Une attaque houthie endommage un navire commercial en mer Rouge

Un "navire de surface sans pilote" des Houthis a frappé le M/V Tutor, un navire battant pavillon libérien, "de propriété grecque" et qui avait "accosté récemment en Russie", a souligné le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). (AFP)
Un "navire de surface sans pilote" des Houthis a frappé le M/V Tutor, un navire battant pavillon libérien, "de propriété grecque" et qui avait "accosté récemment en Russie", a souligné le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). (AFP)
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Publié le Jeudi 13 juin 2024

Une attaque houthie endommage un navire commercial en mer Rouge

  • Cette frappe a "provoqué de graves inondations et des dommages à la salle des machines", a ajouté le Centcom, disant par ailleurs avoir détruit trois missiles anti-navires et un drone des Houthis au cours des dernières 24 heures
  • Le navire a été touché à environ 68 milles nautiques (125 km) au sud-ouest de Hodeida, port tenu par les rebelles dans l'ouest du Yémen, selon Ambrey

DUBAI: Les rebelles yéménites Houthis ont revendiqué mercredi soir une attaque en mer Rouge contre un navire commercial de propriété grecque, qui a "provoqué de graves inondations" et des dégâts à bord selon l'armée américaine.

Dans un communiqué, les Houthis ont dit avoir mené une "opération militaire ciblant le navire Tutor en mer Rouge, en utilisant un drone maritime, des drones aériens et des missiles balistiques".

Plus tôt, la société de sécurité Ambrey et l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO avaient indiqué qu'un navire marchand avait lancé un appel de détresse mercredi après avoir été touché en mer Rouge, au large du Yémen.

Un "navire de surface sans pilote" des Houthis a frappé le M/V Tutor, un navire battant pavillon libérien, "de propriété grecque" et qui avait "accosté récemment en Russie", a souligné le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Cette frappe a "provoqué de graves inondations et des dommages à la salle des machines", a ajouté le Centcom, disant par ailleurs avoir détruit trois missiles anti-navires et un drone des Houthis au cours des dernières 24 heures.

Le navire a été touché à environ 68 milles nautiques (125 km) au sud-ouest de Hodeida, port tenu par les rebelles dans l'ouest du Yémen, selon Ambrey.

La société a estimé dans un communiqué, sans donner plus de détails, que "le navire correspond au profil des cibles (généralement visées) par les Houthis", qui affirment mener une campagne en "solidarité" avec les Palestiniens de la bande de Gaza.

Le UKMTO a précisé que le navire Tutor, un vraquier battant pavillon du Liberia selon différents sites spécialisés dans le trafic maritime, avait été touché par un engin de "couleur blanche et de cinq à sept mètres de long".

"Le navire a pris l'eau et n'est plus sous le contrôle de l'équipage", a indiqué l'agence britannique en citant le capitaine du navire.

Elle a ajouté que le navire avait été "touché une seconde fois par un projectile aérien non identifié" et que les autorités militaires apportaient leur aide au bateau.

Des dizaines de frappes

Cet incident survient dans un contexte marqué par des attaques à répétition lancées depuis novembre par ces rebelles contre des navires marchands en mer Rouge et dans le golfe d'Aden.

Au pouvoir dans une bonne partie du Yémen en guerre depuis leur prise de la capitale Sanaa en 2014, ces alliés de l'Iran disent agir en "solidarité" avec les Palestiniens de la bande de Gaza, où Israël mène une guerre contre le Hamas après l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien.

Depuis novembre, les rebelles yéménites ont lancé plusieurs dizaines de frappes de drones et de missiles contre des navires en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, perturbant le commerce maritime mondial dans cette zone stratégique.

Les Houthis disent cibler les embarcations liées à Israël. Dans le cas du Tutor, ce "navire a été ciblé car la compagnie qui en est le propriétaire a violé" l'avertissement des rebelles visant les embarcations "accostant dans les ports" d'Israël.

En réaction aux attaques des Houthis, les Etats-Unis ont mis en place en décembre une force multinationale pour protéger la navigation en mer Rouge et lancé, avec l'aide du Royaume-Uni, des frappes au Yémen contre les rebelles.


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.