Les Houthis affirment avoir tiré un missile sur Israël et attaqué un navire en mer Rouge

Les Houthis ont affirmé, mardi, avoir attaqué un navire en mer Rouge et tiré des missiles vers Israël, faisant ainsi fi d’une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU leur ordonnant de mettre fin à leurs agressions. (AFP)
Les Houthis ont affirmé, mardi, avoir attaqué un navire en mer Rouge et tiré des missiles vers Israël, faisant ainsi fi d’une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU leur ordonnant de mettre fin à leurs agressions. (AFP)
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Publié le Mercredi 20 mars 2024

Les Houthis affirment avoir tiré un missile sur Israël et attaqué un navire en mer Rouge

  • Des militants et des responsables gouvernementaux accusent les Houthis d’avoir fait exploser les maisons de leurs opposants et d’avoir opprimé la population
  • «La milice terroriste houthie, affiliée à l’Iran, prétend à tort être préoccupée par ce qui se passe à Gaza et feint l’humanité», déclare le ministre yéménite de l’Information

AL-MOUKALLA: Les Houthis ont affirmé, mardi, avoir attaqué un navire en mer Rouge et tiré des missiles vers Israël, faisant ainsi fi d’une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU leur ordonnant de mettre fin à leurs agressions.

Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Sarea, soutient que les forces avaient tiré des missiles antinavires sur le navire américain Mado en mer Rouge et plusieurs missiles sur des sites de la ville israélienne d’Eilat, promettant de poursuivre leurs attaques de missiles et de drones contre les navires et sur Israël jusqu’à ce que ce dernier lève le blocus imposé à Gaza.

Selon le site marinetraffic.com, qui fournit des informations sur la localisation et les mouvements des navires, Mado est un navire-citerne de gaz de pétrole liquéfié battant pavillon des Îles Marshall, voyageant du port saoudien de Yanbu à Singapour.

Depuis novembre, les Houthis ont capturé un navire commercial et lancé des centaines de missiles et de drones contre des navires commerciaux et militaires en mer Rouge, dans le détroit de Bab el-Mandab et au sein du golfe d’Aden, affirmant agir en soutien aux Palestiniens.

Par ailleurs, les Houthis ont rejeté, lundi, une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant leurs agressions, appelant au respect de l’embargo sur les armes de l’ONU au Yémen et exhortant les milices yéménites à mettre «immédiatement» fin à leurs attaques contre les navires. «Lorsque vous mettrez fin aux crimes génocidaires, nous cesserons nos attaques», déclare sur X le chef houthi Mohammed al-Bukhaiti.

Mardi matin, le commandement central américain a déclaré que ses forces avaient détruit, la veille, de manière préventive, sept missiles antinavires, trois drones et trois réservoirs de stockage dans une partie du Yémen contrôlée par les Houthis. «Ces armes représenteraient une menace imminente pour les navires marchands et les navires de la marine américaine dans la région», écrit l’armée américaine dans un communiqué.

De plus, au moins dix-huit personnes, dont des enfants et des femmes, auraient été tuées ou blessées mardi, dans la province centrale d’Al-Bayda, au Yémen, piégées dans les décombres de leurs maisons, à la suite de l’explosion d’une maison voisine, déclenchée par la milice houthie.

Des militants yéménites, des voisins et des autorités gouvernementales indiquent que, mardi matin, les Houthis ont fait sauter une maison appartenant à un opposant dans la ville de Radaa à Al-Bayda, provoquant l’effondrement de bâtiments adjacents en briques de boue qui abritaient au moins dix-huit personnes.

Des vidéos montrent des voisins en train de retirer les corps des victimes, tandis que d’autres se servent de leurs propres mains et de pierres pour sauver les personnes piégées sous les décombres, implorant de l’aide.

Nasser Ali al-Sanae, un militant yéménite de Radaa qui vit maintenant dans la ville de Marib après avoir fui la répression des Houthis, déclare à Arab News que la mort d’au moins neuf personnes aurait été confirmée et que les gens tentaient désespérément de secourir les personnes piégées, ajoutant que les habitants indignés avaient bloqué les routes et organisé une manifestation dans la ville contre les Houthis pour condamner la mort des civils.

«Il s’agit là d’un des nombreux crimes houthis commis contre les Yéménites en général et le peuple de Radaa en particulier. Ils ont fait exploser la maison, même s’il y a de vieux bâtiments à proximité qui risquent de s’effondrer», précise M. Al-Sanae.

Une vidéo, confirmée par M. Al-Sanae, a fait le tour des réseaux sociaux. On y voit un homme appelant une femme coincée sous les décombres. «Aïcha! Tu vas bien?», demande l’homme, tout en dégageant la voie pour libérer la femme piégée.

La mort de civils a suscité un tollé au Yémen. Des militants et des responsables gouvernementaux accusent les Houthis d’avoir fait exploser les maisons de leurs opposants et d’avoir opprimé la population dans les régions qu’ils contrôlent.

«La milice terroriste houthie, affiliée à l’Iran, prétend à tort être préoccupée par ce qui se passe à Gaza et feint l’humanité. En réalité, elle démolit de sang-froid des maisons yéménites alors que des familles, des femmes et des enfants y vivent», déclare sur X le ministre yéménite de l’Information, Mouammar al-Eryani.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.