L'armée israélienne annonce avoir récupéré les corps de trois otages dans la bande de Gaza

Cette annonce intervient moins d’une semaine après que l’armée a déclaré avoir retrouvé les corps de trois autres otages israéliens tués le 7 octobre. (FILE/AFP)
Cette annonce intervient moins d’une semaine après que l’armée a déclaré avoir retrouvé les corps de trois autres otages israéliens tués le 7 octobre. (FILE/AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 24 mai 2024

L'armée israélienne annonce avoir récupéré les corps de trois otages dans la bande de Gaza

  • «Sur la base des renseignements recoupés en notre possession», tous trois «ont été assassinés lors du massacre du 7 octobre», a dit l'armée
  • Les trois corps ont été ramenés en Israël

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé vendredi avoir récupéré les corps de trois otages retenus dans la bande de Gaza depuis l'attaque du mouvement islamiste Hamas sur le sol israélien le 7 octobre qui a déclenché la guerre dans le territoire palestinien.

"Les corps des otages (Chanan) Yablonka (Israélien, NDLR), Michel Nisenbaum (Israélo-Brésilien, NDLR), et Orion Hernandez (Radoux, Franco-Mexicain, NDLR) ont été récupérés dans la nuit lors d'une opération conjointe" de l'armée et de services de renseignements israéliens à Jabalia, dans le nord du territoire, a indiqué l'armée dans un communiqué.

"Sur la base des renseignements recoupés en notre possession", tous trois "ont été assassinés lors du massacre du 7 octobre" et leurs corps ont ensuite été pris par des hommes du Hamas et emmenés jusqu'à Gaza, ajoute l'armée. Les trois corps ont été ramenés en Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé son "profond chagrin" après cette annonce. Le gouvernement a "l’obligation nationale et morale de faire tout (son) possible pour ramener (les) otages – ceux qui sont vivants et ceux qui sont décédés", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Quarante-troisième victime française du 7 octobre, Orion Hernandez Radoux, 32 ans, assistait au festival de musique Nova, dans le sud d'Israël, lorsque les combattants du Hamas ont attaqué.

Il était avec son amie Shani Louk, une Germano-Israélienne de 22 ans qui était ensuite apparue dans une vidéo sur les réseaux sociaux, allongée sur le ventre, apparemment inconsciente et à moitié dénudée, à l'arrière d'un pick-up dans la bande de Gaza. L'armée israélienne a annoncé le 17 mai avoir rapatrié son corps.

Le président français Emmanuel Macron a exprimé son "immense tristesse" après l'annonce du décès d'Orion Hernandez Radoux. "La France reste plus que jamais engagée pour la libération de tous les otages", a-t-il écrit sur X alors que deux otages français restent captifs à Gaza.

Fan de sport et de musique, Chanan Yablonka avait également été enlevé lors du festival. Divorcé et père de deux enfants, selon sa soeur Avivit, il avait décidé à la dernière minute de se rendre au festival avec quatre amis.

«Immense tristesse»

Sa soeur Avivit Yablonka a déclaré à l'AFP que lui et ses amis avaient tenté de s'enfuir en voiture. Les corps de ses quatre amis, dont celui de l'ancien footballeur international israélien Lior Assouline, ont été retrouvés et identifiés près du véhicule.

Mardi, Mme Yablonka avait confié à l'AFP "craindre une mauvaise nouvelle" à propos de son frère après l'annonce du rapatriement de plusieurs corps d'autres otages la semaine précédente.

Le matin du 7 octobre, Michel Nisenbaum (59 ans), habitant de Sderot, ville à la lisière de la bande de Gaza, était parti en voiture chercher sa petite-fille – dont le père est militaire – à la base militaire de Réïm. Il n'avait plus donné de nouvelles depuis. Il était au téléphone avec des membres de sa famille quand la ligne a été coupée. Par la suite, une voix parlant arabe avait répondu à un appel de l'une de ses filles.

De nationalité israélienne et brésilienne, Michel Nisenbaum est né à Niteroi, près de Rio de Janeiro, avant d'émigrer en Israël à l'âge de 12 ans. Il est divorcé et père de deux filles mariées.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a fait part sur X de "son immense tristesse". "Nous resterons engagés dans les efforts pour libérer tous les otages, et pour parvenir à un cessez-le-feu et à la paix pour les peuples d'Israël et de Palestine", écrit-il encore.

L'attaque du Hamas a entraîné la mort de plus de 1.170 personnes du côté israélien, en majorité des civils tués le 7 octobre, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de chiffres officiels israéliens. Sur les 252 personnes emmenées comme otages le 7 octobre, 121 sont toujours détenues à Gaza, dont 37 sont mortes selon l’armée israélienne.

En représailles à l'attaque du 7 octobre, Israël a lancé une opération militaire qui a fait jusqu'ici 35.800 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Short Url
  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.


Le Premier ministre irakien condamne une « attaque de drone» au-dessus d'Erbil

Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a condamné une "attaque de drones" qui a violé l'espace aérien d'Erbil, dans la région du Kurdistan (nord), a indiqué jeudi son cabinet, après que plusieurs drones ont été abattus. (AFP)
Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a condamné une "attaque de drones" qui a violé l'espace aérien d'Erbil, dans la région du Kurdistan (nord), a indiqué jeudi son cabinet, après que plusieurs drones ont été abattus. (AFP)
Short Url
  • Il s'agit des premières attaques de drones signalées près du consulat à Erbil depuis le début d'un fragile cessez-le-feu en avril
  • Les forces kurdes de lutte antiterroriste ont assuré que les forces de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis avaient "abattu et détruit huit drones chargés d'explosifs au-dessus d'Erbil entre 20H53 et 21H20"

ERBIL: La coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis a abattu plusieurs drones mercredi au-dessus d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, ont annoncé les forces kurdes.

Des journalistes de l'AFP ont dit avoir vu des drones survoler Erbil, dans le nord de l'Irak, avant d'être touchés par la défense antiaérienne, provoquant des explosions et une fumée visible près du consulat américain, qui a déjà été la cible d'attaques de drones et de roquettes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Il s'agit des premières attaques de drones signalées près du consulat à Erbil depuis le début d'un fragile cessez-le-feu en avril.

Les forces kurdes de lutte antiterroriste ont assuré que les forces de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis avaient "abattu et détruit huit drones chargés d'explosifs au-dessus d'Erbil entre 20H53 et 21H20" (17H53 et 18H20 GMT).

Il n'a pas été fait état de victimes.

Aucun groupe n'a revendiqué ces attaques dans l'immédiat. Elles coïncident avec la visite du nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi à Washington, où il a rencontré le président américain Donald Trump.

Le Kurdistan irakien, une région riche en pétrole où sont présentes des forces américaines, a été visé depuis le début de la guerre déclenchée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël le 28 février. Des groupes armés irakiens pro-iraniens ont été à l'origine de la plupart de ces attaques.

Ceux-ci ont pris pour cible plus de 600 fois des installations américaines en Irak.

L'Iran a également procédé à des frappes contre des rebelles kurdes iraniens basés au Kurdistan irakien pendant la guerre et même après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

 


L'Iran menace de réduire à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées 

L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques. (AFP)
L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques. (AFP)
Short Url
  • "Toutes les infrastructures de la région seront écrasées sous les coups d'acier des puissantes forces armées de la République islamique d'Iran, à tel point qu'il n'en restera aucune trace, comme si elles n'avaient jamais existé"
  • Donald Trump a affirmé mardi sur la chaîne Fox News qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine, à moins que les Iraniens ne "s'assoient à la table des négociations"

TEHERAN: L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques.

"Toutes les infrastructures de la région seront écrasées sous les coups d'acier des puissantes forces armées de la République islamique d'Iran, à tel point qu'il n'en restera aucune trace, comme si elles n'avaient jamais existé", a affirmé le commandement interarmées iranien dans un communiqué réagissant aux menaces proférées par le président américain.

Donald Trump a affirmé mardi sur la chaîne Fox News qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine, à moins que les Iraniens ne "s'assoient à la table des négociations".