À Paris, le meilleur de la BD mondiale au cœur d'une exposition événement

Un visiteur regarde une exposition de bandes dessinées originales de Corto Maltese illustrées par Hugo Pratt et écrites par Juan Díaz Canales lors de l'exposition «La BD à tous les étages» au Centre Pompidou à Paris le 28 mai 2024. (AFP)
Un visiteur regarde une exposition de bandes dessinées originales de Corto Maltese illustrées par Hugo Pratt et écrites par Juan Díaz Canales lors de l'exposition «La BD à tous les étages» au Centre Pompidou à Paris le 28 mai 2024. (AFP)
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Publié le Mercredi 29 mai 2024

À Paris, le meilleur de la BD mondiale au cœur d'une exposition événement

  • Plus de 750 planches originales, dessins de couverture, carnets et entretiens inédits rassemblant 130 artistes, dont un quart d'autrices, sont présentés
  • L'exposition débute par le tournant des années 1960, marqué par l'avènement de la contre-culture

PARIS: Des centaines de planches originales de bandes dessinées venues d'Europe, des États-Unis et du Japon, dialoguant avec des créations numériques et des chefs-d'œuvre de la peinture contemporaine, ont investi le Centre Pompidou à Paris pour une grande exposition qui débute mercredi.

Cette "célébration exceptionnelle du 9e art" s'ouvre par une première exposition intitulée "Bande dessinée, 1964-2024". Inédite par son ampleur et la rareté de ses prêts, elle a été conçue et réalisée en partenariat avec le Fonds Hélène et Édouard Leclerc, indiquent les commissaires d'exposition, Emmanuèle Payen et Anne Lemonnier.

Plus de 750 planches originales, dessins de couverture, carnets et entretiens inédits rassemblant 130 artistes, dont un quart d'autrices, sont présentés. Ainsi sont retracés 60 ans d'histoire de la bande dessinée dans ses trois principaux foyers d'expression: la création européenne, les mangas asiatiques et les comics américains.

Une scénographie originale traverse 12 salles thématiques. Des cimaises suspendues dans le vide croisent des écrans géants, diffusant des films et des œuvres numériques créées en direct sur tablette (Zeina Abirached, Pénélope Bagieu, Martin Panchaud...), ainsi que des créations murales inédites de Blutch et Chris Ware.

L'exposition débute par le tournant des années 1960, marqué par l'avènement de la contre-culture. "On bascule alors d'une BD plutôt enfantine avec Tintin, Spirou, à des œuvres destinées à un public adulte avec Pilote et l'irrévérencieux Hara Kiri, en France, ou le mensuel d'avant-garde Garo, au Japon, qui aborde des thèmes plus intimes sur l'autobiographie", explique à l'AFP Lucas Hureau, conseiller scientifique avec Thierry Groensteen, historien de la BD et ancien directeur du musée de la BD à la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image à Angoulême.

Doraemon 

Suivent "les comics underground américains et, en 1964, l'album +Barbarella+ de Jean-Claude Forest qui bouleverse les codes de la BD, puis, au début des années 70, l'intervention du collectif +Bazooka+ dans le quotidien Libération avec un regard moderne. Humour, autobiographie, science-fiction, aventure... tous les codes qui conduisent à la BD d'aujourd'hui sont là", ajoute M. Hureau.

Parmi les pépites, des planches originales du manga Doraemon -célèbre chat venu du futur- de Fujiko F. Fujio, en couleur, sont exposées pour la première fois en France. Ou celles de Calvin et Hobbes, bande dessinée américaine écrite et illustrée par Bill Watterson, qui met en scène les aventures d'un enfant imaginatif de six ans et de son tigre en peluche sarcastique.

Autre trésor, selon le spécialiste: l'album "La Fillette de l'enfer" d'Hideshi Hino, presque complet, est lui aussi exposé, ainsi que des chefs-d'œuvre du manga d'horreur ou des planches insolites de Lorenzo Mattotti inspirées par Bob Dylan.

Au fil des salles, des rencontres se créent autour du rêve (Killoffer), du rire (André Franquin, Gotlib, Claire Brétécher, Catherine Meurisse), de l'anticipation (Osamu Tezuka, Philippe Druillet, Moebius), du récit intime (Edmond Baudoin, Alison Bechtel, Ulli Lust) ou du récit mémoriel (Emmanuel Guibert, Marjane Satrapi).

Corto Maltese 

Six monographies de maîtres historiques de la BD, dont Hergé, dialoguent également avec les collections permanentes du musée d'art moderne, tandis que des auteurs contemporains exposent leurs planches en résonance avec Magritte, Rothko, Picabia ou Van Doesburg.

La bibliothèque publique d'information (BPI) rend hommage aux aventures romanesques du héros Corto Maltese d'Hugo Pratt. La galerie des enfants accueille, elle, une installation immersive de l'autrice et illustratrice Marion Fayolle autour du campement nomade.

Enfin, la revue Lagon, fondée et éditée par un collectif qui présente depuis dix ans la création la plus expérimentale de la bande dessinée, investit le sous-sol avec les séries complètes de BD de 25 artistes émergents.

En parallèle, le Centre Pompidou programme une série de concerts, discussions, conférences, performances et ateliers jusqu'au 7 juillet, avec, le premier week-end, des invités comme l'Américain Art Spiegelman ("Maus") ou la Libanaise Zeina Abirached.


AL-Ittihad signe un contrat de quatre ans avec le milieu de terrain algérien Houssem Aouar

Kareem Benzema accueille Houssem Aouar au camp d'entraînement d'Al-Ittihad à Alicante, en Espagne. (X/@ittihad_fr)
Kareem Benzema accueille Houssem Aouar au camp d'entraînement d'Al-Ittihad à Alicante, en Espagne. (X/@ittihad_fr)
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  • Aouar rejoint la Roma, où il a marqué quatre buts en 16 apparitions la saison dernière.
  • Le milieu de terrain jouait auparavant à Lyon, le club de sa ville natale, en Ligue 1 française, où il a inscrit 30 buts en sept saisons.

JEDDAH : Al-Ittihad a signé un contrat de quatre ans avec le milieu de terrain international algérien d'origine française Houssem Aouar.
Aouar arrive de la Roma, où il a marqué quatre buts en 16 apparitions la saison dernière.

Le milieu de terrain, âgé de 26 ans, jouait auparavant à Lyon, le club de sa ville natale, en Ligue 1 française, où il a inscrit 30 buts en sept saisons.

La cérémonie de signature a eu lieu mardi au camp d'entraînement de l'équipe à Alicante, en Espagne.

L'événement a été présidé par le directeur général du club, Domingos Oliveira, et assisté par le directeur sportif Ramon Planes, suite à la visite médicale passée avec succès par Aouar ce matin.

Domingos Oliveira a souhaité la bienvenue à Aouar, notant que ce transfert marque un nouveau chapitre important dans la carrière d'Aouar. Il a souligné qu'Aouar contribuera de manière significative, aux côtés de ses coéquipiers, à atteindre les normes élevées et les résultats attendus par les fans et les supporters du club.

Oliveira a souligné que la signature d'Aouar correspond aux exigences techniques de l'équipe pour un joueur possédant des qualités spécifiques qui renforcent l'équipe. Cette stratégie est basée sur les besoins techniques identifiés par la commission sportive et examinés par l'entraîneur.

Houssem Aouar a fait part de son enthousiasme à l'idée de rejoindre le club Al-Ittihad, reconnaissant sa riche histoire, sa base de supporters passionnés, ses joueurs distingués et son équipe d'entraîneurs expérimentés. Il est motivé pour donner le meilleur de lui-même afin de représenter le club et d'apporter de la joie à ses supporters.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


La Semaine de la mode de Dubaï annonce son programme préliminaire pour le printemps/été 2025

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  • Prévue avant la semaine de la mode de New York, la DFW se tiendra cette année du 1er au 7 septembre au Dubai Design District (d3).
  • Ce programme élargit le champ d'action des acheteurs et leur permet de découvrir des talents grâce à la DFW et à l'écosystème dynamique de la mode à Dubaï.

DUBAI : Les maisons de mode mondiales et régionales  devraient lancer les plus grandes tendances de la saison printemps/été 2025 lors de la Semaine de la mode de Dubaï ont été annoncées.

Prévue avant la semaine de la mode de New York, la DFW se tiendra cette année du 1er au 7 septembre au Dubai Design District (d3).

Cofondée par le d3 et le Conseil arabe de la mode, la DFW réunira plus de 30 marques de France, d'Inde, d'Indonésie, d'Italie, du Koweït, du Liban, de Libye, de Malaisie, de Palestine, de Russie, des Émirats arabes unis et du Royaume-Uni, qui présenteront des collections de streetwear et de haute couture aux côtés de stylistes invités de renommée internationale.

L'événement s'étend à toute la ville, avec 40 présentations sur invitation, des dîners privés et des lancements de collections organisés par des marques mondiales et des acteurs de l'industrie.

Les trois premiers jours du DFW seront consacrés aux collections de haute couture.

Un mannequin porte une création de la marque malaisienne Rizman Ruzaini lors de la Semaine de la mode de Dubaï. (Fournie)
Un mannequin porte une création de la marque malaisienne Rizman Ruzaini lors de la Semaine de la mode de Dubaï. (Fournie)

Les trois derniers jours seront consacrés aux collections de prêt-à-porter de créateurs renommés tels que Alia Bastamam, April & Alex, Benang Jarum, BLSSD, Dima Ayad, Born in Exile, Buttonscarves, Choice, Heaven Lights, Riva, Self Made, Viva Vox et Weinsanto, présentées et soutenues par la Fédération de la Haute Couture et de la Mode, l'instance dirigeante de la Semaine de la Mode de Paris.

Le dernier jour du calendrier sera consacré à des rendez-vous privés et à un marché d'acheteurs.

Pour la première fois, le programme des acheteurs internationaux est lancé, permettant aux détaillants du monde entier de bénéficier des avantages de DFW. Ce programme élargit le champ d'action des acheteurs et leur permet de découvrir des talents grâce à la DFW et à l'écosystème dynamique de la mode à Dubaï, renforçant ainsi la position de la ville en tant que capitale de facto de la mode dans la région.

Rappelant l'ensemble de Naomi Campbell lors du défilé de Rizman Ruzaini à l'occasion de la sortie de la DFW en octobre, la robe a été actualisée et simplifiée, avec une veste à capuchon incrustée de bijoux.
Rappelant l'ensemble de Naomi Campbell lors du défilé de Rizman Ruzaini à l'occasion de la sortie de la DFW en octobre, la robe a été actualisée et simplifiée, avec une veste à capuchon incrustée de bijoux. (Fournie)

« Dubaï est le cœur palpitant de la mode dans la région, et la Dubai Fashion Week diffuse son rythme dans le monde entier », a déclaré Khadija Al-Bastaki, vice-présidente senior de d3 - qui fait partie du groupe TECOM. « Les collections et les créateurs présentés sur notre podium injectent de la diversité dans le dialogue mondial sur la mode et démontrent le talent puissant qui émerge dans notre région.

« La DFW a dévoilé d'incroyables opportunités, partenariats et réseaux mondiaux aux créateurs et acheteurs participants, et nous sommes impatients de repousser les limites avec cette nouvelle édition qui comprend une nouvelle plateforme d'acheteurs, un lieu plus vaste, davantage d'événements et un programme étendu de créateurs.

« La Semaine de la mode de Dubaï relèvera une fois de plus la barre de l'excellence en matière de mode et consolidera la place de Dubaï parmi les capitales mondiales de la mode », a déclaré M. Al-Bastaki. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 

 

 

 


Des coupoles, on en voit en Orient comme en Occident et Paris n’en manque pas

Cette photographie prise à Paris le 1er novembre 2023 montre la coupole du Panthéon (G) et la coupole de l'hôtel des Invalides. (Photo MIGUEL MEDINA / AFP)
Cette photographie prise à Paris le 1er novembre 2023 montre la coupole du Panthéon (G) et la coupole de l'hôtel des Invalides. (Photo MIGUEL MEDINA / AFP)
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  • Comme pour un grand nombre de mots passés de l’arabe au français, les dictionnaires ont commencé par donner à « coupole » une origine italienne, espagnole, voire latine
  • C’est bien l’arabe القبَّة : al-qubba qui aura donné à la fois « coupole » et « alcôve ». En linguistique, on parle de doublet

PARIS: Comme pour un grand nombre de mots passés de l’arabe au français, les dictionnaires ont commencé par donner à « coupole » une origine italienne, espagnole, voire latine : comme dérivé de e l’italien cupola, lui-même emprunté au latin cupula : cuve. Selon le Trésor de la langue française (Tlf), qui ignore l’hypothèse arabe, l’italien cupola est attesté depuis 1348 comme terme d’architecture, et a été emprunté avec transposition de sens au bas-latin cupula, « petite cuve, tonnelet ».

Or, au mot alcôve, le même dictionnaire affirme que ce dernier, dérivé de l’espagnol alcoba, lui-même emprunté à l’arabe al-qubba, est « attesté depuis 1272 au sens de "coupole" (Alfonso X El Sabio, General Estoria, 1954) ». L’italien cupola n’aura donc été qu’un intermédiaire. Du reste, si cupola est le diminutif de cupa, comment ne pas faire de lien entre cupa et l’espagnol alcoba : il suffit d’ajouter à cupa l’article arabe al (comme dans « algèbre »).

En fait, au commencement, il y eut « alcôve ». Passé de la littérature romantique au roman policier, le mot a longtemps fait le lit de l’orientalisme. Avec le « roman de mœurs contemporaines » de Jules Rouquette : L’Alcôve et le confessionnal (éd. Dubois, 1887) et des "alcôves littéraires", où il était de bon ton de chuchoter, "de sa voix chaste des secrets d’alcôve " (Anatole France, Le Lys rouge), "tandis que l’argent des pièces de soie orientale chantait le plus haut, au fond de l’alcôve géante" (Emile Zola, Au Bonheur des dames).

C’est bien l’arabe القبَّة : al-qubba qui aura donné à la fois « coupole » et « alcôve ». En linguistique, on parle de doublet. Le deuxième mot, on le voit, a gardé l’article arabe « al ». À partir du XIVe siècle, le mot désigne une « petite pièce intime ».

Passé à l’espagnol alcoba en 1202, au sens de « endroit où l’on fait le pesage public », selon le Trésor de la langue française (TLF), puis, à partir de 1272, au sens de « coupole ». À partir du XVIe siècle, c’est un « coin réservé à un lit ou à un divan ». D’après le Dictionnaire des dictionnaires (Supplément 1895), « C’est Mme de Rambouillet qui, au retour d’un voyage en Espagne, aurait fait connaître ces réduits chez nous ».

La plus ancienne occurrence (1646), signalée par Tlf, figure dans une Epître à Mme de Motteville, de F. le Métel de Boisrobert : « Quoi ! Pourroit-elle, estant si bien en Cour, / Perdre avec nous un seul moment du jour, / Et nous chercher, apres s'estre trouvée / Dedans l’Alcove en la chambre privée ? ». 

Orthographié d’abord sans l’accent circonflexe : « Les lits d'Espagne sont sans rideaux, et ceux des deux alcoves étant ouverts… » (A. F. Prévost, Le philosophe anglais, p. 228*, éd. P. Vaillant, 1777), le mot a eu un temps le genre masculin, critiqué par Littré, au XVIIIe siècle, et même plus tôt, par Jean d’Aisy, dans Le génie de la langue française (éd. L. D’Houry, 1685, p. 267) : « Ce mot est féminin. Les italiens disent de même, una alcova. M. Miton le croit pourtant masculin. » 

Des coupoles, on en voit en Orient comme en Occident. Et Paris n’en manque pas. Il y a même une célèbre brasserie qui porte ce nom, comme l’écrit Simenon dans La tête d’un homme :

« Au carrefour Montparnasse, la vie battait son plein. Il était midi et demi. Malgré l’automne, les terrasses des quatre grands cafés qui s’alignent à proximité du boulevard Raspail regorgeaient de consommateurs parmi lesquels il y avait une proportion de quatre-vingts pour cent d’étrangers.

Maigret marcha jusqu’à la Coupole, avisa l’entrée du bar américain où il pénétra (…)

Et puis, il y a la belle coupole de l’Académie française… Et savez-vous comment on appelle les membres de l’Académie ? Des « Coupolés ». Ainsi, Amin Malouf est un « Coupolé », tout comme feue Assia Djebar fut une « Coupolée ». 

Bientôt, une nouvelle rubrique : « Le mot du mois »
Par Arab News en français -
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Par El Watan -