Frankly Speaking: l’attaque du 7 octobre a-t-elle accéléré la reconnaissance de la Palestine?

Riyad Mansour, ’observateur permanent de l’État de Palestine auprès de l’ONU. (AFP).
Riyad Mansour, ’observateur permanent de l’État de Palestine auprès de l’ONU. (AFP).
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Publié le Lundi 18 mars 2024

Frankly Speaking: l’attaque du 7 octobre a-t-elle accéléré la reconnaissance de la Palestine?

  • Les tentatives répétées pour obtenir un cessez-le-feu ont échoué depuis le début du conflit
  • Même les efforts du Conseil de sécurité de l’ONU pour exiger symboliquement l’arrêt immédiat des combats ont échoué après que les États-Unis ont utilisé leur droit de veto

DUBAÏ: Les déclarations des dirigeants occidentaux indiquent que la Palestine est désormais plus proche d’une adhésion à part entière à l’ONU qu’elle ne l’était avant l’attaque menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre qui a déclenché la guerre en cours à Gaza, selon Riyad Mansour, l’observateur permanent de l’État de Palestine auprès de l’ONU.

Ces dernières semaines, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, et le ministre britannique des Affaires étrangères, David Cameron, ont évoqué à maintes reprises les voies vers la mise en place d’un État palestinien, même si les députés israéliens semblent déterminés à bloquer une telle démarche.

«Je pense que ces déclarations nous rapprochent de plus en plus d’une recommandation du Conseil de sécurité à l’Assemblée générale pour l’adhésion de l’État de Palestine en tant que membre», confie M. Mansour à Frankly Speaking, l’émission hebdomadaire d’information d’Arab News.

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Riyad Mansour, observateur permanent de l’État de Palestine auprès de l’ONU, soutient que «le gouvernement israélien ne peut s’en prendre à qui il veut. Il existe un droit humanitaire international auquel il faudrait obéir». (Photo AN)

Les efforts pour parvenir à une telle recommandation se poursuivent depuis de nombreuses années. Ella avait été approuvée lors du sommet conjoint de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique, en Arabie saoudite au mois de novembre, et lors du sommet du Mouvement des pays non alignés, en Ouganda en janvier.

«Quant au timing, la partie israélienne a repoussé les limites dans cette direction lorsque, il y a environ deux semaines, la Knesset israélienne a voté par 99 membres sur 120 contre la reconnaissance unilatérale d’un État palestinien.»

«Le moment est donc venu et nous devrions procéder dès que possible, par l’intermédiaire du Conseil de sécurité, à l’obtention de cette reconnaissance», ajoute M. Mansour.

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L’aide humanitaire tombe du ciel vers la bande de Gaza après avoir été larguée par un avion le 17 mars 2024. (Reuters)

Parallèlement à leur soutien apparent à la création d’un État palestinien et à la reconnaissance par l’ONU, les États-Unis ont également renforcé leurs efforts pour augmenter le volume de l’aide humanitaire qui entre dans la bande de Gaza.

Des mois de bombardements israéliens et le nombre limité de camions qui transportent de l’aide humanitaire et des marchandises commerciales vers le territoire assiégé ont poussé la population palestinienne au bord de la famine.

Bien que l’armée israélienne ait autorisé davantage de camions à entrer à Gaza ces derniers jours, les États-Unis ont cherché à renforcer cette aide au moyen de largages aériens et ils envisagent désormais d’établir un couloir maritime pour acheminer l’aide par la mer.

M. Mansour note cependant qu’il est paradoxal que les États-Unis apportent une aide à Gaza tout en envoyant des armes à Israël, prolongeant ainsi la guerre et les souffrances du peuple palestinien.

Il affirme à Katie Jensen, animatrice de l’émission Frankly Speaking: «C’est très paradoxal. Si vous voulez sauver des vies et envoyer de l’aide humanitaire, vous ne devez pas envoyer d’armes et de munitions aux forces d’occupation israéliennes qui les utilisent pour tuer la population civile palestinienne.»

«C’est absurde. Si l’intention est véritablement de sauver des vies, alors il ne faudrait pas envoyer d’armes pour permettre à Israël de tuer les Palestiniens. Il faudrait déployer tous les efforts possibles en matière d’influence politique pour empêcher Israël de poursuivre ce carnage contre notre peuple et pour obtenir un cessez-le-feu.»

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Riyad Mansour, observateur permanent de l’État de Palestine auprès de l'ONU, affirme à l’animatrice de Frankly Speaking, Katie Jensen: «Le gouvernement israélien ne peut s’en prendre à qui il veut. Il existe un droit humanitaire international auquel il faudrait obéir.» (Photo AN)

Certes, la guerre présente deux facettes.

Le Hamas a lancé une attaque sans précédent dans le sud d’Israël le 7 octobre, tuant 1 200 personnes – pour la plupart des civils – et emmenant 240 otages, parmi lesquels de nombreux ressortissants étrangers, à Gaza.

Certains soutiennent que de nombreuses vies innocentes auraient pu être épargnées si le Hamas avait accepté de déposer les armes et de libérer les otages dès le début du conflit. Mais M. Mansour rejette ce discours, affirmant qu’il est de la responsabilité de la communauté internationale de protéger les civils.

«Une fois de plus, les Israéliens peuvent dire ce qu’ils veulent. Lorsqu’il y a une guerre, il est du devoir de l’ONU d’appeler à un cessez-le-feu et de tenter d’y mettre fin», souligne-t-il.

«C’est pourquoi, à l’ONU, je consacre toute mon énergie et celle de mon équipe à atteindre cet objectif.»

«Nous devons sauver des vies. La guerre se poursuit tous les jours et de plus en plus de civils palestiniens sont tués, notamment des enfants et des femmes.»

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Un Palestinien embrasse le corps d’un enfant recouvert d’un linceul, avant son enterrement, le 14 mars 2024. Il a été tué lors d’un bombardement israélien à Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza. (AFP)

«Il est donc du devoir de la communauté internationale de respecter les principes et les raisons pour lesquelles nous avons créé l’ONU, conformément à la charte de l’ONU, pour mettre fin aux tueries et aux combats, et pour tenter de trouver des solutions à ces conflits.»

Depuis le début de la guerre, Israël accuse le Hamas d’utiliser les civils de Gaza comme boucliers humains – en construisant des réseaux de tunnels, des centres de commandement, des entrepôts d’armes et des lieux de détention d’otages sous les hôpitaux et les écoles où ils sont moins susceptibles d’être ciblés par les bombardements.

Le Hamas a-t-il donc une part de responsabilité dans le bilan des victimes civiles à Gaza?

«Le gouvernement israélien ne peut s’en prendre à qui il veut. Il faut respecter le droit humanitaire international, quels que soient le récit, la tournure ou le raisonnement que l’on essaie de faire valoir.»

«Le droit humanitaire international impose au gouvernement ou à l’armée qui attaque la responsabilité de protéger les civils et de ne pas leur nuire, quelles que soient la situation ou les conditions qui prévalent. Les civils, les hôpitaux, ainsi que le personnel qui travaille dans le domaine humanitaire doivent être à tout prix protégés.»

«Telles sont les dispositions du droit humanitaire international qu’Israël et tout autre pays envahisseur ou attaquant doivent respecter. Au lieu de rejeter la faute sur les autres, ils devraient porter la responsabilité d’avoir violé les dispositions de ces lois humanitaires internationales», poursuit M. Mansour.

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Des enfants palestiniens récupèrent des objets trouvés au milieu des destructions causées par les bombardements israéliens à Bureij, dans le centre de la bande de Gaza, le 14 mars 2024. (AFP)

Les tentatives répétées pour obtenir un cessez-le-feu ont échoué depuis le début du conflit. Même les efforts du Conseil de sécurité de l’ONU pour exiger symboliquement l’arrêt immédiat des combats ont échoué après que les États-Unis ont utilisé leur droit de veto, protégeant ainsi leurs alliés israéliens de la réprimande.

À la question de savoir si ses collègues de l’ONU et lui sont déçus par la communauté internationale pour avoir permis que le bain de sang se poursuive à Gaza, M. Mansour accuse le Conseil de sécurité de l’ONU de traîner les pieds.

«La communauté internationale aurait dû appeler à un cessez-le-feu immédiat il y a longtemps. Chaque jour, un grand nombre – des centaines, parfois des milliers – de Palestiniens sont tués et blessés, la grande majorité étant des femmes et des enfants», renchérit-il.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lancé la semaine dernière un appel qui exhorte Israël et le Hamas à accepter un cessez-le-feu humanitaire immédiat pendant le mois de ramadan.

«Nous travaillons sans relâche au sein du Conseil de sécurité pour atteindre cet objectif.»

«Nous sommes reconnaissants envers l’Assemblée générale qui nous a soutenus à cet égard lorsque nous y sommes allés à deux reprises, mais le Conseil de sécurité traîne toujours les pieds, principalement parce qu’un pays qui dispose d’un droit de veto n’écoute pas les milliards de personnes qui appellent à un cessez-le-feu immédiat, ainsi que les quatorze pays du Conseil de sécurité qui soutiennent cette position», ajoute M. Mansour.

On n’arrive pas à parvenir à un consensus au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Par ailleurs, les discussions entre les Israéliens et le Hamas, négociées par le Qatar, sont également au point mort.

Les dirigeants qataris accusent le gouvernement israélien d’adopter des positions inflexibles, tandis que les responsables israéliens et américains rejettent la faute sur le Hamas qui n’a ni libéré les otages ni même accepté d’identifier leurs noms ou de révéler le nombre de personnes qui sont toujours en vie.

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Des proches d’Israéliens détenus à Gaza par des militants du Hamas se rassemblent devant le ministère de la Défense, à Tel-Aviv, le 9 mars 2024, pour exiger la libération de leurs proches. (AFP)

«Il n’est pas nécessaire d’écouter tous les pays qui s’expriment aujourd’hui. Il ne s’agit pas de rejeter la faute sur une partie ou sur l’autre», souligne M. Mansour.

«Il faudrait prêter une attention particulière aux rapports des organisations internationales et des organismes de l’ONU, dans lesquels ils signalent qu’il y a une situation de famine dans le nord de Gaza. Il faut absolument permettre à l’aide humanitaire d’être acheminée vers la bande de Gaza.»

«Ils affirment également que nous ne pouvons pas distribuer toute cette aide humanitaire dans toutes les parties de la bande de Gaza, à moins de disposer d’un moyen sûr de le faire, ce qui signifie que nous avons besoin d’un cessez-le-feu.»

«Ces personnes impartiales sont spécialisées dans la protection des civils en situation de guerre. Elles exposent objectivement ce qu’il convient de faire: cette guerre doit prendre fin, un cessez-le-feu doit être mis en place et une aide humanitaire considérable doit parvenir à tous les Palestiniens de la bande de Gaza.»

«Elles ne sont pas autorisées à le faire à cause des forces d’occupation israéliennes qui ont déclaré, dès le début, qu’il n’y aurait pas d’eau, de nourriture ou même de carburant pour le peuple palestinien dans la bande de Gaza, à moins que le Hamas ne libère les otages.»

«Par conséquent, ces forces recourent à des moyens illégitimes pour affamer la population comme outils de guerre. Cela est illégal et interdit. Il s’agit d’une forme de génocide – des atrocités et des massacres massifs de la population civile pour atteindre des objectifs politiques», poursuit-il.

Infographie fournie par le Bureau des nations unies pour la coordination des affaires humanitaires.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, James Cameron, a récemment déclaré que les dirigeants du Hamas devraient quitter Gaza. Par ailleurs, ils ne devraient pas être autorisés à jouer un rôle dans la gouvernance d’après-guerre de l’enclave ou dans un futur État palestinien indépendant.

Toutefois, M. Mansour soutient qu’il revenait aux Palestiniens eux-mêmes de décider. «Tout d’abord, nul n’a le droit d’imposer des conditions à notre droit naturel et individuel à l’autodétermination, y compris notre droit à disposer de notre propre État indépendant», précise-t-il.

«Ce sont des droits inconditionnels pour le peuple palestinien. Le Royaume-Uni – ou n’importe quel autre pays – ne peut pas imposer des conditions différentes au peuple palestinien. Par exemple, lorsqu’Israël a déclaré son indépendance, en 1948, il n’a négocié cela avec personne et n’a demandé la permission à personne.»

«Le peuple palestinien ne fera pas exception à la règle. Il se comportera de manière que ce soit, pour lui, un droit inné d’exercer son autodétermination, y compris la création d’un État et l’indépendance de notre État, sans condition, sans négociation et sans l’autorisation de quiconque.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La FINUL  condamne l'utilisation «inacceptable» de produits chimiques alors que les frappes israéliennes s'intensifient

Joseph Aoun et Felipe VI. (Fourni)
Joseph Aoun et Felipe VI. (Fourni)
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  • Le ministère de l'Environnement et la mission de l'ONU s'inquiètent des effets potentiels d'une substance non identifiée répandue par Israël sur les terres agricoles dans les zones frontalières
  • Lors de sa visite en Espagne, le président Joseph Aoun demande à la communauté internationale d'exercer des pressions sur Israël pour qu'il cesse ses attaques contre le Liban et de conclure des accords sur le déploiement des forces de maintien de la paix

BEYROUTH: Une personne a été tuée et huit autres blessées par des frappes israéliennes au nord et au sud du fleuve Litani lundi, alors que les hostilités contre le Liban s'intensifient. Les autorités israéliennes ont déclaré que les frappes visaient "l'infrastructure militaire du Hezbollah", mais des zones résidentielles ont également été touchées, causant des dommages aux bâtiments et aux quartiers.

L'escalade s'est déroulée alors que des rapports indiquaient que les forces israéliennes avaient répandu des substances chimiques dans des zones situées le long de la ligne bleue qui sépare le Liban d'Israël, y compris sur des terres agricoles libanaises, ce qui a suscité la condamnation de la force intérimaire des Nations unies au Liban et du ministère libanais de l'environnement.

Le ministère a qualifié l'incident d'"anéantissement environnemental visant à saper la résilience des habitants du Sud-Liban".

Lundi, un drone israélien a frappé une voiture à Ansariyeh, dans la zone de Zahrani du district de Sidon, et a tué le commandant de terrain du Hezbollah, Abbas Ghadboun, selon les messages du groupe annonçant et déplorant sa mort.

Le ministère libanais de la santé a déclaré que quatre civils avaient été blessés au cours de l'incident. Israël a déclaré que son opération dans la région avait visé "un terroriste du Hezbollah".

Par ailleurs, quatre personnes ont été blessées lorsqu'une frappe aérienne a touché un véhicule à Al-Qlailah. L'armée israélienne a ensuite émis des avertissements d'évacuation à l'intention des habitants de Kfar Tebnit et d'Ain Qana, leur ordonnant de quitter deux bâtiments et la zone environnante parce que des frappes contre "l'infrastructure militaire du Hezbollah" étaient prévues. Les habitants ont déclaré qu'une dizaine de bâtiments résidentiels dans chaque ville avaient été endommagés par les frappes aériennes qui ont suivi.

Dans un autre incident, un drone a touché une voiture près de l'université de Phénicie, sur l'autoroute Zahrani-Tyre.

Ces dernières frappes font suite à une série d'attaques menées au cours des dernières 24 heures. Dimanche soir, un homme appelé Ali Al-Hadi Al-Haqani a été tué par une frappe de drone à Harouf, dans le district de Nabatieh. Un autre drone a touché la voiture d'Ali Daoud Amis, originaire d'Ebba, sur la route d'Al-Dweir. L'armée israélienne aurait déclaré qu'il était membre du Hezbollah et qu'il avait été tué.

L'armée israélienne a également mené des activités terrestres le long de la frontière tôt ce lundi, y compris une infiltration signalée dans la périphérie d'Ayta ash-Shaab, au cours de laquelle des explosifs ont été placés dans une maison qui a été détruite par la suite. Les forces ont également tiré des rafales de mitrailleuses en direction de la périphérie de Yaroun.

Les autorités israéliennes ont déclaré que les frappes visaient des membres et des installations du Hezbollah. Elles ont accusé le groupe de violer l'accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024 et de tenter de reconstituer ses capacités militaires. Les violations israéliennes de l'espace aérien libanais se sont étendues lundi jusqu'à la périphérie de Baalbek, dans l'est du pays.

En ce qui concerne les produits chimiques non identifiés largués par des avions israéliens dans des zones situées le long de la Ligne bleue, la Force intérimaire des Nations unies a déclaré avoir été informée par l'armée israélienne qu'elle prévoyait de mener une opération aérienne pour larguer ce qu'Israël a décrit comme une substance non toxique. La FINUL a indiqué que ses soldats de la paix avaient reçu l'ordre de garder leurs distances et de rester à couvert, ce qui a entraîné l'annulation de plus de dix opérations.

La FINUL a indiqué que ses patrouilles n'ont pas pu mener leurs activités normales le long d'environ un tiers de la Ligne bleue, et que ses opérations n'ont pas pu reprendre avant plus de neuf heures. Les soldats de la paix ont aidé l'armée libanaise à prélever des échantillons dans les zones touchées afin de déterminer les niveaux de toxicité.

La FINUL a déclaré que l'opération israélienne était "inacceptable" et contraire aux dispositions de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée par le Conseil en 2006 dans le but de résoudre le conflit qui opposait cette année-là Israël et le Hezbollah.

Elle a ajouté que de telles "actions délibérées et planifiées" limitaient non seulement la capacité des soldats de la paix à remplir leur mandat, mais mettaient aussi potentiellement en danger leur santé et celle des civils.

La mission de l'ONU s'est également inquiétée des effets possibles de la substance sur les terres agricoles et de la manière dont elle pourrait, à long terme, affecter le retour des civils dans leurs foyers et leurs moyens de subsistance dans les zones touchées.

Elle a indiqué que ce n'était pas la première fois qu'Israël larguait des substances non identifiées à partir d'un avion sur le territoire libanais et a réaffirmé que les survols israéliens constituaient des violations de la résolution 1701.

"Toute activité qui met en danger les civils et les soldats de la paix est un sujet de grave préoccupation", a déclaré la FINUL. "Nous appelons à nouveau l'armée israélienne à mettre fin à de telles actions et à coopérer avec les forces de maintien de la paix pour soutenir la stabilité que nous nous efforçons tous d'atteindre.

Le ministère libanais de l'environnement a déclaré avoir reçu des rapports de la municipalité d'Aita Al-Shaab et des villages voisins selon lesquels des avions israéliens avaient pulvérisé des substances soupçonnées d'être des pesticides.

La ministre de l'environnement, Tamara El-Zein, a déclaré avoir contacté le commandant de l'armée libanaise, le général Rodolphe Heikal, pour demander que des échantillons soient prélevés sur les sites pulvérisés afin de déterminer la nature des substances et de prendre les mesures qui s'imposent.

Si les substances s'avèrent toxiques, a ajouté Mme El-Zein, l'incident s'inscrira dans un contexte plus large. Elle a indiqué qu'environ 9 000 hectares de terres libanaises avaient été brûlés par Israël, à l'aide de phosphore blanc et de munitions incendiaires, au cours du dernier conflit avec le Hezbollah. Elle a qualifié ces actions de "destruction environnementale visant à saper la résilience des habitants du sud sur leur propre terre et à saper les fondements de leurs moyens de subsistance".

Au cours de cette visite, il a déclaré au Premier ministre espagnol Pedro Sanchez que le Liban "attache une grande importance" à la participation de l'Espagne à la conférence internationale prévue le 5 mars à Paris, qui vise à renforcer le soutien à l'armée libanaise et aux forces de sécurité intérieure.

Le Liban cherche à encourager les pays qui fournissent des troupes à la FINUL à maintenir la présence de leurs forces de maintien de la paix dans le sud du Liban dans le cadre d'accords bilatéraux après la fin du mandat de la FINUL en décembre. Le palais présidentiel a déclaré que M. Aoun a reconnu l'importante contribution de l'Espagne aux opérations de maintien de la paix et a discuté avec M. Sanchez de la volonté du pays de maintenir la présence de ses troupes au Sud-Liban au-delà de cette date.

M. Sanchez a déclaré que toute décision sur la prolongation du déploiement espagnol après le départ des soldats de la paix de l'ONU serait prise après des discussions avec les partenaires de l'UE, et a ajouté que l'Espagne soutenait les mesures prises par les autorités libanaises pour renforcer la sécurité et la stabilité du pays.

M. Aoun a exprimé l'espoir que l'Espagne travaille avec l'UE pour faire pression sur les autorités israéliennes afin qu'elles mettent fin aux attaques contre le Liban et qu'elles appliquent les termes de l'accord de cessez-le-feu, dans le plein respect des dispositions de la résolution 1701.

Le président libanais a également souligné la nécessité de "nettoyer les zones où l'armée libanaise est déployée de la présence armée" d'autres groupes, et d'étendre l'autorité de l'État sur ces territoires. L'armée a besoin "d'équipements, de véhicules et de fournitures militaires pour pouvoir accomplir ses tâches", a-t-il ajouté.


Le président palestinien Abbas convoque les premières élections du parlement de l'OLP

Le président palestinien Mahmoud Abbas a convoqué pour le 1er novembre 2026 des élections devant désigner pour la première fois au suffrage universel direct les membres du Conseil national palestinien (CNP), parlement de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), rapporte lundi l'agence officielle palestinienne Wafa. (AFP)
Le président palestinien Mahmoud Abbas a convoqué pour le 1er novembre 2026 des élections devant désigner pour la première fois au suffrage universel direct les membres du Conseil national palestinien (CNP), parlement de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), rapporte lundi l'agence officielle palestinienne Wafa. (AFP)
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  • M. Abbas, président de l'Autorité palestinienne et de l'OLP, a publié un décret stipulant que les "élections se tiendront partout où cela sera possible, à l'intérieur comme à l'extérieur de la Palestine"
  • Jusque-là, les membres du CNP n'ont jamais été élus, mais désignés ou cooptés

RAMALLAH: Le président palestinien Mahmoud Abbas a convoqué pour le 1er novembre 2026 des élections devant désigner pour la première fois au suffrage universel direct les membres du Conseil national palestinien (CNP), parlement de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), rapporte lundi l'agence officielle palestinienne Wafa.

M. Abbas, président de l'Autorité palestinienne et de l'OLP, a publié un décret stipulant que les "élections se tiendront partout où cela sera possible, à l'intérieur comme à l'extérieur de la Palestine, afin de garantir la participation la plus large possible du peuple palestinien" à ce scrutin, indique Wafa.

Jusque-là, les membres du CNP n'ont jamais été élus, mais désignés ou cooptés.

Le CNP, qui a longtemps fait figure de parlement en exil de l'OLP, est dominé par le Fatah, le mouvement de M. Abbas, cofondé par Yasser Arafat, dirigeant historique des Palestiniens, mort en 2004. Les mouvements islamistes palestiniens du Hamas et du Jihad islamique, non membres de l'OLP, n'y sont pas représentés.


Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
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  • "L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban"
  • L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

"L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région", a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.