Egypte: un incendie ravage un des plus anciens studios de cinéma dans le monde arabe

Un incendie au Caire a détruit l'une des plus prestigieuses et des plus anciennes maisons de production cinématographique du monde arabe, fondée il y a 80 ans (X/@MouradTeyeb).
Un incendie au Caire a détruit l'une des plus prestigieuses et des plus anciennes maisons de production cinématographique du monde arabe, fondée il y a 80 ans (X/@MouradTeyeb).
Un incendie au Caire a détruit l'une des plus prestigieuses et des plus anciennes maisons de production cinématographique du monde arabe, fondée il y a 80 ans (X/@MouradTeyeb).
Un incendie au Caire a détruit l'une des plus prestigieuses et des plus anciennes maisons de production cinématographique du monde arabe, fondée il y a 80 ans (X/@MouradTeyeb).
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Publié le Dimanche 17 mars 2024

Egypte: un incendie ravage un des plus anciens studios de cinéma dans le monde arabe

  • Les flammes ont envahi le studio Al-Ahram dans le quartier de Gizeh au Caire, brûlant tout ce qui se trouvait à l'intérieur et se propageant à trois bâtiments environnants
  • Les médias locaux ont rapporté que l'incendie était survenu 24 heures après la fin du tournage d'une série télévisée sur le Ramadan

LE CAIRE : Un incendie au Caire a détruit l'une des plus prestigieuses et des plus anciennes maisons de production cinématographique du monde arabe, fondée il y a 80 ans.

Les flammes ont envahi le studio Al-Ahram, dans le quartier de Giseh, au Caire, brûlant tout ce qui se trouvait à l'intérieur et se propageant à trois bâtiments voisins, qui ont été évacués avant que le feu ne les atteigne.

Les habitants des immeubles voisins dormaient encore à même le sol dans les rues avoisinantes à l'aube du samedi.

Des sources de sécurité ont déclaré qu'il n'y avait pas de morts, mais que certaines personnes souffrant d'inhalation de fumée avaient été traitées sur place.

Les médias locaux ont rapporté que l'incendie s'est déclaré 24 heures après la fin du tournage d'une émission télévisée sur le Ramadan.

La cause de l'incendie est encore inconnue, et les pompiers ont mis plus de six heures pour l'éteindre, selon les sources de sécurité.

Yousif Mohammed, un voisin qui a été témoin de l'incendie, a déclaré à l'AFP que les flammes « avaient atteint les bâtiments environnants avant l'arrivée des camions de pompiers ».

« Personne ne sait ce qui s'est réellement passé pour provoquer l'incendie », a-t-il ajouté.

L'incendie s'est déclaré après que l'équipe de production de la série « El-Moallem », avec la star égyptienne Mustafa Shaban, a terminé une journée de tournage normale.

Le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly, accompagné de plusieurs hauts fonctionnaires et ministres, s'est précipité sur le site pour superviser les efforts de lutte contre l'incendie, évaluer les dégâts et accélérer le processus d'indemnisation.

Un communiqué officiel indique que le Premier ministre et ses collègues ont visité le site et les immeubles résidentiels touchés.

Ils ont été informés de la situation par le gouverneur de Gizeh, qui a déclaré que l'incendie avait considérablement endommagé les façades de sept bâtiments.

Le communiqué ajoute que le Premier ministre a ordonné la formation urgente d'un comité chargé de préparer des estimations sur le temps et le coût de la restauration des bâtiments dans l'état où ils se trouvaient avant l'incendie.

Il a annoncé l'octroi d'une indemnité aux familles touchées pour couvrir le loyer jusqu'à ce que les bâtiments soient remis dans leur état d'origine.

Un résident local a déclaré à Arab News qu'une femme a vu les flammes dans le studio et essayé d'appeler le gardien du studio et d'autres personnes à l'aide, mais avant qu'une action puisse être entreprise, le feu avait envahi tout le studio et s'était propagé aux appartements résidentiels voisins.

Le témoin a ajouté : « Ce qui s'est passé, c'est que les personnes qui filmaient à l'intérieur du studio tournaient une scène avec des fusées éclairantes, mais comme nous le savons, le studio est entièrement fait de bois, et je suppose que les fusées éclairantes ont déclenché un petit feu sur le bois qui a pris rapidement de l'ampleur ».

Les forces de sécurité ont évacué un certain nombre de travailleurs et de techniciens du studio après l'incendie.

Le studio Al-Ahram a été fondé en 1944 et construit sur une surface de 27 000 m² comprenant trois scènes de production, une salle de projection et une salle de montage.

De nombreux films et séries télévisées égyptiens y ont été produits.

Dans les années 1950, l'Égypte était le troisième producteur de films au monde.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

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  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.


Dans le sud du Liban, Israël accusé d'incendier terres agricoles et forêts

Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays. (AFP)
Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays. (AFP)
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  • En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi
  • La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée

BEYROUTH: Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays.

Depuis la limite de la zone occupée par Israël dans le sud du pays, Haïdar Qoteich a vu les champs et les vergers de son village de Houla, tenu par l'armée israélienne et situé à cinq kilomètres de là, disparaître dans les flammes.

"Ils ont tout brûlé (..) les champs du village sont tout noirs", affirme à l'AFP ce père de quatre enfants, âgé de 36 ans, joint par téléphone.

Selon les autorités libanaises, plus de 16.000 hectares ont été brûlés depuis le début des hostilités entre le mouvement pro-iranien Hezbollah et Israël en octobre 2023, marquées par un cessez-le-feu en novembre 2024 avant une reprise des affrontements début mars, et une accalmie relative ces dernières semaines.

En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi.

La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée.

Incendies "systématiques" 

Les feux résultent de frappes israéliennes, de "bombes explosives et de drones", indique à l'AFP Hussein Fakih, directeur de la Défense civile à Nabatiyé, la capitale du gouvernorat. Il fait aussi état de "bombes au phosphore et bombes à sous-munitions pour déclencher" les incendies.

Ses équipes, qui n'ont pas accès aux zones occupées, ont recensé en juillet et en août des incendies à la lisière de ces secteurs.

Des responsables libanais, des ONG et des habitants dénoncent une "politique de la terre brûlée" pratiquée par Israël qui cherche à éloigner les combattants du Hezbollah de la frontière.

Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir "conscience de l’impact environnemental potentiel de ses activités dans la région" et assure prendre "des mesures de précaution pour réduire les dommages causés aux civils et à l’environnement".

Aux confins du village de Kfar Chouba, jouxtant la zone occupée, un incendie s'est déclaré le 5 août "à la suite de tirs des forces israéliennes", rapporte le maire, Kassim Al-Kadri. Le feu a ravagé une zone forestière d’environ 2 km².

Il a fallu, selon le maire, deux jours pour le maîtriser avec des moyens rudimentaires, la défense civile n'ayant obtenu que le lendemain une autorisation d'accès de la part d'Israël. "Le feu avait tout ravagé", déplore-t-il.

Au siège du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), à Beyrouth, des images satellitaires projetées sur écran géant montrent des vergers et forêts avant et après leur disparition depuis 2023, sous l’effet des incendies et du défrichement, y compris l'arrachement d'oliviers centenaires.

Des photos de Khiam, bourgade occupée, montrent ainsi des étendues verdoyantes avant 2024 transformées en terres arides.

Le CNRS a recensé la destruction par le feu d'environ 8.500 hectares au cours de la guerre précédente (octobre 2023-novembre 2024) et de 7.500 hectares au cours de la dernière.

Le secrétaire général du CNRS, Chadi Abdallah, accuse Israël "d'incendier de manière systématique" ces zones.

"Ecocide" 

"Cela montre qu’ils cherchent à créer un espace dépourvu d’habitations, de constructions et de toute forme de vie" pour empêcher tout retour des habitants, affirme-t-il, en parlant de la majorité des personnes résidant dans les villages frontaliers qui ont dû fuir les bombardements israéliens.

Il souligne que 350 hectares ont été incendiés entre la date de signature d'un accord-cadre entre le Liban et Israël en juin et le 13 août.

L'agence de presse officielle libanaise ANI fait état régulièrement d'opérations de démolitions et explosions déclenchées par Israël dans le sud. Et le Liban a plusieurs fois dénoncé des destructions "systématiques" dans cette région.

Dans le village de Zawtar el-Charqiyé, l’armée israélienne a en outre déraciné 600 oliviers en août, selon l'ANI.

L’association "Les Verts du Sud", qui documente les dégâts environnementaux dans cette région, a accusé Israël de mettre le feu "aux maisons, forêts, bois et terrains agricoles", et notamment à une réserve naturelle située à Wadi Slouqi.

La ministre libanaise de l’Environnement, Tamara el-Zein, avait déjà dénoncé un "écocide" dans le sud, et des incendies "délibérés".

De Chaqra, où il a trouvé refuge, Haïdar Qoteich contemple les plaines incendiées de son village. "Il faut toute une vie pour reboiser un village devenu un désert", soupire-t-il.

 


Le haut-représentant du «Conseil de paix» pour Gaza met en garde contre un «point de non-retour»

Des Palestiniens observent un entrepôt d'aide alimentaire endommagé lors d'une frappe aérienne israélienne qui visait une maison voisine à Deir Al-Balah, au centre de la bande de Gaza, mercredi 26 août 2026. (AP)
Des Palestiniens observent un entrepôt d'aide alimentaire endommagé lors d'une frappe aérienne israélienne qui visait une maison voisine à Deir Al-Balah, au centre de la bande de Gaza, mercredi 26 août 2026. (AP)
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  • "Chaque recours à la force qui ne répond pas à une menace imminente, et chaque incident pour lequel le mécanisme de coordination n'a pas été sollicité, coûtent à ce processus quelque chose qu’il sera très difficile de regagner"
  • Il a également regretté que le Hamas poursuive de son côté les entorses au cessez-le-feu

NATIONS-UNIES: Le haut-représentant du "Conseil de paix" pour Gaza, Nikolaï Mladenov, a mis en garde mercredi contre un "point de non-retour" en cas d'échec du plan de paix pour le territoire palestinien, actuellement dans l'impasse.

"Gaza n'a plus les moyens de supporter une nouvelle catastrophe. Si le cessez-le-feu s'effondre et que la bande replonge dans une nouvelle escalade généralisée, il n'y aura plus de feuille de route sur laquelle revenir, plus d'administration à déployer et plus rien sur le terrain à reconstruire", a-t-il déclaré devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

Les Etats-Unis ont fait approuver par le Hamas fin juillet une feuille de route prévoyant son désarmement et le retrait de l'armée israélienne, qui occupe plus de 60% de la bande de Gaza.

Mais Israël a rejeté le texte, exigeant un désarmement total et vérifiable du Hamas.

La poursuite des frappes israéliennes fait peser un risque pour le cessez-le-feu, a estimé Nikolaï Mladenov.

"Chaque recours à la force qui ne répond pas à une menace imminente, et chaque incident pour lequel le mécanisme de coordination n'a pas été sollicité, coûtent à ce processus quelque chose qu’il sera très difficile de regagner", a-t-il dit.

Il a également regretté que le Hamas poursuive de son côté les entorses au cessez-le-feu.

"Chaque arme encore portée, chaque tunnel dont les travaux se poursuivent et chaque convoi encore entravé fait reculer le processus et fournit un argument à ceux qui veulent reprendre la guerre", a déclaré Nikolaï Mladenov.

"Et comme l'expérience l'a montré, ce sont les civils palestiniens, les femmes et les enfants, qui en subiront les conséquences", a-t-il conclu.