MM. Aboul Gheit et Mekdad dénoncent la politique du «deux poids, deux mesures» dans la relation avec Israël

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, assiste à la session ordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes au siège de la Ligue arabe au Caire, en Égypte, le mercredi 6 mars 2024. (Photo AP)
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, assiste à la session ordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes au siège de la Ligue arabe au Caire, en Égypte, le mercredi 6 mars 2024. (Photo AP)
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Publié le Jeudi 07 mars 2024

MM. Aboul Gheit et Mekdad dénoncent la politique du «deux poids, deux mesures» dans la relation avec Israël

  • La réunion a mis en lumière «l’inaptitude mondiale à mettre un terme aux massacres quotidiens à Gaza»
  • Le chef du bloc arabe a mis l’accent sur le consensus entre les pays arabes quant à la préservation de la souveraineté de la Syrie et à l’intégrité de son territoire national

LE CAIRE: Mercredi dernier, les discussions entre le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, et le ministre syrien des Affaires étrangères, Faisal Mekdad, ont porté sur l’agression israélienne contre les civils dans la bande de Gaza.

M. Aboul Gheit a reçu M. Mekdad au siège du secrétariat général de la Ligue des États arabes.

La réunion a mis en lumière «l’inaptitude mondiale à mettre un terme aux massacres quotidiens à Gaza, révélant la politique du “deux poids, deux mesures” dans les pays décideurs qui continuent de couvrir la politique d’Israël malgré la brutalité évidente et la violation des normes fondamentales d’humanité et de moralité», a estimé Jamal Rushdi, porte-parole du chef de la Ligue arabe.

Le chef du bloc arabe a mis l’accent sur le consensus entre les pays arabes au sujet de la préservation de la souveraineté de la Syrie, à l’intégrité de son territoire national et au retrait des forces étrangères illégales de ses terres.

Par ailleurs, M. Aboul Gheit a reçu Mohamed Ali Omar, ministre somalien des Affaires étrangères par intérim. Le secrétaire général de la Ligue arabe a réitéré le soutien du bloc pour la Somalie, a souligné M. Rushdi.

«La Ligue des États arabes soutient la Somalie dans la défense de sa souveraineté et de son intégrité territoriale, tout en rejetant le mémorandum d’accord signé entre l’Éthiopie et la région du Somaliland au mois de janvier dernier», a précisé M. Aboul Gheit.

Les deux parties ont discuté des moyens et des procédures pour mettre en œuvre la résolution no 8988 du Conseil de la Ligue, en date du 17 janvier, qui concerne le soutien à la Somalie face à l’attaque contre sa souveraineté et son intégrité territoriale.

L’Éthiopie a signé en janvier dernier un accord qui lui accorde un accès naval et commercial à un port situé sur la côte du Somaliland en échange de la reconnaissance de l’indépendance de la région séparatiste.

En janvier dernier, lors d’une rencontre en Égypte avec le président somalien, Hassan Cheikh Mohamoud, M. Aboul Gheit avait qualifié de sans effet et d’inacceptable un protocole d’accord signé entre l’Éthiopie et la région du Somaliland.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.