Algérie: Vers un système de subventions pour les plus nécessiteux?

 Le ministre algérien des Finances, Aymen Benabderrahmane, assiste à une réunion du Sénat à Alger, la capitale, le 28 décembre 2020. (RYAD KRAMDI / AFP)
Le ministre algérien des Finances, Aymen Benabderrahmane, assiste à une réunion du Sénat à Alger, la capitale, le 28 décembre 2020. (RYAD KRAMDI / AFP)
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Publié le Vendredi 08 janvier 2021

Algérie: Vers un système de subventions pour les plus nécessiteux?

  • La révision du système des subventions fera-t-elle partie des mesures de rationalisation des dépenses publiques prévues par le gouvernement algérien au cours de l’année 2021?
  • Cette révision figure, selon Aymen Benabderrahmane, parmi les priorités du second semestre de l’année 2021 du gouvernement algérien

PARIS: Annoncée et reportée à maintes reprises depuis des années, la révision du système des subventions, sujet sensible et complexe, fera-t-elle partie des mesures de rationalisation des dépenses publiques prévues par le gouvernement algérien au cours de l’année 2021?

Cette révision, envisagée depuis la chute des prix du pétrole en 2014, mais jamais concrétisée, figure, selon Aymen Benabderrahmane, le ministre des Finances algérien, parmi les priorités du second semestre de l’année 2021 du gouvernement.

Directes ou indirectes, les subventions accordées par les pouvoirs publics sont coûteuses et mal réparties, notamment dans le contexte incertain de crise économique et sanitaire liée, entre autres, à la pandémie de Covid-19. La loi de finances prévoit pour l’année 2021 une enveloppe de 1 960 milliards de dinars, soit 17 milliards de dollars (13,88 milliards d’euros), qui sera consacrée au soutien social.

Révision du système des subventions?

D’après le ministère des Finances, une révision du système des subventions pourrait être mise en œuvre au cours du second semestre de l’année 2021. Ainsi, «des critères ouvrant droit au soutien» ont été définis. «Il n’est pas normal que les catégories aisées acquièrent les produits subventionnés au même prix que les citoyens à faible revenu», fait savoir le ministre des Finances à Arab News en français, qui précise que le gouvernement œuvre pour que «le soutien de l’État profite aux citoyens qui en ont le plus besoin».

Dans une déclaration à la presse algérienne, Aymen Benabderrahmane indique que le système des subventions sera désormais destiné aux catégories sociales les plus nécessiteuses. Le ministre explique que «la protection du pouvoir d’achat et le maintien du caractère social de l’État sont consacrés par la Constitution».

Collaboration avec la Banque mondiale

Dans le cadre de la refonte du système des subventions, considérée comme l’un des plus grands défis socio-économiques du pays, les pouvoirs publics ont sollicité l’aide technique de la Banque mondiale (BM) afin de mettre en place un système de ciblage des subventions. Réalisée entre les mois de mars et de juin 2018, cette étude avait pour objectif de déterminer les outils qui permettent d’orienter les subventions vers les catégories sociales qui en ont le plus besoin.

«Au nom d’une justice sociale, la refonte de la politique sociale est indispensable. Un système de subventions généralisé à tous n’a pas lieu d’être», nous confie Amel, cadre dans une entreprise privée. «Il est urgent de rétablir les aides à destination des ménages les plus vulnérables, surtout en cette période de pandémie et dans le contexte économique actuel du pays.»


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.