Koweït: Zain diffuse un spot publicitaire sur la crise humanitaire à Gaza pour le ramadan

Capture d’écran de la publicité de Zain pour le ramadan montrant de jeunes acteurs incarnant des victimes de la guerre de Gaza et parlant de leurs droits au cours de ce qui semble être une session du Conseil de sécurité de l’ONU. (Photo AN)
Capture d’écran de la publicité de Zain pour le ramadan montrant de jeunes acteurs incarnant des victimes de la guerre de Gaza et parlant de leurs droits au cours de ce qui semble être une session du Conseil de sécurité de l’ONU. (Photo AN)
Capture d’écran de la publicité de Zain pour le ramadan montrant de jeunes acteurs incarnant des victimes de la guerre de Gaza et parlant de leurs droits au cours de ce qui semble être une session du Conseil de sécurité de l’ONU. (Photo AN)
Capture d’écran de la publicité de Zain pour le ramadan montrant de jeunes acteurs incarnant des victimes de la guerre de Gaza et parlant de leurs droits au cours de ce qui semble être une session du Conseil de sécurité de l’ONU. (Photo AN)
Capture d’écran de la publicité de Zain pour le ramadan montrant de jeunes acteurs incarnant des victimes de la guerre de Gaza et parlant de leurs droits au cours de ce qui semble être une session du Conseil de sécurité de l’ONU. (Photo AN)
Capture d’écran de la publicité de Zain pour le ramadan montrant de jeunes acteurs incarnant des victimes de la guerre de Gaza et parlant de leurs droits au cours de ce qui semble être une session du Conseil de sécurité de l’ONU. (Photo AN)
Dans cette capture d’écran de la publicité de Zain pour le ramadan, on voit le petit Handala lancer un appel aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’ils agissent résolument dans le conflit de Gaza. (Photo AN)
Dans cette capture d’écran de la publicité de Zain pour le ramadan, on voit le petit Handala lancer un appel aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’ils agissent résolument dans le conflit de Gaza. (Photo AN)
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Publié le Vendredi 15 mars 2024

Koweït: Zain diffuse un spot publicitaire sur la crise humanitaire à Gaza pour le ramadan

  • Les enfants figurant dans le spot publicitaire demandent au Conseil de sécurité de l’ONU: «M’entendez-vous maintenant?»
  • «J’ai été submergé par l’émotion; c’est la créativité dans toute sa splendeur», a écrit un internaute

LONDRES: Cette année, le géant koweïtien des télécommunications, Zain, a consacré sa publicité pour le ramadan aux souffrances des enfants palestiniens à Gaza, braquant les projecteurs sur la crise humanitaire actuelle. 

Le clip a amassé plus de 2,5 millions de vues sur YouTube depuis sa diffusion en début de semaine. 

La vidéo commence avec de jeunes acteurs incarnant des victimes de la guerre et parlant de leurs droits au cours de ce qui semble être une session du Conseil de sécurité de l’ONU. 

Les jeunes voix racontent les souffrances infligées par les veto que les États-Unis ont mis à plusieurs reprises aux résolutions visant à mettre fin au conflit, soulignant l’importance vitale d’amplifier les voix des enfants dans des situations aussi critiques. 

«Lorsque les adultes garderont le silence, ce sont les enfants qui plaideront, et si la balance politique penche d’un côté, c’est la justice populaire qui prévaudra», affirment les paroles d’une chanson qui apparaissent à l’écran. 

La vidéo comprend des témoignages émouvants des familles des enfants Rim et Youssef, qui ont été tués lors de frappes aériennes israéliennes. Par ailleurs, la vidéo déplore l’inaction de la communauté internationale et elle exhorte les médias à mettre fin à l’exploitation des images de la dévastation de Gaza et des souffrances de ses enfants. 

La scène des enfants tapant sur des pots et des bols vides symbolise la faim et la détresse à Gaza causées par l’insuffisance de l’aide humanitaire. 

Les enfants disent «Shtok» aux dirigeants, ce qui se traduit par «Taisez-vous» en hébreu. «M’entendez-vous maintenant?», poursuivent-ils. 

Ce spot publicitaire rappelle de manière percutante la lutte constante de la communauté palestinienne pour obtenir une représentation et une sécurité dans un contexte marqué par la violence. Il transmet un message de résilience et d'espoir, exprimant le désir d'une justice à venir. 

Selon des données récentes du ministère de la Santé de Gaza, plus de trente mille personnes, dont un grand nombre d’enfants, ont perdu la vie dans la bande de Gaza depuis le début des violences en octobre. 

Les internautes ont rapidement salué l’audace et l’impact du spot publicitaire, le qualifiant de «représentation émouvante du conflit en cours et d’expression poignante de la solidarité avec le peuple palestinien». 

«J’ai été submergé par l’émotion», a écrit un internaute. «C’est la créativité dans toute sa splendeur.» 

Le spot publicitaire présente également le symbole national Handala, créé par le dessinateur palestinien Naji al-Ali, qui représente la souffrance du peuple et sert de protestation silencieuse contre l’indifférence du monde. 

Alors que Handala disparaît au loin, accompagné des mots «je reviendrai, aucune terre ne vous appartient, aucun destin ne vous est promis», le spot publicitaire se termine par une demande solennelle à la communauté internationale de redoubler d’efforts pour mettre fin au conflit et faciliter le retour des Palestiniens dans leur pays d’origine. 

Les publicités de Zain pour le ramadan sont très attendues chaque année, car elles abordent souvent des questions sociales sensibles avec grâce et sincérité. Ses publicités précédentes ont suscité des débats à l’échelle mondiale, l’engagement de Zain à lutter contre l’extrémisme et les crises de réfugiés par le biais d’une narration convaincante ayant suscité à la fois des éloges et des critiques. 

Contrairement aux campagnes précédentes destinées aux enfants, les publicités récentes de Zain ont changé d’orientation pour trouver un écho plus profond auprès du public adulte, tout en maintenant leur engagement à sensibiliser et à favoriser le dialogue sur les questions humanitaires urgentes. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Nouvel embrasement au Liban: quatre soldats israéliens tués, « tout le Liban doit brûler» estime Ben Gvir 

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
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  • "Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé
  • Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI)

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

Il s'agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce lundi d'un protocole irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban, où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

"Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.

Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

D'autres frappes israéliennes ont visé la région de Baalbek dans l'est du pays, relativement épargnée depuis le début du conflit le 2 mars.

De nombreux habitants ont fui le sud après ces raids, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Des voitures bondées, avec matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Tout le Liban doit brûler" 

L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir frappé des infrastructures du Hezbollah en riposte à la mort de ces soldats, dont le char a été touché peu après minuit dans la zone de Kfar Tebnit, près de Nabatiyé.

Les correspondants militaires des médias israéliens évoquent l'impact d'"un missile ou d'un drone".

"Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat" dans le sud du Liban avec "trois autres soldats" dont les noms seront publiés ultérieurement, a précisé l'armée. Elle dénonce les "violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah", qui "continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens".

"Tout le Liban doit brûler", a réagi de son côté le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue", a-t-il ajouté. "Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme".

"Il faut faire parler le feu (...) Ouvrir les portes de l'enfer", a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d'Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs "de roquettes et d'obus de mortier".

Il avait affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d'affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.

 

 

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".