Algérie: l'opposant Karim Tabbou condamné à six mois de prison avec sursis

Karim Tabbou, l'une des figures les plus importantes, sinon la plus connue du "Hirak", fait un geste à sa sortie de prison le 2 juillet 2020, à l'extérieur de la prison de Kolea, près de la ville de Tipasa, à 70 km à l'ouest de la capitale Alger. (AFP).
Karim Tabbou, l'une des figures les plus importantes, sinon la plus connue du "Hirak", fait un geste à sa sortie de prison le 2 juillet 2020, à l'extérieur de la prison de Kolea, près de la ville de Tipasa, à 70 km à l'ouest de la capitale Alger. (AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 14 mars 2024

Algérie: l'opposant Karim Tabbou condamné à six mois de prison avec sursis

  • Karim Tabbou, 49 ans, a été condamné par le tribunal de Bir Mourad Rais à "6 mois de prison avec sursis et à 50.000 dinars (340 euros) d'amende" pour avoir appelé à des manifestations non autorisées
  • Il a été reconnu coupable d'"incitation à attroupement non armé, outrage à fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions et diffamation", selon le Comité national pour la Libération des détenus (CNLD)

ALGERIE: L'opposant algérien Karim Tabbou a été condamné mercredi par un tribunal d'Alger à six mois de prison avec sursis notamment pour "incitation à attroupement non armé" et "diffamation", a indiqué une ONG de défense des droits.

Karim Tabbou, 49 ans, a été condamné par le tribunal de Bir Mourad Rais à "6 mois de prison avec sursis et à 50.000 dinars (340 euros) d'amende" pour avoir appelé à des manifestations non autorisées.

Il a été reconnu coupable d'"incitation à attroupement non armé, outrage à fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions et diffamation", selon le Comité national pour la Libération des détenus (CNLD).

M. Tabbou a en revanche été relaxé d'autres chefs d'inculpation qui pesaient sur lui, dont l'"atteinte au respect dû aux morts", "atteinte à l'intégrité du territoire national" et "mise à la disposition du public d'enregistrements et de photos sans l'autorisation du concerné", selon le CNLD.

Le parquet avait requis une année de prison ferme et 100.000 dinars (680 euros) d'amende, selon le CNLD

Chef d'un parti d'opposition non agréé par les autorités, l'Union démocratique et sociale (UDS), Karim Tabbou est l'un des visages les plus connu du mouvement de protestation pro-démocratie du Hirak, marqué par d'importantes manifestations de février 2019 jusqu'à début 2020.

M. Tabbou avait purgé une peine d'un an de prison après avoir été condamné en mars 2020 pour "atteinte à la sûreté nationale", en raison d'une vidéo sur le compte Facebook de son parti critiquant l'ingérence de l'armée dans les affaires politiques.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Short Url
  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Short Url
  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
Short Url
  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com