La Première ministre italienne rend visite au personnel de la Finul au Liban

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Publié le Vendredi 29 mars 2024

La Première ministre italienne rend visite au personnel de la Finul au Liban

  • Najib Mikati et Giorgia Meloni ont échangé sur les efforts déployés pour réduire les tensions dans la région, alors que le bilan des victimes des frappes israéliennes continue d’augmenter
  • Les sirènes ont retenti à deux reprises au quartier général de la Finul à Naqoura durant la visite de la Première ministre italienne dans le sud

BEYROUTH: Le Premier ministre sortant, Najib Mikati, réaffirme l'engagement du Liban à mettre pleinement en œuvre toutes les résolutions internationales, notamment la résolution 1701 du Conseil de sécurité des nations unies, adoptée en 2006 pour mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah cette même année.

Il souligne également la nécessité pour Israël de respecter pleinement ces résolutions et de cesser ses violations de la souveraineté du Liban.

M. Mikati a fait ces remarques lors de la réception de la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, à Beyrouth.

Jeudi, Mme Meloni a rendu visite au contingent italien au quartier général de la Force intérimaire des nations unies au Liban (Finul), dans le village de Chamaa, et elle a exprimé sa gratitude aux troupes pour leurs services.

Le contingent italien est l'une des plus importantes unités militaires de la Finul dans le sud du Liban.

La visite de Giorgia Meloni a duré vingt-quatre heures, pendant lesquelles les tensions se sont considérablement accrues dans le sud du Liban en raison des derniers développements militaires.

Les sirènes ont retenti à deux reprises au quartier général de la Finul à Naqoura alors que la Première ministre italienne était dans le sud.

Le maire de Chamaa, Abdel Kader Safieddine, a déclaré que la visite se limitait à «une réunion militaire interne avec le chef de l'unité italienne et le général de la brigade alpine de Taurinense».

Il a informé Arab News que «compte tenu de la situation actuelle, aucune réception n'a été organisée».

Les entretiens entre Mme Meloni et M. Mikati ont eu lieu mercredi soir. Selon un communiqué publié par son bureau, Najib Mikati «a réitéré l'engagement du Liban à la pleine mise en œuvre de toutes les résolutions internationales relatives à la région et au Liban, en particulier la résolution 1701 du Conseil de sécurité des nations unies».

M. Mikati a rappelé qu'Israël devait également s'engager à respecter pleinement les résolutions de l'ONU et à cesser ses attaques terrestres, maritimes et aériennes contre la souveraineté du Liban.

Les deux parties «ont exprimé leur satisfaction concernant la résolution 2728 du Conseil de sécurité des nations unies, qui appelle à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza pendant le mois sacré du ramadan, espérant qu'il se transformera en un cessez-le-feu durable».

L'arrivée de Giorgia Meloni à Beyrouth mercredi soir a coïncidé avec une escalade sanglante de la part d'Israël.

La Maison-Blanche a appelé Israël et le Liban à accorder une priorité absolue au rétablissement du calme, alors que le bilan des frappes aériennes israéliennes mercredi dans le sud du Liban s'élevait à seize morts, dont plusieurs militants et membres de groupes paramédicaux.

«Le rétablissement du calme le long de cette frontière reste une priorité absolue pour le président Biden et pour son administration et nous pensons qu'il doit également être d'une importance primordiale pour le Liban et Israël», a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, John Kirby, à Washington.

Le sous-secrétaire d'État adjoint américain, Ethan Goldrich, est arrivé à Beyrouth et il a rencontré le ministre sortant des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, accompagné de l'ambassadrice Lisa Jones.

M. Goldrich a souligné «la nécessité de soutenir les initiatives diplomatiques visant à rétablir la stabilité dans le sud et dans la région».

M. Bou Habib a assuré à Joanna Wronecka, la Coordinatrice spéciale des nations unies pour le Liban, que «le Liban continuera à œuvrer pour la pleine mise en œuvre de la résolution 1701, car il s’agit du meilleur moyen pour parvenir à la stabilité souhaitée».

Cette résolution appelle notamment au retrait des forces israéliennes du Liban et au désarmement des groupes armés, y compris le Hezbollah.

Après le massacre d'Al-Habbaryeh le matin même, l'armée israélienne a perpétré deux autres massacres à Naqoura et à Tayr Harfa.

Le Hezbollah et le mouvement Amal ont présenté leurs condoléances aux familles des victimes dans des déclarations publiées jeudi.

Plusieurs blessés, dont une femme, ont été transportés vers des hôpitaux de la ville de Tyr pour recevoir des soins, tandis que les cours étaient bondées de résidents et de donneurs de sang.

Le Hezbollah a riposté aux attaques israéliennes jeudi matin en prenant pour cible les colonies de Goren et de Shlomi avec des missiles et des tirs d'artillerie.

Le groupe a déclaré avoir visé le quartier général nouvellement établi du bataillon Liman avec des obus d'artillerie.

Dans le même temps, la Société de radiodiffusion publique israélienne a cité un responsable israélien affirmant que «l'armée israélienne entrera au Liban après l'achèvement de l'opération de Rafah».

De son côté, le chef du commandement nord israélien, Uri Gordin, a annoncé mercredi que «les forces israéliennes étaient prêtes à agir à la frontière libanaise».


Frontière Gaza-Egypte: Israël annonce avoir pris le contrôle du couloir de Philadelphie

Un responsable militaire israélien a déclaré mercredi que les forces israéliennes avaient obtenu le contrôle tactique du couloir de Philadelphie qui longe la frontière entre la bande de Gaza et l'Égypte. (AFP)
Un responsable militaire israélien a déclaré mercredi que les forces israéliennes avaient obtenu le contrôle tactique du couloir de Philadelphie qui longe la frontière entre la bande de Gaza et l'Égypte. (AFP)
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  • Le couloir de Philadelphie est un chemin de patrouille frontalier que l'armée israélienne s'était taillé le long de la frontière avec l'Egypte à l'intérieur de la bande de Gaza avant le retrait israélien unilatéral de ce territoire palestinien en 2005
  • Mercredi, des combats de rue et des bombardements ont secoué Rafah, ville frontalière de l'Egypte à la lisière sud de la bande de Gaza

JÉRUSALEM: L'armée israélienne a pris le contrôle du couloir de Philadelphie, zone tampon à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte, a affirmé mercredi soir le porte-parole de l'armée israélienne.

"Ces derniers jours", les forces armées israéliennes "ont pris le contrôle opérationnel du couloir de Philadelphie à la frontière entre l'Egypte et Rafah", a affirmé le contre-amiral Daniel Hagari, lors d'une déclaration télévisée.

Le couloir de Philadelphie est un chemin de patrouille frontalier que l'armée israélienne s'était taillé le long de la frontière avec l'Egypte à l'intérieur de la bande de Gaza avant le retrait israélien unilatéral de ce territoire palestinien en 2005, après 38 années d'occupation.

"Le couloir de Philadelphie servait de tuyau d'oxygène au Hamas, par lequel il faisait transiter régulièrement des armes vers la bande de Gaza", a poursuivi M. Hagari, ajoutant que l'armée israélienne avait découvert "une vingtaine de tunnels" dans cette zone.

"Ces dernières semaines, nos forces ont découvert une infrastructure terroriste souterraine sophistiquée à l'est de Rafah d'une longueur d'un kilomètre et demi à une centaine de mètres du passage" frontalier de Rafah, entre l'Egypte et la bande de Gaza, a en outre déclaré le porte-parole.

Ce poste-frontière, seul point de passage entre la bande de Gaza et l'Egypte, est fermé depuis que l'armée israélienne en a pris le contrôle au début du mois de mai.

Mercredi, des combats de rue et des bombardements ont secoué Rafah, ville frontalière de l'Egypte à la lisière sud de la bande de Gaza, au lendemain de l'entrée de chars israéliens dans le centre de la ville, devenue, ces dernières semaines, l'épicentre de la guerre entre l'armée israélienne et le Hamas.

 


Les détenteurs de visas ne pourront pas accéder à La Mecque pendant la saison du Hajj

Des pèlerins musulmans se recueillent autour de la Kaaba, à la Grande Mosquée, lors du pèlerinage annuel du Hajj à La Mecque, en Arabie saoudite, le 25 juin 2023. (AFP)
Des pèlerins musulmans se recueillent autour de la Kaaba, à la Grande Mosquée, lors du pèlerinage annuel du Hajj à La Mecque, en Arabie saoudite, le 25 juin 2023. (AFP)
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  • Du 23 mai au 21 juin, seuls les pèlerins munis de permis de Hajj seront autorisés à entrer à La Mecque, sous peine de sanctions en cas d'infraction
  • Le ministère a exhorté les visiteurs qui sont actuellement en Arabie saoudite à éviter de se rendre à La Mecque pendant la période spécifiée

RYAD: Le ministère saoudien de l'Intérieur a annoncé que les détenteurs de visas de visite ne seront pas autorisés à entrer ou à séjourner à La Mecque pendant la saison du Hajj.

Du 23 mai au 21 juin, seuls les pèlerins munis de permis de Hajj seront autorisés à entrer à La Mecque, sous peine de sanctions en cas d'infraction.

Le ministère a souligné que les visas de visite ne permettaient pas d'effectuer le Hajj. Il a également exhorté les visiteurs qui sont actuellement en Arabie saoudite à éviter de se rendre à La Mecque pendant la période spécifiée.

«Les contrevenants seront soumis à des sanctions, conformément aux lois en vigueur dans le Royaume», lit-on dans un communiqué du ministère.

Le ministère de l'Intérieur avait précédemment annoncé qu'il infligerait des amendes d'un montant de 2 666 dollars (1 dollar = 0,92 euro) à toute personne, citoyens saoudiens compris, surprise en train d'entrer à La Mecque sans permis de Hajj entre le 2 et le 20 juin.


Gaza:Des militants palestiniens diffuse une vidéo d'un otage israélien en vie

Une image extraite d'une vidéo publiée par le groupe militant palestinien Jihad islamique le 28 mai 2024, montre un otage israélien détenu à Gaza, identifié par les médias israéliens comme étant l'otage russo-israélien de 28 ans Sasha Trupanov, s'adressant à la caméra ( Photo, AFP).
Une image extraite d'une vidéo publiée par le groupe militant palestinien Jihad islamique le 28 mai 2024, montre un otage israélien détenu à Gaza, identifié par les médias israéliens comme étant l'otage russo-israélien de 28 ans Sasha Trupanov, s'adressant à la caméra ( Photo, AFP).
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  • Le jeune homme, identifié par les médias israéliens comme étant Sacha Trupanov, 28 ans, est un citoyen israélo-russe
  • Sa mère, sa grand-mère et sa petite amie qui avaient été enlevées le même jour ont été libérées lors de la trêve fin novembre

GAZA: Le Jihad islamique palestinien a diffusé mardi la vidéo d'un otage israélien en vie s'exprimant en hébreu dans un court message.

Le jeune homme, identifié par les médias israéliens comme étant Sacha Trupanov, 28 ans, est un citoyen israélo-russe. Il avait été capturé le 7 octobre dans le kibboutz Nir Oz puis emmené dans la bande de Gaza.

Sa mère, sa grand-mère et sa petite amie qui avaient été enlevées le même jour ont été libérées lors de la trêve fin novembre entre le Hamas et Israël, qui a permis la libération de 105 otages.

Son père Vitaly Trupanov, 50 ans, avait été tué lors de l'attaque.

"Voir mon Sasha à la télévision aujourd'hui est très réconfortant, mais cela me brise aussi le cœur qu'il soit en captivité depuis si longtemps. J'en appelle à tout le monde, à tous les décisionnaires, s'il vous plaît, faites tout, absolument tout, pour ramener mon fils et tous les otages à la maison maintenant !", a déclaré sa mère Yelena Trupanov, dans un court message publié par le Forum des familles d'otages.

Preuve 

Le Hamas et le Jihad islamique palestinien ont déjà, par le passé, diffusé des vidéos d'otages.

Cette vidéo "est une preuve supplémentaire que le gouvernement israélien doit donner un mandat clair à l'équipe de négociation, qui pourra aboutir à un accord pour le retour de tous les otages", affirme le Forum des familles d'otages, principale association israélienne de proches d'otages retenus dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre.

Ce jour-là, des commandos du Hamas ont mené une attaque sans précédent dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1.189 personnes, en majorité des civils, selon un bilan de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Ils ont également enlevé 252 personnes. Parmi elles, selon Israël, 121 sont toujours détenues dans la bande de Gaza, dont 37 sont considérées mortes par l'armée israélienne.

La vaste opération militaire menée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 36.000 morts, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.