Netanyahou affirme que le cessez-le-feu ne ferait que retarder l’offensive militaire israélienne à Rafah

Même si une trêve venait à la "retarder", l'offensive prévue sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, ne placerait Israël qu'"à quelques semaines" d'une "victoire totale", a assuré dimanche le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu (Photo, Reuters).
Même si une trêve venait à la "retarder", l'offensive prévue sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, ne placerait Israël qu'"à quelques semaines" d'une "victoire totale", a assuré dimanche le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu (Photo, Reuters).
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Publié le Dimanche 25 février 2024

Netanyahou affirme que le cessez-le-feu ne ferait que retarder l’offensive militaire israélienne à Rafah

  • Un terrain d'entente a été trouvé lors de récentes négociations à Paris visant à décrocher une trêve à Gaza
  • Près de 1,5 million de personnes, selon l'ONU, sont massées à Rafah située contre la frontière fermée avec l'Egypte

TEL AVIV: Même si une trêve venait à la "retarder", l'offensive prévue sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, ne placerait Israël qu'"à quelques semaines" d'une "victoire totale", a assuré dimanche le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

"La victoire totale est à notre portée, non pas d'ici quelques mois, mais d'ici quelques semaines, quand nous commencerons l'opération", a dit le dirigeant lors d'un entretien à la chaîne américaine CBS.

Rafah est le "dernier bastion" du Hamas aux yeux du Premier ministre, déterminé, malgré les protestations internationales, à y lancer une offensive terrestre afin de vaincre le mouvement islamiste palestinien et libérer les otages détenus à Gaza.

Près de 1,5 million de personnes, selon l'ONU, sont massées dans cette ville située contre la frontière fermée avec l'Egypte.

"Si nous avons un accord (sur une trêve), cela sera d’une certaine manière retardé, mais cela arrivera", a-t-il indiqué à propos de cette offensive.

Benjamin Netanyahu a dit qu'il allait dimanche rencontrer les responsables de son armée, qui doivent lui montrer "ce double plan, un plan pour évacuer (les civils) et un plan pour démanteler les bataillons restants" de combattants du Hamas.

Selon un journaliste de l'AFP, au moins six raids aériens ont été menés samedi soir sur Rafah.

"Il y a de la place" pour que les civils "aillent au nord de Rafah, dans les zones où nous avons terminé le combat", a encore estimé le Premier ministre sur CBS.

Evoquant les négociations autour d'une trêve à Gaza en échange de la libération d'otages, Benjamin Netanyahu a assuré que "nous parviendrons aux progrès que nous cherchons tous" si "le Hamas revient sur ses demandes délirantes et les ramène à la réalité".

"Nous travaillons tous" à cet accord, a-t-il encore insisté. "Nous le voulons, je le veux, parce qu'on veut libérer les otages restants", mais "je ne peux pas vous dire si nous y parviendrons".

Un "terrain d'entente" a été trouvé lors de récentes négociations à Paris visant à décrocher une trêve à Gaza, a cependant déclaré dimanche Jake Sullivan, le conseiller du président américain Joe Biden.

La guerre entre Israël et le Hamas a été déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste dans le sud d'Israël le 7 octobre qui a entraîné la mort d'environ 1.160 personnes, pour la plupart des civils. L'offensive israélienne menée en représailles a tué jusqu'ici plus de 29.500 personnes, en majorité des civils, à Gaza.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.