L’Égypte condamne les attaques continues d’Israël contre les Palestiniens à Gaza

Des enfants se tiennent près des décombres de la mosquée Al-Farouk, détruite lors des bombardements israéliens, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 17 mars 2024. (AFP)
Des enfants se tiennent près des décombres de la mosquée Al-Farouk, détruite lors des bombardements israéliens, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 17 mars 2024. (AFP)
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Publié le Lundi 18 mars 2024

L’Égypte condamne les attaques continues d’Israël contre les Palestiniens à Gaza

  • L’Égypte réitère sa mise en garde contre les risques de mener une opération militaire dans la ville de Rafah
  • L’Égypte exhorte Israël à lever les restrictions et les obstacles au processus d’autorisation de l’acheminement de l’aide via les ports terrestres

LE CAIRE: L’Égypte dénonce les attaques continues d’Israël contre les civils palestiniens dans la bande de Gaza. 

Dimanche, l’Égypte a fermement condamné les attaques menées par les forces israéliennes contre les civils palestiniens, parmi lesquels des victimes qui attendaient de recevoir de l’aide humanitaire aux ronds-points Koweït et Naboulsi. 

Dans un communiqué émis par le ministère des Affaires étrangères, l’Égypte exhorte Israël à mettre fin à ses politiques de punition collective contre la population de la bande de Gaza, telles que le siège, la privation des civils de nourriture, le ciblage aveugle des civils et la destruction des infrastructures. Toutes ces politiques représentent une violation totale des dispositions du droit international et du droit international humanitaire. 

Le Caire appelle Israël à assumer ses responsabilités en tant que puissance occupante, notamment celle de protéger les civils sous occupation et de leur assurer une vie décente, de s’abstenir de prendre les civils pour cible, et de fournir une aide d’urgence à la population de la bande de Gaza. 

L’Égypte réitère sa mise en garde contre les risques de mener une opération militaire dans la ville de Rafah. Une attaque contre cette région aurait des conséquences humanitaires tragiques pour les civils palestiniens qui s’y sont réfugiés, car elle constitue le dernier lieu sûr dans la bande de Gaza. 

Le communiqué ajoute que le fait de mener une telle opération malgré les avertissements internationaux constituait un mépris pour la vie de civils innocents et une violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire. 

L’Égypte renouvelle son appel aux parties internationales influentes et au Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies (ONU) à assumer leurs responsabilités juridiques et humanitaires en exigeant un cessez-le-feu immédiat à Gaza, en empêchant par tous les moyens le scénario de déplacement de se matérialiser, en mettant fin aux violations israéliennes continues contre les civils et en acheminant, par tous les moyens, une aide humanitaire d’urgence dans la bande de Gaza. 

Samedi, l’Égypte a exhorté Israël à lever les restrictions et les obstacles au processus d’autorisation de l’acheminement de l’aide à Gaza via les ports terrestres. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.