Liban: le Hezbollah riposte à la mort de trois combattants dans une frappe israélienne

Dans un communiqué, le Hezbollah a annoncé avoir "lancé des dizaines de roquettes Katioucha" sur une position de l'armée israélienne sur le plateau occupé du Golan. (AFP).
Dans un communiqué, le Hezbollah a annoncé avoir "lancé des dizaines de roquettes Katioucha" sur une position de l'armée israélienne sur le plateau occupé du Golan. (AFP).
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Publié le Mardi 11 juin 2024

Liban: le Hezbollah riposte à la mort de trois combattants dans une frappe israélienne

  • Les violences entre l'armée israélienne et le Hezbollah ont gagné en intensité au cours des derniers jours, la formation pro-iranienne annonçant lundi avoir abattu un drone israélien de type Hermes 900
  • Dans un communiqué, le Hezbollah a annoncé avoir "lancé des dizaines de roquettes Katioucha" sur une position de l'armée israélienne sur le plateau occupé du Golan

BEYROUTH: Le Hezbollah a annoncé mardi avoir bombardé une base de l'armée israélienne, en riposte à des raids israéliens nocturnes sur l'est du Liban qui ont tué trois de ses combattants, selon une source proche de la puissante formation.

Les violences entre l'armée israélienne et le Hezbollah ont gagné en intensité au cours des derniers jours, la formation pro-iranienne annonçant lundi avoir abattu un drone israélien de type Hermes 900.

Dans un communiqué, le Hezbollah a annoncé avoir "lancé des dizaines de roquettes Katioucha" sur une position de l'armée israélienne sur le plateau occupé du Golan.

Il a précisé que cette attaque intervenait "en riposte à l'agression sioniste contre la plaine de la Békaa", dans l'est du Liban.

Le Hezbollah a annoncé mardi la mort de trois de ses combattants, sans préciser les circonstances de leur décès. Une source proche de la formation a confirmé qu'ils avaient été tués dans des frappes israéliennes dans l'est du Liban.

L'armée israélienne a de son côté indiqué que "des avions de combat avaient frappé un complexe militaire de l'unité 4.400 du Hezbollah, responsable du renfort logistique (...) et de la contrebande d'armes vers et depuis le Liban".

Elle a précisé avoir ciblé deux sites dans le secteur de Baalbeck, un bastion du Hezbollah près de la frontière syrienne.

Un correspondant de l'AFP a rapporté qu'un bâtiment avait été entièrement détruit dans la région de Hermel, à environ 140 km de la frontière libano-israélienne.

Pour sa part, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a indiqué à l'AFP que les frappes avaient fait six morts, trois combattants du Hezbollah et trois Syriens travaillant pour la formation libanaise.

L'ONG, basée au Royaume-Uni mais qui dispose d'un vaste réseau de sources dans le pays en guerre, a précisé que l'une des frappes avait visé "un convoi de camions-citernes et de poids lourds qui se trouvait à la frontière entre le Liban et la Syrie".

Le mouvement chiite est fortement déployé des deux côtés de la frontière orientale entre le Liban et la Syrie, où il soutient le régime du président Bachar al-Assad.

Depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza entre Israël et le mouvement islamiste Hamas le 7 octobre, le Hezbollah échange régulièrement des tirs avec l'armée israélienne, en soutien à son allié palestinien.

Plus de huit mois de violences ont fait au moins 462 morts au Liban, parmi lesquels environ 90 civils et 302 combattants du Hezbollah, selon un décompte de l'AFP.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.