Le contingent russe du Karabakh a achevé son retrait de l'Azerbaïdjan

Les soldats de la paix russes ont achevé mercredi leur retrait de la région azerbaïdjanaise du Haut-Karabagh, que Bakou a reprise l'année dernière aux séparatistes arméniens, ont indiqué des responsables de Bakou (Photo, AFP).
Les soldats de la paix russes ont achevé mercredi leur retrait de la région azerbaïdjanaise du Haut-Karabagh, que Bakou a reprise l'année dernière aux séparatistes arméniens, ont indiqué des responsables de Bakou (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 12 juin 2024

Le contingent russe du Karabakh a achevé son retrait de l'Azerbaïdjan

  • Le retrait, entamé mi-avril, avait été convenu entre les présidents russe Vladimir Poutine et azerbaïdjanais Ilham Aliev
  • A l'automne 2020, une guerre de six semaines avait opposé l'Azerbaïdjan et les séparatistes soutenus par l'Arménie pour le contrôle du Haut-Karabakh

BAKOU: Les militaires russes déployés dans le Haut-Karabakh depuis l'automne 2020 ont achevé mercredi leur retrait de l'Azerbaïdjan, a annoncé le ministère azerbaïdjanais de la Défense, près de neuf mois après la reconquête par Bakou de cette enclave contrôlée pendant trois décennies par des séparatistes arméniens.

"Le processus de retrait total du personnel, des armes et de l'équipement du contingent russe de maintien de la paix en Azerbaïdjan s'est achevé le 12 juin", a indiqué le ministère azerbaïdjanais dans un bref communiqué, près de deux mois après le début des opérations de départ de ces soldats russes.

Le retrait, entamé mi-avril, avait été convenu entre les présidents russe Vladimir Poutine et azerbaïdjanais Ilham Aliev.

A l'automne 2020, une guerre de six semaines avait opposé l'Azerbaïdjan et les séparatistes soutenus par l'Arménie pour le contrôle du Haut-Karabakh, faisant 6.500 morts.

Cette guerre s'était soldée par une lourde défaite des forces arméniennes, qui avaient dû céder d'importants territoires.

La Russie avait alors déployé une force de maintien de la paix composée de 2.000 soldats pour faire respecter les termes du cessez-le-feu et le retrait des troupes séparatistes.

En septembre 2023, l'Azerbaïdjan a mené une nouvelle offensive éclair et s'est emparé de l'ensemble du Haut-Karabakh, sans que les forces russes n'interviennent, mettant fin à trois décennies de conflit avec l'Arménie pour le contrôle de l'enclave.

Les autorités arméniennes avaient alors vivement dénoncé l'inaction de leur allié russe, longtemps considéré comme l'arbitre traditionnel dans le Caucase, et se sont depuis rapprochées des Occidentaux.

Depuis, Bakou et Erevan ont multiplié les négociations et ont annoncé mi-mai s'être mis d'accord sur la délimitation d'une partie de la frontière commune, condition préalable avant tout accord de paix durable.

Dans ce contexte, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian avait auparavant approuvé la restitution de quatre villages frontaliers dans la région de Tavouch, saisis dans les années 1990, provoquant un important mouvement de contestation dans son pays.

Les manifestants, encouragés par leur charismatique leader, l'archevêque Bagrat Galstanian, réclament depuis quotidiennement la démission de M. Pachinian, arrivé au pouvoir en 2018 et désormais considéré par eux comme un traître.

L'Arménie a ainsi rendu fin mai à son voisin azerbaïdjanais les quatre villages frontaliers concernés, M. Pachinian jurant que cette décision visait à garantir la paix avec Bakou.

La mise en œuvre de cet accord, qui porte sur une section frontalière longue de 12,7 km, est vue par les observateurs comme une étape-clé vers une normalisation des relations entre ces pays rivaux du Caucase après des décennies de différends territoriaux.

L'Arménie et l'Azerbaïdjan s'étaient affrontées lors d'une première guerre dans les années 1990, un conflit remporté par l'Arménie.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.