Frankly Speaking: Israël mettra-t-il un jour fin à son occupation de la Palestine?

Pendant plus de quatre décennies, Gideon Levy a été journaliste et chroniqueur pour le quotidien israélien Haaretz. Il s’est entretenu avec Katie Jensen, l’animatrice de Frankly Speaking, l’émission d’Arab News. (Photo AN)
Pendant plus de quatre décennies, Gideon Levy a été journaliste et chroniqueur pour le quotidien israélien Haaretz. Il s’est entretenu avec Katie Jensen, l’animatrice de Frankly Speaking, l’émission d’Arab News. (Photo AN)
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Publié le Lundi 26 février 2024

Frankly Speaking: Israël mettra-t-il un jour fin à son occupation de la Palestine?

  • «Israël a systématiquement, dès le premier jour, déshumanisé et diabolisé les Palestiniens afin de justifier son occupation, ainsi que la création de l’État d’Israël», déclare Gideon Levy
  • Les politiciens israéliens espèrent peut-être une répétition des accords d’Abraham de 2020-2021, qui ont permis à Israël de normaliser ses relations avec les Émirats arabes unis et Bahreïn

DUBAÏ: Alors que la guerre à Gaza entrera bientôt dans son sixième mois, certains se demandent si la fin de l’occupation israélienne de la Palestine est envisageable. Ce qui est sûr, cependant, c’est qu’Israël mène une politique de déshumanisation et de diabolisation des Palestiniens pour justifier son occupation, selon Gideon Levy, l’un des plus célèbres journalistes israéliens.

«Israël a systématiquement, dès le premier jour, déshumanisé et diabolisé les Palestiniens afin de justifier son occupation ainsi que la création de l’État d’Israël», confie-t-il.

Il soutient par ailleurs qu’Israël «est très efficace en termes de propagande et de lavage de cerveau partout dans le monde» et qu’il est «le seul occupant de l’histoire qui se pose en victime».

M. Levy, qui a été pendant plus de quatre décennies journaliste pour le quotidien israélien Haaretz, couvrait principalement le conflit israélo-palestinien. Il a tenu ces propos lors de l’émission Frankly Speaking d’Arab News.

M. Levy a sévèrement critiqué les attaques israéliennes, en particulier celles qui ont été menées après l’offensive du Hamas dans le sud d’Israël en octobre 2023, qui a fait 1 200 morts et a conduit à l’enlèvement de 240 personnes. Selon le ministère de la Santé de Gaza, près de 30 000 individus, dont beaucoup de femmes et d’enfants, ont été tués jusqu’à présent dans le cadre des représailles israéliennes.

Les pays arabes, en particulier l’Arabie saoudite, ont fait pression sur Israël afin qu’il accepte un cessez-le-feu ou réduise son offensive. Le Royaume a fait de la création d’un État palestinien une condition préalable à tout accord de normalisation, les responsables israéliens étant favorables à l’idée d’une amélioration des relations avec les États arabes.

M. Levy doute cependant qu’un Premier ministre israélien, y compris Benjamin Netanyahou, aille aussi loin.

«Je ne les vois pas […] mettre fin à l’occupation», explique-t-il à Katie Jensen, animatrice de Frankly Speaking.

Les politiciens israéliens espèrent peut-être une répétition des accords d’Abraham de 2020-2021, qui ont permis à Israël de normaliser ses relations avec les Émirats arabes unis et Bahreïn.

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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou (deuxième à gauche), affiche un grand sourire après avoir signé les prétendus accords d’Abraham avec le ministre des Affaires étrangères du royaume de Bahreïn, Abdellatif al-Zayani (à gauche) et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Abdallah ben Zayed al-Nahyane (à droite), négociés par le gouvernement américain sous la présidence de Donald Trump (deuxième à droite) à la Maison-Blanche, à Washington, le 15 septembre 2020. (AFP)

Israël a aussi rapidement normalisé ses relations avec le Maroc et le Soudan.

«Peut-être espèrent-ils perpétuer les accords d’Abraham, qui leur ont permis de faire de bonnes affaires sans changer de politique à l’égard des Palestiniens, mais uniquement grâce à toutes sortes de paroles en l’air», affirme M. Levy.

«Je pense que tous les candidats au poste de Premier ministre en Israël – pas seulement Netanyahou, mais aussi l’opposition – préféreraient maintenir une occupation plutôt que d’avoir des relations normales avec un pays important comme l’Arabie saoudite.»

Même au-delà du monde arabe, la contre-offensive d’Israël à Gaza a déclenché une réaction internationale, notamment le procès historique de l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de justice. Cependant, M. Levy considère la plupart de ces propos comme des paroles creuses.

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Cette photo, prise le 26 janvier 2024, montre le panel de la Cour internationale de justice réuni à La Haye lors de la lecture de l’affaire de génocide déposée par l’Afrique du Sud contre Israël à la suite de ses attaques contre des civils dans la bande de Gaza. (X: @CIJ_ICJ)

«La sympathie envers les Palestiniens est très profondément enracinée au niveau des communautés, mais très peu de dirigeants semblent se soucier vraiment d’eux. Malheureusement, ils sont laissés pour compte depuis tant d’années maintenant, alors que de nombreux hommes d’État expriment leur solidarité du bout des lèvres. Presque personne ne fait rien pour leur venir en aide et ils se retrouvent tout à fait seuls, surtout ces dernières années», souligne M. Levy.

«Certes, on en parle beaucoup; condamnations, résolutions, décisions, règlements, audiences… un grand nombre d’initiatives. Il ne manque qu’une chose, c’est l’action. La prise de mesures.»

«Le monde n’a jamais envisagé d’actions véritables et les États-Unis, en particulier, n’ont jamais pris de mesures pour promouvoir leurs intérêts ou leurs idées. Ce pays prétend vouloir mettre un terme à cette guerre. Mais, en même temps, il fournit à Israël davantage de munitions et d’armes.»

Israël a appris qu’«il est très facile d’ignorer les discussions et de s’en tenir à sa politique, puisque le pays ne paie pas le prix de ses politiques», précise M. Levy.

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Une cargaison d’obus d’artillerie de 155 mm fournie par les États-Unis et qui doit être utilisée par l’armée israélienne est transportée dans un camion le long d’une autoroute entre Jérusalem et Beer-Sheva, dans le sud d’Israël, le 14 octobre 2023. (AFP)

Alors que les Palestiniens eux-mêmes et les dirigeants du monde entier appellent à la paix, M. Levy n’est pas certain que cette dernière doive être la priorité absolue lorsqu’il s’agit de négociations sur la Palestine. Il évoque plutôt la justice pour le peuple palestinien.

«J’appelle à la justice, non à la paix. […] Peut-être que la paix sera le petit plus que nous en tirerons. Mais je ne suis pas sûr que les deux peuples soient prêts à instaurer la paix. Cependant, il y a un seul peuple qui mérite justice. Et le monde devrait se mobiliser pour promouvoir cette cause.»

De 1978 à 1982, M. Levy a travaillé comme assistant et porte-parole de Shimon Peres, alors chef du Parti travailliste israélien. En 1982, il a commencé à écrire pour Haaretz, où il a ensuite occupé le poste de rédacteur en chef adjoint.

Il évoque depuis longtemps, dans ses écrits, son soutien à une solution à un État unique dans lequel les juifs, les Arabes et tous les citoyens disposeraient de droits égaux – une opinion controversée au sein des populations israélienne et palestinienne.

«Il y a 700 000 colons juifs dans les territoires occupés. Personne ne va les évacuer. Et il n’existe pas d’État palestinien viable avec 700 000 colons juifs, dont une partie très violente et tous très hautement idéologiques. Je ne pense pas qu’une solution à deux États soit envisageable.»

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Des objets sont dispersés plus d’une semaine après que des colons juifs ont attaqué le village de Wadi al-Seeq, en Cisjordanie occupée, le 24 octobre 2023. (AFP)

Il poursuit en ces termes: «Si ce n’est la solution à deux États, que reste-t-il? Un seul État. […] Le seul problème, c’est que ce n’est pas une démocratie.»

«Je dois dire à mes compatriotes israéliens qu’ils ne peuvent pas tout avoir. S’ils voulaient un État juif, ils auraient dû se retirer des territoires occupés depuis longtemps.»

«Si vous voulez un État démocratique, vous devez renoncer à l’État juif, car vous ne pouvez pas avoir les deux. Il y a deux peuples ici. On est soit un État d’apartheid, soit une démocratie.»

Alors que les bombardements israéliens se poursuivent sur l’ensemble de Gaza, de nombreux Palestiniens commencent à perdre espoir en leurs propres responsables. Même un mois avant le début de la dernière guerre entre Israël et le Hamas, 78% des Palestiniens souhaitaient la démission du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, selon un sondage du Centre palestinien de recherche sur les politiques et les enquêtes.

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken (à gauche), rencontre le président palestinien, Mahmoud Abbas, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 7 février 2024, lors d’une tournée au Moyen-Orient, son cinquième voyage urgent dans la région depuis que la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza a éclaté, en octobre. (AFP)

Les observateurs se demandent désormais s’il pourrait y avoir un remplaçant à Abbas capable de mener des réformes et de revitaliser l’Autorité palestinienne.

Pour M. Levy, le dissident palestinien emprisonné Marwan Barghouti pourrait être candidat.

«Il était le seul à pouvoir réellement unir le peuple palestinien, le Hamas et le Fatah. Je crois aussi que c’est un partisan de la paix. Il l’a prouvé de plusieurs manières», souligne le journaliste.

M. Barghouti a été arrêté par Israël à Ramallah en 2002 et, deux ans plus tard, il a été condamné à cinq peines de réclusion à perpétuité pour cinq meurtres.

«J’espère qu’il est encore capable de diriger les Palestiniens. Je n’ai pas de meilleure idée. Je ne suis pas sûr que le Hamas puisse l’accepter aujourd’hui. Il y a vingt ans, oui, [mais] je n’en suis pas sûr aujourd’hui», ajoute M. Levy.

«J’ai pleinement confiance en lui. Parce que je crois en lui et parce que tant d’autres gens croient en lui aussi, Israël ne le relâchera jamais. C’est tellement tragique.»

Le portrait du dissident palestinien emprisonné Marwan Barghouti (à droite) apparaît aux côtés de celui de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela dans un bureau de la ville de Ramallah, en Cisjordanie. M. Barghouti, détenu par Israël depuis près de deux décennies après avoir été reconnu coupable de plusieurs meurtres au cours de la deuxième Intifada, est comparé à Mandela, qui a mené avec succès la résistance à l’apartheid en Afrique du Sud. (AFP)

Depuis le mois d’octobre, en particulier, le discours populaire en Israël se retourne de plus en plus contre les Palestiniens, ce que M. Levy attribue à une combinaison de racisme et de déshumanisation.

«Si vous menez une occupation aussi brutale pendant tant d’années, si vous transmettez à vos soldats et à vos jeunes – génération après génération – l’idée qu’il n’y a rien de plus dérisoire que la vie d’un Palestinien, permettez-moi de vous dire ce qui suit: si l’armée israélienne avait tué autant de chiens qu’elle a tué de personnes à Gaza, ce serait un énorme scandale en Israël.»

En outre, les médias israéliens, qui, selon M. Levy, «ne couvrent pas les souffrances de Gaza», ont favorisé la montée en puissance des attitudes racistes dans le pays.

«Ils savent que les Israéliens ne veulent pas voir cela et qu’ils ne veulent pas en entendre parler. C’est le résultat de décennies de lavage de cerveau et de déshumanisation; comme je l’ai déjà dit, c’est le fruit de décennies de diabolisation des Palestiniens.»

«Les Israéliens ne rencontrent plus de Palestiniens à cause du mur de séparation [en Cisjordanie]. Il n’y a presque plus de contact entre les deux peuples», renchérit M. Levy, expliquant que l’attaque du 7 octobre dernier a conduit les Israéliens à mettre tous les Palestiniens dans la même catégorie que le Hamas et les auteurs de l’attaque.

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Des participants au Marathon de la liberté de mouvement en Palestine courent devant une section du mur de séparation controversé d’Israël, à Bethléem, en Cisjordanie occupée par Israël, le 10 mars 2023. (AFP)

" Il suffit d’un seul attentat, comme ce terrible attentat du 7 octobre, pour que toutes les idées politiques incorrectes deviennent politiquement correctes.»

«La plupart des Israéliens pensent qu’ils ont désormais le droit de faire et de dire ce que bon leur semble en raison de la situation horrible dont ils ont été victimes.»

Dans l’esprit des Israéliens aujourd’hui, conclut M. Levy, «tous les Palestiniens portent la responsabilité des crimes du 7 octobre. Ils y ont tous pris part».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: deux explosions près de l'hôtel de Damas où Macron a passé la nuit

  • Emmanuel Macron est arrivé lundi soir en Syrie, la première visite d'un dirigeant d'une puissance occidentale dans le pays depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste
  • Sa visite est intervenue alors que dix personnes ont été tuées jeudi dans un attentat à la bombe contre un café du centre de Damas

DAMAS: Une explosion a secoué mardi matin Damas, selon des journalistes de l'AFP, dans un secteur proche de l'hôtel du centre de la capitale syrienne où le président français Emmanuel Macron a passé la nuit.

Des témoins ont vu de la fumée s'élevant du quartier, alors que le dirigeant avait quitté l'hôtel Four Seasons et était arrivé au palais présidentiel pour un entretien avec son homologue Ahmad al-Chareh.

Des ambulances, sirènes hurlantes, se sont dirigées vers les lieux alors que les forces de sécurité ont bloqué plusieurs issues menant au secteur.

Emmanuel Macron est arrivé lundi soir en Syrie, la première visite d'un dirigeant d'une puissance occidentale dans le pays depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste.

Sa visite est intervenue alors que dix personnes ont été tuées jeudi dans un attentat à la bombe contre un café du centre de Damas.

Lundi soir, Emmanuel Macron avait dîné avec le président syrien dans un restaurant du centre de Damas avant de se rendre avec lui à la célèbre mosquée des Omeyyades au cœur de la ville.


Israël: le Parlement adopte en première lecture la création d'une commission d'enquête sur le 7-Octobre défendue par Netanyahu

Le Parlement israélien a approuvé lundi en première lecture une loi établissant une commission d'enquête, défendue par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, sur les défaillances sécuritaires ayant conduit à l'attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le mouvement islamiste palestinien Hamas. (AFP)
Le Parlement israélien a approuvé lundi en première lecture une loi établissant une commission d'enquête, défendue par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, sur les défaillances sécuritaires ayant conduit à l'attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le mouvement islamiste palestinien Hamas. (AFP)
  • "Le principe de cette proposition de loi est de permettre de mener, en toute indépendance, des investigations poussées sur les évènements du (...) massacre du 7 octobre", précise une note explicative jointe à la proposition de loi
  • Celle-ci a été adoptée avec 59 voix en sa faveur, sur les 120 sièges que compte la Knesset, Parlement israélien, sans voix contre ni abstention

JERUSALEM: Le Parlement israélien a approuvé lundi en première lecture une loi établissant une commission d'enquête, défendue par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, sur les défaillances sécuritaires ayant conduit à l'attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le mouvement islamiste palestinien Hamas.

Le vote a été boycotté par l'opposition qui estime que la commission proposée sera à la botte du gouvernement.

"Le principe de cette proposition de loi est de permettre de mener, en toute indépendance, des investigations poussées sur les évènements du (...) massacre du 7 octobre", précise une note explicative jointe à la proposition de loi.

Celle-ci a été adoptée avec 59 voix en sa faveur, sur les 120 sièges que compte la Knesset, Parlement israélien, sans voix contre ni abstention.

Telle que définie par cette loi, les six membres de la commission seraient nommés par la Knesset, à la majorité des deux tiers. En l'absence d'un consensus, trois membres seraient désignés par la coalition au pouvoir et trois par l'opposition.

D'anciens otages, enlevés par le Hamas lors du 7-Octobre, ou des membres de familles endeuillées auraient un rôle d'observateurs, tandis que les délibérations de la commission seraient diffusées et accessibles au grand public.

Ariel Kallner, parlementaire à l'initiative de la loi, a défendu la composition bipartisane de la commission.

"Seule une commission formée de façon égalitaire nous permettra de découvrir la vérité et de préserver la confiance de l'opinion publique. Cette commission pourra enquêter sur n'importe quelle entité qui a profondément influencé la politique sécuritaire d'Israël", a-t-il déclaré dans un communiqué publié par la Knesset.

Le 7 octobre 2023, des commandos du mouvement islamiste palestinien Hamas ont lancé une attaque surprise en Israël qui a entraîné la mort de plus de 1.200 personnes, en majorité des civils, selon des données officielles.

En riposte, Israël a lancé une offensive dans la bande de Gaza, faisant plus de 73.000 morts en deux ans, d'après les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, jugés fiables par l'ONU. Un cessez-le-feu fragile est en vigueur depuis octobre.

Des personnalités d'opposition ont fait savoir qu'elles boycotteraient toute commission nommée par des hommes politiques.

Dans ce cas, le pouvoir de désigner des membres échoirait en dernière instance au président du Parlement, ce qui reviendrait à confier le contrôle du processus à la coalition au pouvoir.

L'opposition appelle depuis longtemps de ses voeux l'établissement d'une commission d'enquête nationale indépendante, mécanisme fréquemment mis en place par le passé lors de fiascos majeurs.

Les sondages indiquent qu'une majorité d'Israéliens, quelle que soit leur sensibilité politique, soutiennent un tel mécanisme pour conduire l'enquête.

Les membres de la commission seraient alors nommés par le président de la Cour suprême, actuellement en désaccord avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur plusieurs sujets.

"L'opposition ne prendra pas part à une comédie dont le seul but est de blanchir et d'empêcher une réelle enquête sur le plus grand désastre qu'a connu le peuple juif depuis l'Holocauste", a expliqué le  chef de l'opposition Yaïr Lapid sur X.

La proposition de loi doit maintenant être examinée par la commission de la Constitution de la Knesset pour de plus amples débats, avant les lectures finales, qui devraient se tenir la semaine prochaine.

Mardi, des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Tel-Aviv et ailleurs dans le pays pour commémorer les 1.000 jours depuis l'attaque du 7-Octobre, exigeant la création d'une commission nationale d'enquête.

glp/cgc/vl

 


Un tanker touché par un projectile non-identifié dans la région du détroit d'Ormuz

Un tanker a été atteint lundi par un projectile non-identifié au large d'Oman, dans la région du détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence maritime britannique UKMTO. (AFP)
Un tanker a été atteint lundi par un projectile non-identifié au large d'Oman, dans la région du détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence maritime britannique UKMTO. (AFP)
  • L'attaque a eu lieu à 8 milles nautiques à l'est de Limah, dans le sultanat d'Oman
  • Le site américain Axios a rapporté lundi soir que l'Iran avait "tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux", citant deux responsables américains. Selon l'un de ces responsables, un deuxième bateau a été touché

LONDRES: Un tanker a été atteint lundi par un projectile non-identifié au large d'Oman, dans la région du détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence maritime britannique UKMTO.

"Un tanker a indiqué avoir été touché par un projectile inconnu sur le côté bâbord, provoquant un incendie, alors qu'il naviguait vers le sud", a écrit l'UKMTO dans un communiqué, ajoutant que l'incident n'avait pas fait de blessé ni causé de dommage à l'environnement.

L'attaque a eu lieu à 8 milles nautiques à l'est de Limah, dans le sultanat d'Oman.

Le site américain Axios a rapporté lundi soir que l'Iran avait "tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux", citant deux responsables américains. Selon l'un de ces responsables, un deuxième bateau a été touché et présente des dégâts importants.

L'AFP n'a pas été en mesure de confirmer ces informations de manière indépendante.

Les navires marchands ont été fortement affectés par le conflit au Moyen-Orient depuis le 1er mars, lorsque l'Iran a fermé ce passage vital en représailles à des frappes américaines et israéliennes, les Etats-Unis imposant pour leur part un blocus des ports iraniens.

Le trafic maritime a repris après la signature d'un protocole d'accord entre Washington et Téhéran le 17 juin pour mettre fin au conflit. Mais l'Iran répète, en dépit de l'opposition des Etats-Unis, qu'il n'y aura pas de retour à la situation d'avant-guerre, quand le passage du détroit était gratuit, et menace les navires tentés de contourner le seul itinéraire qu'il a autorisé, le long de ses côtes.

Fin juin, accusant Téhéran d'avoir ciblé deux navires, les Etats-Unis avaient bombardé le pays en retour, et l'Iran avait ciblé en représailles ses voisins du Golfe, Koweït et Bahreïn. Iran et Etats-Unis s'étaient ensuite mis d'accord sur une pause des hostilités.

Le détroit d'Ormuz constitue la principale voie maritime connectant les riches pays pétroliers du Moyen-Orient au reste du monde, en particulier aux marchés asiatiques.

En 2024, environ 20 millions de barils de brut y circulaient quotidiennement, l'équivalent de près de 20% de la consommation mondiale de pétrole liquide, selon l'Agence américaine de l'Energie (EIA).