Laerke.

"Nous allons insister auprès d'Israël pour qu'il facilite l'entrée de davantage de camions et qu'il augmente les voies d'accès à Gaza (...) Il n'y a vraiment pas assez d'aide qui arrive à Gaza", a déclaré Joe Biden.

Plusieurs pays ont déjà largué des cargaisons d'aide, dont la Jordanie avec le soutien de plusieurs pays dont la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, ainsi que l'Egypte qui a fait décoller plusieurs avions jeudi.

La guerre et les pénuries ont notamment mis à genoux le système de santé. Le ministère de la Santé du Hamas a affirmé vendredi que quatre enfants étaient morts de "malnutrition et de déshydratation" à l'hôpital Kamal Adwan, dans le nord de la bande de Gaza.

Nouveaux raids israéliens

Vendredi, des dizaines de frappes ont ciblé notamment Khan Younès et Rafah dans le sud, selon le gouvernement du Hamas. Des combats au sol se poursuivent à Gaza-ville ainsi qu'à Khan Younès.

La tragédie de jeudi porte un coup aux efforts des pays médiateurs, qui avaient espéré une trêve pendant le ramadan, qui commence le soir du 10 ou le 11 mars.

Le Qatar, les Etats-Unis et l'Egypte tentent depuis des semaines d'arracher aux deux camps un compromis qui rendrait possible une trêve associée à de nouvelles libérations d'otages, mais aucune avancée concrète n'a été annoncée jusqu'à présent.

Le Hamas réclame notamment un cessez-le-feu définitif avant tout accord sur la libération des otages, ainsi que la levée du blocus israélien et l'entrée d'une aide humanitaire accrue.

Israël répète de son côté qu'une trêve devrait être accompagnée de la libération de tous les otages et ne signifierait pas la fin de la guerre, promettant que celle-ci se poursuivra jusqu'à l'élimination totale du Hamas.

Afin de vaincre le mouvement islamiste dans son "dernier bastion", Benjamin Netanyahu a annoncé une prochaine offensive terrestre sur Rafah, à l'extrême sud du territoire, où sont massés près d'un million et demi de Palestiniens, selon l'ONU, piégés contre la frontière fermée avec l'Egypte.

Le Premier ministre a affirmé qu'une éventuelle trêve ne ferait que "retarder" une telle offensive sur la ville, bombardée quotidiennement par Israël.

Le Nicaragua accuse devant la CIJ l’Allemagne de faciliter le «génocide» à Gaza

Le Nicaragua a accusé vendredi l’Allemagne devant la plus haute juridiction de l'ONU de faciliter un "génocide" dans la bande de Gaza en soutenant Israël et en cessant de financer l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).

Ce pays d'Amérique centrale a déposé une requête contre l’Allemagne "en raison de ses manquements supposés aux obligations découlant de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide", a déclaré la Cour internationale de Justice (CIJ) dans un communiqué.

L’Afrique du Sud avait en décembre déjà saisi la CIJ en soutenant que les opérations d'Israël à Gaza s'apparentaient à une violation de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.

La cour, basée à La Haye, doit encore se prononcer sur ce point, mais le 26 janvier elle avait ordonné à Israël de prévenir tout éventuel acte de génocide et de permettre l'accès de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza.

Le Nicaragua avance, selon la CIJ, qu'il existe "un risque reconnu de génocide du peuple palestinien et, avant tout, de la population de la bande de Gaza".

L’Allemagne, en fournissant un appui politique, financier et militaire à Israël et en cessant de financer l’Unrwa, "facilite ce génocide et, en tout état de cause, a manqué à son obligation de faire tout son possible pour l'empêcher".


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.