Israël: Benny Gantz pourrait annoncer samedi sa démission du gouvernement

Le membre du cabinet de guerre israélien Benny Gantz arrive au Département d'État américain avant une réunion avec le secrétaire d'État américain Antony Blinken, le 5 mars 2024 à Washington DC. (Photo Drew Angerer AFP)
Le membre du cabinet de guerre israélien Benny Gantz arrive au Département d'État américain avant une réunion avec le secrétaire d'État américain Antony Blinken, le 5 mars 2024 à Washington DC. (Photo Drew Angerer AFP)
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Publié le Samedi 08 juin 2024

Israël: Benny Gantz pourrait annoncer samedi sa démission du gouvernement

  • Benny Gantz avait exigé du chef du Likoud l'adoption par le cabinet de guerre d'un «plan d'action» sur la question de l'après-guerre dans la bande de Gaza, faute de quoi il se verrait «contraint de démissionner du gouvernement»
  • M. Gantz fait figure de favori pour former une coalition en cas de chute du gouvernement Netanyahu et d'élections anticipées

JÉRUSALEM : Benny Gantz, membre du cabinet de guerre israélien et rival du Premier ministre Benjamin Netanyahu, tiendra samedi soir une conférence de presse, a annoncé vendredi son bureau, plusieurs médias israéliens y voyant le signe de l'annonce de sa démission du gouvernement.

Ministre sans portefeuille dans le cadre d'un gouvernement élargi après l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël ayant déclenché la guerre en cours à Gaza, M. Gantz, chef du parti de l'Union nationale (centre) avait lancé le 18 mai un ultimatum à M. Netanyahu.

Il avait alors exigé du chef du Likoud, le grand parti de la droite, l'adoption par le cabinet de guerre d'un «plan d'action» sur la question de l'après-guerre dans la bande de Gaza, faute de quoi il se verrait «contraint de démissionner du gouvernement».

Dans une note envoyée aux rédactions, le bureau de l'ancien chef d'état-major de l'armée israélienne a précisé que cette déclaration à la presse était prévue ce samedi 8 juin à 20h40 (17h40 GMT) à Ramat Gan, dans la banlieue de Tel-Aviv. M. Gantz répondra ensuite aux questions des journalistes, a indiqué la même source.

M. Gantz fait figure de favori pour former une coalition en cas de chute du gouvernement Netanyahu et d'élections anticipées.

Son parti avait déposé la semaine dernière une proposition de loi pour dissoudre le Parlement israélien, sans grande chance d'aboutir face à la coalition gouvernementale alliant le Likoud à des partis ultra-orthodoxes juifs et des formations d'extrême droite.

A la tête de cette coalition, M. Netanyahu fait face à la pression de ses alliés d'extrême droite, dont son ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, qui ont menacé de quitter son gouvernement en cas d'accord avec le Hamas en vue d'un cessez-le-feu et de la libération d'otages du 7 octobre encore retenus à Gaza.

De son côté, M. Gantz avait affirmé, le 3 juin, que le retour des otages était une «priorité», quelques jours après la feuille de route pour un cessez-le-feu dévoilée par le président américain Joe Biden, et présentée comme un plan israélien.


Présidentielle en Algérie: dépôt officiel des candidatures, Tebboune grand favori

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune arrive pour assister à une séance de travail sur l'intelligence artificielle (IA), l'énergie, l'Afrique-Méditerranée au Borgo Egnazia resort lors du sommet du G7 à Savelletri près de Bari, en Italie, le 14 juin 2024. (Photo Ludovic MARIN / AFP)
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune arrive pour assister à une séance de travail sur l'intelligence artificielle (IA), l'énergie, l'Afrique-Méditerranée au Borgo Egnazia resort lors du sommet du G7 à Savelletri près de Bari, en Italie, le 14 juin 2024. (Photo Ludovic MARIN / AFP)
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  • Une dizaine de personnalités ont déposé leur candidature jeudi en vue de l'élection présidentielle du 7 septembre en Algérie
  • M. Tebboune, 78 ans, qui a annoncé le 11 juillet vouloir briguer un deuxième mandat, a remis son dossier en personne à l'autorité électorale Anie

ALGER: Une dizaine de personnalités ont déposé leur candidature jeudi en vue de l'élection présidentielle du 7 septembre en Algérie pour laquelle le président actuel Abdelmadjid Tebboune part en position de grand favori.

M. Tebboune, 78 ans, qui a annoncé le 11 juillet vouloir briguer un deuxième mandat, a remis son dossier en personne à l'autorité électorale Anie.

"Je remercie tous ceux qui me soutiennent, les partis, les organisations et les citoyens. J'espère que l'autorité acceptera le dossier que je viens de déposer", a-t-il déclaré.

M. Tebboune avait décidé en mars d'anticiper -de quatre mois- à début septembre l'organisation de la présidentielle dans le pays nord-africain de 45 millions d'habitants, riche en hydrocarbures et premier exportateur de gaz d'Afrique.

Il avait été élu en décembre 2019 lors d'un scrutin à faible participation (environ 40%), dans la foulée du Hirak, ces manifestations massives prodémocratie qui avaient entraîné la chute en avril de la même année de son prédécesseur Abdelaziz Bouteflika après 20 ans de pouvoir.

M. Tebboune est d'ores et déjà assuré de l'appui de quatre formations politiques de premier plan qui ont formé une alliance, dont l'ancien parti unique FLN (Front de libération nationale) et le mouvement islamiste El Bina d'Abdelkader Bengrina, arrivé deuxième à la présidentielle de 2019.

En février, Amnesty International a estimé que le pouvoir algérien continuait de "réprimer les droits à la liberté d'expression et de réunion pacifique", en "ciblant les voix critiques de la dissidence".

Youcef Aouchiche, le candidat du Front des forces socialistes (FFS), le plus vieux parti d'opposition, très implanté en Kabylie (est), a déploré un "climat peu propice à l'activité politique", se réjouissant d'avoir "surmonté de nombreux obstacles", lors d'une conférence de presse avant son dépôt de dossier.

Avant d'officialiser sa candidature, Saida Neghza, responsable d'une des plus grandes organisations patronales, a souhaité que le "processus électoral se déroule dans un climat de transparence et d'intégrité, sans favoritisme aucun".

Après le retrait de la course de la cheffe du Parti des travailleurs (trotskiste), Louisa Hanoune, seules deux femmes sont en lice: Mme Neghza et Zoubida Assoul, une avocate engagée dans la défense des libertés.

Mme Neghza a évoqué un "processus très difficile" pour "collecter le nombre de soutiens nécessaires".

Pour se porter candidat, les prétendants devaient présenter une liste comportant au moins 600 signatures individuelles de membres élus de différentes assemblées et réparties à travers 29 préfectures, ou bien une liste comportant a minima 50.000 signatures individuelles d'électeurs inscrits sur une liste électorale, avec au moins 1.200 signatures par préfecture.

Le président du principal parti islamiste, le Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelaali Hassani, a ouvert le bal des dépôts de dossiers, fort de "plus de 90.000 signatures de citoyens" et "de 2.200 élus", selon Ahmed Sadok, un responsable du MSP.

La liste des candidats retenus sera annoncée le 27 juillet et la Cour Constitutionnelle tranchera sur de possibles recours le 3 août.


Le conflit de Gaza est une « guerre contre les femmes », déclare un fonctionnaire de l'ONU

ONU Femmes estime que 557 000 femmes palestiniennes souffrent d'insécurité alimentaire aiguë. Mme Guimond a déclaré que ces femmes "mangent les derniers et les plus petits" de leur famille, "sautent des repas et ne mangent pas d'aliments sains pendant des mois et des mois". (AFP).
ONU Femmes estime que 557 000 femmes palestiniennes souffrent d'insécurité alimentaire aiguë. Mme Guimond a déclaré que ces femmes "mangent les derniers et les plus petits" de leur famille, "sautent des repas et ne mangent pas d'aliments sains pendant des mois et des mois". (AFP).
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  • La représentante d'ONU Femmes dans les territoires palestiniens occupés n'était pas préparée "à la destruction totale et à l'inhumanité que j'ai vues" lors de sa visite dans l'enclave cette semaine
  • Un million de femmes et de filles subissent "les pires conséquences de neuf mois de guerre", dit-elle, et "il n'y a pas d'endroit sûr pour être une femme à Gaza"


NEW YORK CITY : De retour d'une mission dans la bande de Gaza, une fonctionnaire d'ONU Femmes a déclaré que malgré plus de 50 visites dans l'enclave au cours des six années qui se sont écoulées depuis qu'elle a pris ses fonctions, dont une pendant la guerre de 2021, "rien ne m'avait préparée à la destruction totale et à l'inhumanité que j'ai vues".

S'exprimant jeudi à Jérusalem, Maryse Guimond, représentante de l'agence dans les territoires palestiniens occupés, a déclaré que ce qu'elle avait vu dépassait ses pires craintes quant au sort des femmes et des filles vivant à Gaza, dont certaines avec lesquelles elle travaille depuis de nombreuses années.

"Il était insupportable d'assister à l'escalade quotidienne de la violence et de la destruction dans le cadre d'une guerre contre les femmes, dont on ne voit pas la fin", a déclaré Mme Guimond, la voix étranglée par l'émotion.

Elle a ajouté que les guerres ne sont jamais neutres du point de vue du genre et que c'est "sans aucun doute" le cas à Gaza, où un million de femmes et de filles subissent "les pires conséquences de neuf mois de guerre".

Mme Guimond a ajouté : "Elles perdent la vie. Elles sont malades, affamées, épuisées, et maintiennent leurs familles unies malgré la peur et les pertes constantes. Chaque femme que j'ai rencontrée a une histoire de perte".

ONU Femmes a déclaré que plus de 10 000 femmes palestiniennes ont perdu la vie dans la guerre, qui en est à son dixième mois, que plus de 6 000 familles ont perdu leur mère et que près d'un million de femmes et de filles ont perdu des êtres chers et "les souvenirs de leur vie".

"Gaza, c'est plus de 2 millions d'histoires de perte", a déclaré Mme Guimond. "Les femmes de Gaza vivent dans un mouvement constant, une peur constante, elles sont constamment pourchassées.

"Il n'y a pas d'endroit sûr pour être une femme à Gaza, où neuf personnes sur dix sont déplacées.
Près d'un million de femmes et de filles ont été déplacées à plusieurs reprises, contraintes de se déplacer dans des zones de plus en plus petites où elles deviennent la cible d'attaques et de bombardements, a-t-elle ajouté.

"Elles se déplacent sans argent, sans biens et sans savoir comment et où elles vont vivre", a déclaré Mme Guimond.

"De nombreuses femmes m'ont dit qu'elles ne déménageraient plus jamais, car cela ne fait aucune différence pour leur sécurité ou leur survie.

Les habitants de Gaza ont subi 18 vagues de déplacements, sans aucune garantie de sécurité pour qui que ce soit, a-t-elle ajouté.

Lorsqu'elle est arrivée dans la bande de Gaza meurtrie lors de sa dernière visite, Mme Guimond a déclaré qu'elle ne reconnaissait pas la bande de Gaza qu'elle avait connue.

"J'ai pénétré dans le monde de la dévastation et du dénuement total ; les mosquées, les hôpitaux, les magasins, les écoles, les universités ont été détruits", a-t-elle déclaré.

"Des foules d'hommes, de femmes et d'enfants tentent de survivre dans des tentes de fortune et des abris surpeuplés, entourés de décombres et d'une destruction totale, au milieu des bruits incessants des combats et des drones".

Elle a déclaré qu'elle reconnaissait à peine les femmes qu'elle avait connues avant la guerre : "Les neuf derniers mois sont inscrits sur leurs visages, sur leurs corps".

ONU Femmes estime que 557 000 femmes palestiniennes souffrent d'insécurité alimentaire aiguë. Mme Guimond a déclaré que ces femmes "mangent les derniers et les plus petits" de leur famille, "sautent des repas et ne mangent pas d'aliments sains pendant des mois et des mois".

Elle a salué les femmes de Gaza pour leur "force remarquable et leur humanité dans leur lutte pour survivre avec espoir et solidarité, malgré la dévastation".

"J'ai rencontré des femmes extraordinaires qui prennent soin de leur famille et de leur communauté face à la famine, à la mort, à la maladie et au déplacement.

Elle a appelé la communauté internationale à soutenir le travail des organisations dirigées par des femmes à Gaza et à veiller à ce que les femmes aient leur place à la table des négociations lorsque des décisions sont prises.

"La question n'est pas de savoir ce dont les femmes ont besoin, mais ce dont elles n'ont pas besoin", a déclaré Mme Guimond. "Les femmes ne veulent pas mourir. Elles ne veulent pas enterrer leurs proches. Elles ne veulent pas souffrir seules".

Elle s'est également fait l'écho des appels lancés par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, en faveur d'un cessez-le-feu immédiat à Gaza, de l'ouverture de tous les points de passage terrestres afin de permettre un accès total au territoire pour l'acheminement de l'aide humanitaire, et de la libération de tous les otages israéliens.


Raids israéliens au Liban: 5 morts dont un commandant du Hezbollah

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  • Des frappes israéliennes au Liban ont tué jeudi au moins cinq personnes, dont un commandant du Hezbollah libanais
  • Le Hezbollah a annoncé que deux de ses membres figuraient parmi les morts, dont Ali Jaafar Maatouq. Une source proche du mouvement islamiste l'a présenté comme "un commandant de la force Al Radwan", unité d'élite du Hezbollah

BEYROUTH: Des frappes israéliennes au Liban ont tué jeudi au moins cinq personnes, dont un commandant du Hezbollah libanais, selon une source proche du mouvement chiite et une source de sécurité.

Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza le 7 octobre, le Hezbollah pro-iranien et des groupes alliés, qui soutiennent le mouvement islamiste palestinien, échangent quasi quotidiennement des tirs à la frontière israélo-libanaise.

"Au moins trois personnes ont été tuées et plusieurs blessées dans une frappe israélienne sur une habitation près de Jmaijmeh", dans le sud du Liban, a déclaré à l'AFP une source de sécurité libanaise, sans préciser s'il s'agissait de civils ou de combattants.

Le Hezbollah a annoncé que deux de ses membres figuraient parmi les morts, dont Ali Jaafar Maatouq. Une source proche du mouvement islamiste l'a présenté comme "un commandant de la force Al Radwan", unité d'élite du Hezbollah.

L'armée israélienne a confirmé que son aviation avait "éliminé" Ali Jaafar Maatouq, "un commandant de l'unité opérationnelle de la force Al Radwan", dans une frappe contre "un centre de commandement où opéraient des terroristes du Hezbollah dans la région de Jmaijmeh", ainsi que "d'autres terroristes" de cette unité d'élite.

L'armée a ajouté avoir tué "un autre commandant responsable des opérations de la force Al Radwan" à Majdal Selm, près de Jmaijmeh, ce qui n'as pas été confirmé dans l'immédiat par des sources libanaises. "Les terroristes ont fomenté de nombreuses attaques terroristes contre l'Etat d'Israël", poursuit le communiqué.

Plus tôt, le Hezbollah a annoncé la mort d'un troisième de ses membres dans un raid israélien dans le sud du Liban. L'armée israélienne a confirmé l'avoir tué "dans le secteur de Qana", ajoutant qu'il avait été "impliqué dans de nombreuses attaques contre Israël".

« Membre du Hamas »

Un autre groupe islamiste libanais, la Jamaa Islamiya, a annoncé en début d'après-midi dans un communiqué la mort de son "commandant" Mohamad Jbara dans un "raid sioniste odieux" dans la Békaa (est). Les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont affirmé qu'il était également un activiste du groupe.

L'armée israélienne a affirmé que son aviation avait "éliminé" Mohamad Jbara, présenté comme "un membre du Hamas" qui avait mené des "attaques terroristes" contre Israël, "y compris des attaques coordonnées avec l'organisation terroriste Jamaa Islamiya".

Formée en 1960, la Jamaa Islamiya appartient au courant des Frères musulmans, tout comme le Hamas. Elle a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de l'escalade le 8 octobre à la frontière israélo-libanaise.

En soirée, le Hezbollah a annoncé dans deux communiqués distincts avoir lancé "des drones explosifs, contre la base de Pilon (au sud-est de Safed) et contre une position militaire au sud de Yaara", dans le nord d'Israël.

Les violences qui ont éclaté à la frontière israélo-libanaise et font craindre un conflit ouvert ont fait 516 morts au Liban, en majorité des combattants mais incluant aussi au moins 104 civils, selon un décompte de l'AFP.

Côté israélien, 18 soldats et 13 civils ont été tués, selon les autorités.