Les hôpitaux publics attendent «avec impatience» une hausse de leurs tarifs

Des sages-femmes préparent une salle de maternité pour un accouchement, au service de maternité de l'hôpital d'Ajaccio, en Corse, une île méditerranéenne française, le 18 janvier 2024 (Photo, AFP).
Des sages-femmes préparent une salle de maternité pour un accouchement, au service de maternité de l'hôpital d'Ajaccio, en Corse, une île méditerranéenne française, le 18 janvier 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 25 mars 2024

Les hôpitaux publics attendent «avec impatience» une hausse de leurs tarifs

  • Ces grilles tarifaires - quel prix pour une opération de la cataracte ou une appendicite, par exemple - déterminent environ 60% des recettes des hôpitaux publics
  • «Les gens meurent faute d'avoir été bien diagnostiqués et pris en charge» aux urgences de Châteauroux

PARIS: Les hôpitaux publics, en déficit historique, "attendent avec impatience" une revalorisation des tarifs, a rappelé lundi le président de la Fédération hospitalière de France, plaidant aussi pour une "meilleure coordination entre médecine de ville et hôpital public".

Environ trois semaines après l'appel des hôpitaux publics à l'exécutif pour augmenter "significativement" leurs tarifs devenus "obsolètes" en raison notamment de l'inflation, "nous attendons avec impatience", a déclaré le président de la FHF, Arnaud Robinet, sur TF1.

"Certaines filières méritent d'être revalorisées, d'autres un peu moins", a-t-il ajouté.

Dans un contexte de finances contraintes, les pouvoirs publics doivent prochainement rendre leurs arbitrages concernant l’évolution pour 2024 des tarifs d’hospitalisation pris en charge par l'Assurance maladie, comme ils le font chaque année.

Ces grilles tarifaires - quel prix pour une opération de la cataracte ou une appendicite, par exemple - déterminent environ 60% des recettes des hôpitaux publics.

Coupes dans les finances publiques

Interrogé sur d'éventuelles économies dans la santé, à l'heure où l'exécutif prévoit des coupes dans les finances publiques, Arnaud Robinet a répondu: "A la FHF, nous ne demandons pas toujours plus d'argent, nous disons qu'il faut être plus efficients, arrêter l'hospitalocentrisme, avoir une meilleure coordination entre la médecine de ville et l'hôpital public, nous demandons une loi de programmation".

Selon lui, ce qui est nécessaire pour le système de santé, c'est "une réorganisation sur l'ensemble du territoire".

"Six Français sur dix ont dit avoir renoncé aux soins au moins une fois ces cinq dernières années pour de multiples raisons, principalement des temps d'attente trop longs dans certains services et un manque d'accès aux soins dans des territoires dépourvus de professionnels de santé", a pointé Arnaud Robinet.

Les urgences sont "le carrefour des difficultés", a-t-il souligné, affirmant que 40% des patients pourraient être pris en charge par la médecine de ville.

"Les gens meurent faute d'avoir été bien diagnostiqués et pris en charge" aux urgences de Châteauroux, a alerté récemment le maire de cette ville, Gil Averous (ex-LR), disant n'avoir "jamais connu un tel délabrement du service public hospitalier".

Le président de la FHF - et maire de Reims -, pour lequel "cet appel fait froid dans le dos", a jugé lundi qu'il a "peut-être été un peu fort dans les mots employés". "Je dis à nos concitoyens qu'ils peuvent venir aux urgences et seront pris en charge, en fonction de la gravité et des priorités", a-t-il affirmé, jugeant qu'"on ne meurt pas aux urgences".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.