Arabie saoudite-Norvège: réunion pour une approche coordonnée en faveur de la reconnaissance de la Palestine

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, copréside dimanche, à Bruxelles, une réunion pour une approche coordonnée en faveur de la reconnaissance de la Palestine. (Agence de presse saoudienne)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, copréside dimanche, à Bruxelles, une réunion pour une approche coordonnée en faveur de la reconnaissance de la Palestine. (Agence de presse saoudienne)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’entretient dimanche, à Bruxelles, avec le Premier ministre qatari Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani. (Agence de presse saoudienne)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’entretient dimanche, à Bruxelles, avec le Premier ministre qatari Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani. (Agence de presse saoudienne)
Al-Thani à Bruxelles dimanche. (Agence de presse saoudienne)
Al-Thani à Bruxelles dimanche. (Agence de presse saoudienne)
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Publié le Lundi 27 mai 2024

Arabie saoudite-Norvège: réunion pour une approche coordonnée en faveur de la reconnaissance de la Palestine

  • La réunion a abordé la nécessité urgente de mettre fin à la guerre à Gaza et de prendre les mesures nécessaires pour mettre en œuvre une solution à deux États
  • La conférence a exprimé son soutien aux efforts visant à parvenir à un cessez-le-feu immédiat, à libérer les prisonniers et les otages et à faire face à la crise humanitaire catastrophique

RIYAD: L’Arabie saoudite et la Norvège ont organisé, dimanche, à Bruxelles, une réunion pour une approche coordonnée de la reconnaissance de la Palestine.

La réunion a abordé la nécessité urgente de mettre fin à la guerre à Gaza et de prendre les mesures nécessaires pour mettre en œuvre une solution à deux États, rapporte l’Agence de presse saoudienne.

Des ministres et représentants de l’Allemagne, de l’Algérie, de l’Autriche, de Bahreïn, de la Belgique, du Danemark, de l’Égypte, de l’Espagne, de l’Indonésie, de l’Irlande, de la Jordanie, de la Lettonie, du Portugal, du Qatar, de la Roumanie, de la Slovaquie, de la Slovénie, de la Palestine, de la Suède, de la Suisse, de la Turquie, des Émirats arabes unis, du Royaume-Uni et de l’Organisation de la coopération islamique y ont participé.

Cette réunion s’inscrit dans la continuité d’une précédente rencontre sur le même sujet, organisée à Riyad, le 29 avril, pour les ministres arabes et européens.

La conférence a exprimé son soutien aux efforts visant à parvenir à un cessez-le-feu immédiat, à libérer les prisonniers et les otages, à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza et à toutes les mesures et violations unilatérales illégales dans les territoires palestiniens occupés, notamment le contrôle du passage de Rafah, en plus de faire face à la crise humanitaire catastrophique.

Des mesures concrètes visant à établir un État palestinien dans le cadre de la solution à deux États et l’adoption d’une voie politique favorable à une solution durable au conflit israélo-palestinien faisaient également partie des sujets de discussion.

La réunion a mis en lumière l’importance de la reconnaissance de l’État palestinien par la communauté internationale afin d’adopter une approche globale vers une voie fiable et irréversible pour la mise en œuvre de la solution à deux États conformément au droit international et aux normes convenues, y compris les résolutions de l’ONU et l’Initiative de paix arabe.

Cela conduirait alors à une solution juste et durable qui respecte les droits du peuple palestinien et garantit la sécurité dans la région, ouvrant la voie à des relations normales entre les pays, affirme-t-on lors de la réunion.

La réunion intervient avant que la Norvège, l’Espagne et l’Irlande ne reconnaissent officiellement mardi un État palestinien – une décision en grande partie symbolique qui a exaspéré Israël.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.