Un Américain retrouve sa famille saoudienne après 40 ans – larmes de joie

Eid Alsoumani et sa famille ont finalement été réunis le 9 mai. Plusieurs d’entre eux rencontraient pour la première fois leur proche de 42 ans. (Photo fournie)
Eid Alsoumani et sa famille ont finalement été réunis le 9 mai. Plusieurs d’entre eux rencontraient pour la première fois leur proche de 42 ans. (Photo fournie)
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Publié le Dimanche 19 mai 2024

Un Américain retrouve sa famille saoudienne après 40 ans – larmes de joie

  • Eid Alsoumani, aujourd’hui âgé de 42 ans, avait deux ans au moment des faits
  • La mère américaine de son frère aîné a rompu les liens avec la famille pour des raisons qui n’ont pas été révélées au public

DJEDDAH: Quatre décennies de recherches ont finalement conduit à d’émouvantes retrouvailles entre un citoyen américain et sa famille saoudienne, mettant fin à une période douloureuse d’attente qui semblait vouée à l’échec.

Eid Alsoumani, aujourd’hui âgé de 42 ans, avait deux ans au moment des faits. La mère américaine de son frère aîné a rompu les liens avec la famille pour des raisons qui n’ont pas été révélées au public.

Elle avait rencontré Saoud Alsoumani alors qu’il était étudiant aux États-Unis. Ils se sont mariés et ont eu deux fils.

Eid Alsoumani et sa famille ont finalement été réunis le 9 mai. Plusieurs d’entre eux rencontraient pour la première fois leur proche de 42 ans. (Photo fournie)
Eid Alsoumani et sa famille ont finalement été réunis le 9 mai. Plusieurs d’entre eux rencontraient pour la première fois leur proche de 42 ans. (Photo fournie)

Après son retour en Alabama avec les garçons, la mère de Eid a coupé toute communication entre leur père – qui est retourné en Arabie saoudite – et eux.

«Pendant cette période, qui a duré 40 ans, les membres de la famille cherchaient leurs proches par l’intermédiaire de l’ambassade américaine. Ils ont essayé de rechercher la famille à plusieurs reprises, mais aucune piste ne leur a été a bénéfique», déclare Bander Alsoumani, le cousin de Eid.

en bref

• Une vidéo émouvante des retrouvailles entre Eid Alsoumani et sa famille à l’aéroport international du roi Abdelaziz après 40 ans de séparation a fait le tour des réseaux sociaux.

• Pendant des décennies, la famille avait tout essayé, y compris demander l’aide de l’ambassade saoudienne à Washington.

Professeur d’anglais au lycée Abdallah al-Thagafi à Djeddah, Bander déclare à Arab News que sa famille n’avait pas perdu espoir de retrouver les frères perdus. «Nous espérions simplement qu’ils étaient en vie.»

Après des décennies de recherches infructueuses, leur père est décédé, sans jamais avoir renoué avec ses fils. Leur oncle, Khalid Alsoumani, s’est rendu aux États-Unis, déterminé à retrouver ses ex-neveux.

Eid Alsoumani et sa famille ont finalement été réunis le 9 mai. Plusieurs d’entre eux rencontraient pour la première fois leur proche de 42 ans. (Photo fournie)

Selon Bander, alors que l’oncle sollicitait l’aide de l’ambassade saoudienne à Washington, la persévérance d’un autre membre de la famille a porté ses fruits lorsqu’il a trouvé le profil de Eid sur Instagram.

«C’était le plus beau jour pour la famille... nous étions si heureux de savoir que Eid était vivant et qu’il revenait à la maison avec son oncle», indique Bander. Le bonheur est cependant empreint de tristesse puisque le frère aîné d’Eid est décédé.

Eid Alsoumani et sa famille ont finalement été réunis le 9 mai. Plusieurs d’entre eux rencontraient pour la première fois leur proche de 42 ans.

«Je crois que je reviendrai dans six mois. J’espère en apprendre davantage sur ma religion, l’arabe et ma famille.»- Eid Alsumani, retrouvé après 40 ans
«Je crois que je reviendrai dans six mois. J’espère en apprendre davantage sur ma religion, l’arabe et ma famille.»- Eid Alsumani, retrouvé après 40 ans

«C’était le sentiment le plus merveilleux au monde... je ne pouvais tout simplement pas croire que la famille avait retrouvé son fils après tant d'années», déclare Bander.

Une vidéo émouvante des retrouvailles entre Eid Alsoumani et sa famille à l’aéroport international du roi Abdelaziz après 40 ans de séparation a fait le tour des réseaux sociaux.

Lorsque Eid est apparu après le contrôle des passeports avec son oncle, ses cousins et ses proches l’ont serré dans leurs bras les uns après les autres, versant des larmes de joie.

La famille a organisé une réunion avec divers membres de la famille, venus de tous les coins pour rencontrer le fils perdu depuis longtemps et fêter cette occasion joyeuse.

Au cours de ces retrouvailles émouvantes, Eid, vêtu de la tenue traditionnelle saoudienne, a exprimé son immense bonheur et son soulagement de retrouver sa famille élargie.

Citoyen américain, Eid a grandi en Alabama et réside actuellement en Floride après avoir obtenu une licence en histoire et en technologie du génie nucléaire.

S’adressant à Arab News après avoir accompli l’Omra à La Mecque, Eid qualifie d’«exceptionnelle» la scène à l’aéroport.

Il dit: «C’était surréel. C’était la première fois que je me rendais dans mon pays natal.»

«J’étais très enthousiaste à l’idée de voir quatre membres de ma famille qui m’ont accueilli avec l’hospitalité légendaire des Saoudiens. On aurait dit une scène de film.»

 

Eid, qui a été élevé par sa mère dans les valeurs chrétiennes, a renoué avec l’islam avec l’aide de ses proches saoudiens.

Il décrit le moment de prière dans la Grande Mosquée de La Mecque comme inoubliable. «Quand j'étais à La Mecque, j'ai été étonné de voir autant de gens du monde entier qui marchaient et priaient ensemble pour l’amour d’Allah», dit-il.

Évoquant son avenir dans le Royaume, il déclare: « Alhamdoulillah, mon séjour a été prolongé de quelques jours. Je crois que je reviendrai dans six mois. J’espère en apprendre davantage sur ma religion, l’arabe et ma famille.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com