JO-2024: le Coq sportif, petit poucet qui nie s'être vu trop beau

Tenues d'entraînement, de représentation et une grande majorité des tenues de compétition ont été produites par des sous-traitants, au Maroc et au Portugal.  Au total, ce sont environ 150.000 pièces qui sont attendues. Un défi d'envergure pour la petite entreprise au chiffre d'affaires inférieur à 150 millions d'euros par an. (AFP).
Tenues d'entraînement, de représentation et une grande majorité des tenues de compétition ont été produites par des sous-traitants, au Maroc et au Portugal. Au total, ce sont environ 150.000 pièces qui sont attendues. Un défi d'envergure pour la petite entreprise au chiffre d'affaires inférieur à 150 millions d'euros par an. (AFP).
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Publié le Mardi 18 juin 2024

JO-2024: le Coq sportif, petit poucet qui nie s'être vu trop beau

  • Dans l'usine de la marque au gallinacé, située à Romilly-sur-Seine (Aube), on travaille dans une atmosphère feutrée
  • Dans ces locaux à taille humaine, rares sont ceux à travailler encore sur des tenues olympiques et paralympiques. Tout sera achevé d'ici fin juin, espère Ewa Samson, directrice textile du Coq sportif

ROMILLY-SUR-SEINE: Le Coq sportif, petit équipementier français, a du dépasser de "nombreuses difficultés" et grossir pour habiller la délégation des Bleus aux Jeux: au sein de son usine historique où la machine n'a pas remplacé l'humain, son dirigeant réaffirme que tout sera livré à temps.

Dans l'usine de la marque au gallinacé, située à Romilly-sur-Seine (Aube), on travaille dans une atmosphère feutrée. Quelques dizaines d'ouvriers et de modélistes sont à pied d'oeuvre, concentrés sur leurs tâches, qui demandent dextérité et concentration.

Dans ces locaux à taille humaine, rares sont ceux à travailler encore sur des tenues olympiques et paralympiques. Tout sera achevé d'ici fin juin, espère Ewa Samson, directrice textile du Coq sportif.

L'usine pourra alors entièrement se consacrer à ses prochaines pièces, dont la liste est déjà affichée au centre de la chaîne de production: ensembles pour le grand public, tenues de golf, maillot d'un club de football de 3e division.

Pendant de longs mois, les 147 salariés de l'usine, sur les 363 que compte le Coq sportif en France, ont pourtant vécu au rythme des JO.

C'est là qu'ont été conçues de A à Z les tenues que porteront la grande majorité des athlètes français lors des Jeux olympiques, du 26 juillet au 11 août, et paralympiques (28 août-8 septembre).

Dans l'usine ont également été fabriquées les tenues que les athlètes français arboreront sur les podiums, ainsi qu'une petite partie de celles qu'ils porteront en compétition.

Cent ans plus tard

Tenues d'entraînement, de représentation et une grande majorité des tenues de compétition ont été produites par des sous-traitants, au Maroc et au Portugal.

Au total, ce sont environ 150.000 pièces qui sont attendues. Un défi d'envergure pour la petite entreprise au chiffre d'affaires inférieur à 150 millions d'euros par an.

"Les concurrents contre qui on se bat ont tous 4, 5, 6 milliards minimum, je ne parle pas de Nike qui va faire 30 ou 40 milliards" de chiffre d'affaires, souligne auprès de l'AFP Marc-Henri Beausire, homme d'affaires suisse et actionnaire majoritaire du Coq sportif depuis 2005 via sa holding suisse Airesis.

Mais quand s'est présenté l'appel d'offres pour équiper la délégation française à Paris-2024, Marc-Henri Beausire n'a pas hésité: "cent ans plus tard, c'est le sens de l'histoire", dit-il, rappelant que son entreprise a habillé les équipes de France des Jeux de 1912 à ceux de 1972, y compris lors des derniers Jeux organisés à Paris, en 1924.

Certes, "nos difficultés ont été nombreuses", admet-il.

« On sera toujours là »

Le Coq sportif, qui a perdu 10 millions d'euros au premier semestre 2023 et a contracté l'an dernier un prêt garanti par l'Etat du même montant, reconnaît des retards dans le paiement de certains sous-traitants.

Le patron du comité olympique français (CNOSF), David Lappartient, a pointé il y a trois semaines "un petit peu de retard" dans la livraison des équipements aux athlètes français.

"Certaines fédérations sont inquiètes", assurait alors à l'AFP un haut responsable du mouvement olympique français, alors qu'un autre s'inquiétait, estimant du Coq Sportif "qu'ils n'avaient pas les reins solides".

Mais, à six semaines des Jeux, Marc-Henri Beausire se veut rassurant: "Tous les équipements vont être délivrés" à temps.

Et l'entrepreneur suisse souhaite candidater aux prochains appels d'offres visant à équiper les délégations françaises aux Jeux olympiques. "On est nés de ça, donc on sera toujours là, avec nos moyens", explique-t-il.

D'autant que, grâce au contrat des JO-2024, "on a acquis énormément de compétences" que le Coq sportif entend pérenniser, souligne Ewa Samson. A titre d'exemple, elle assure que l'équipe chargée des prototypes est ainsi passée de 4 à 10 membres depuis l'obtention du contrat JO.

Marc-Henri Beausire, lui, espère que l'exposition de sa marque lors des Jeux va permettre au Coq sportif de se développer à l'international, pour diversifier un chiffre d'affaires qui se fait actuellement de 80 à 90% en France. "On a changé de catégorie", assure-t-il, n'imaginant pas pouvoir être rétrogradé.


Le président israélien assistera à l'ouverture des JO à Paris

Un homme à côté du site olympique du pont Alexandre III, en vue des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, à Paris, le 19 juillet 2024. (AFP)
Un homme à côté du site olympique du pont Alexandre III, en vue des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, à Paris, le 19 juillet 2024. (AFP)
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  • "Lors de sa visite, le président représentera l'État d'Israël à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de 2024 et saluera la délégation israélienne au début de la compétition", indique c
  • La délégation israélienne doit être encadrée par des protocoles de sécurité importants suite aux tensions dans le monde en raison de la guerre à Gaza.

JERUSALEM : Le président d'Israël Isaac Herzog sera à Paris pour l'ouverture des Jeux olympiques vendredi, a annoncé dimanche son bureau dans un communiqué.

"Lors de sa visite, le président représentera l'État d'Israël à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de 2024 et saluera la délégation israélienne au début de la compétition", indique ce communiqué.

M. Herzog participera également à une commémoration des 52 ans de l'attaque d'athlètes israéliens lors des Jeux de Munich en 1972.

Cette compétition avait été marquée par une prise d'otages, menée contre la délégation israélienne par un commando palestinien, au cours de laquelle onze athlètes israéliens et un policier allemand avaient été tués.

M. Herzog sera aussi présent à la cérémonie qui devrait être organisée par le président français Emmanuel Macron pour les chefs d'Etats qui assisteront à l'ouverture des JO.

Ils seront 88 sportifs à représenter Israël à ces Jeux olympiques, selon le Comité olympique israélien.

Plusieurs sportifs sont candidats à des médailles, notamment la taekwondoïste Avishag Semberg, médaille de bronze aux JO 2020 et le gymnaste Artyum Dolgopyiat, médaille d'or en 2020.

La délégation israélienne doit être encadrée par des protocoles de sécurité importants suite aux tensions dans le monde en raison de la guerre à Gaza.

"Nous sommes au milieu d’une guerre difficile et douloureuse, qui se reflète également sur la scène internationale. En ce moment, il est particulièrement important que l’État d’Israël prenne résolument sa place et apparaisse sur toutes les scènes mondiales, et en particulier sur une scène aussi importante que celle des Jeux olympiques", a déclaré M. Herzog.

Cette guerre a été déclenchée par l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien le 7 octobre, ayant entraîné la mort de 1.195 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Au moins 38.983 Palestiniens ont été tués dans ce territoire palestinien depuis le début de la guerre, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.


Créteil: un mort lors d'une rixe entre bandes rivales

Le poste de police de Créteil, photo d'illustration. (AFP)
Le poste de police de Créteil, photo d'illustration. (AFP)
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  • Onze personnes, dont quatre mineurs, ont été placées en garde à vue et une enquête a été ouverte pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée, a précisé le parquet
  • Les faits ont eu lieu dans le quartier de l'Abbaye de cette ville du sud-est parisien, ajoute cette même source

CRETEIL: Un homme a été tué dans la nuit de samedi à dimanche et un autre blessé lors d'une rixe "sur fond de rivalité entre quartiers" à Créteil (Val-de-Marne), a indiqué dimanche le parquet de la ville, sollicité par l'AFP.

Onze personnes, dont quatre mineurs, ont été placées en garde à vue et une enquête a été ouverte pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée, a précisé le parquet.

Les faits ont eu lieu dans le quartier de l'Abbaye de cette ville du sud-est parisien, ajoute cette même source.

Selon une source policière, les forces de l'ordre ont reçu plusieurs appels dans la nuit, peu après minuit, signalant des détonations et un attroupement d'environ trente personnes armées et portant des cagoules, qui se sont enfuies à l'arrivée de la police.

Cette même source fait état de deux personnes majeures blessées par des coups de couteaux, transportées à l'hôpital.

Deux véhicules vides, un chargeur d'arme de poing et une matraque télescopique ont été saisis, ajoute cette source.

D'après une autre source policière, les deux personnes ayant conduit les blessés à l'hôpital ont été interpellées.

L'un des deux blessés est décédé "des suites de ses blessures", a indiqué le parquet.

L'autre présentait une plaie au visage et son pronostic vital n'est pas engagé, précise-t-on de source policière.

L'enquête a été confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne.


JO-2024 à Paris: la sécurisation des bateaux sur la Seine, une opération "colossale"

Un policier de la brigade canine des forces spéciales roumaines-BSIJ caresse un chien lors des opérations d'inspection des péniches amarrées au quai de Bercy à Paris, le 21 juillet 2024, en vue des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. (AFP)
Un policier de la brigade canine des forces spéciales roumaines-BSIJ caresse un chien lors des opérations d'inspection des péniches amarrées au quai de Bercy à Paris, le 21 juillet 2024, en vue des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. (AFP)
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  • sécuriser l'ensemble de l'armada qui doit défiler vendredi sur le fleuve de la capitale, marquant une première dans l'histoire des JO avec une cérémonie d'ouverture organisée hors d'une enceinte sportive.
  • il faut passer au peigne fin "94 navires de la parade, les établissements flottants recevant du public et les bateaux-logements", détaille le commissaire général Zeljko Ilic, commandant de la brigade cynophile concernée.

PARIS : "Allez, allez!" Le soleil à peine levé, une policière française encourage son malinois à grimper sur un bateau-restaurant amarré sur les quais de la Seine à Paris, pour une inspection de sécurité à quelques jours des Jeux olympiques.

Objectif de l'opération à laquelle elle participe: sécuriser l'ensemble de l'armada qui doit défiler vendredi sur le fleuve de la capitale, marquant une première dans l'histoire des JO avec une cérémonie d'ouverture organisée hors d'une enceinte sportive.

Sur l'embarcation, le binôme rejoint la brigade cynophile de la police, qui vérifie, meuble après meuble, qu'aucune trace d'explosif n'est détectée sur la péniche devant laquelle l'armada doit passer.

il faut passer au peigne fin "94 navires de la parade, les établissements flottants recevant du public et les bateaux-logements", détaille le commissaire général Zeljko Ilic, commandant de la brigade cynophile concernée.

Soit un total de plus de 300 navires à inspecter en l'espace de quatre jours et demi, sur tout l'arc de cercle que décrit la Seine en traversant Paris. Une opération "colossale", commente le commandant Ilic.

De 6.000 à 7.000 athlètes (sur 10.500 au total), représentant les nations participantes, doivent défiler le 26 juillet sur 85 bateaux, aux couleurs de leur délégation, en descendant la Seine jusqu'à la Tour Eiffel, emblématique monument parisien au pied duquel aura lieu le bouquet final.

Quelque 3.000 danseurs, musiciens, comédiens prendront d'assaut les deux berges et les ponts, sur un parcours de 6 kilomètres.

- La truffe de Lord -

Pour répondre aux exigences de sécurité, 120 membres de la gendarmerie, de la police nationale, des douanes, de l'administration pénitentiaire et de l'armée travaillent conjointement à cette opération d'inspection des bateaux. Des délégations étrangères venues d'Autriche, des Emirats arabes unis ou de Bulgarie sont venues leur prêter main forte.

Une heure plus tôt, lors d'un briefing réalisé sous une tente reconvertie en poste de commandement, tous ont été répartis en plusieurs groupes, avant de sortir leurs chiens des cages en métal fixées dans les coffres des voitures.

Dans l'enceinte d'une péniche aménagée en bar, un policier roumain pointe du doigt chaque recoin de l'embarcation pour entraîner son chien à sa suite.

La truffe du labrador noir, au collier floqué "Lord", se pose sur une étagère remplie de vaisselle derrière le comptoir, avant de renifler sous l'évier de la cuisine.

Une fois le binôme chien-conducteur passé, des militaires formés à la reconnaissance d'engins explosifs, pénètrent à leur tour dans le bâtiment et inspectent le dessus des meubles.

"Les chiens font la partie olfactive", tandis que les militaires "s'occupent de la partie visuelle", résume le commissaire Ilic, avant de souligner: "Jusqu'ici, rien ne s'est avéré positif, ce qui est une bonne nouvelle."

Pour ne rien laisser au hasard, des plongeurs scrutent également la coque de chaque navire.

L'objectif, pour le commandant de la DSPAP: que les quelque 326.000 spectateurs attendus le 26 juillet à Paris puissent assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques "l'esprit libre".