Expansion du commerce mondial: Les exportations égyptiennes augmentent de 9,8%

Les exportations au cours de la période comprenaient des agrumes frais et séchés pour une valeur de 721 millions de dollars. (Shutterstock)
Les exportations au cours de la période comprenaient des agrumes frais et séchés pour une valeur de 721 millions de dollars. (Shutterstock)
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Publié le Jeudi 20 juin 2024

Expansion du commerce mondial: Les exportations égyptiennes augmentent de 9,8%

  • Le ministère a pour objectif de renforcer les exportations dans tous les secteurs vers divers marchés mondiaux dans la phase à venir
  • Il met l’accent sur la collaboration entre les entités gouvernementales, les communautés d’affaires et les exportateurs égyptiens pour améliorer la qualité et la compétitivité des produits

RIYAD: Les exportations de marchandises de l’Égypte ont grimpé de 9,8% en glissement annuel au cours des cinq premiers mois de 2024 pour atteindre 16,55 milliards de dollars (1 dollar = 0,93 euro), selon un haut responsable.

Les exportations ont augmenté chaque mois au cours de la période, soulignant la croissance continue du pays d’Afrique du Nord au sein du commerce mondial, selon le ministre égyptien du Commerce et de l’Industrie, Ahmed Samir.

Parmi les principaux articles qui ont contribué à la croissance, on compte les agrumes frais et séchés évalués à 721 millions de dollars, les fils électriques à 353 millions de dollars et les huiles de pétrole manufacturées à 186 millions de dollars.

Les principaux secteurs d’exportation comprennent également les matériaux de construction, évalués à 3,86 milliards de dollars, l’industrie alimentaire à 2,64 milliards de dollars et les produits chimiques et engrais estimés à 2,49 milliards de dollars.

Les cultures agricoles valaient 2,26 milliards de dollars, selon un communiqué.

Le ministère a pour objectif de renforcer les exportations dans tous les secteurs vers divers marchés mondiaux dans la phase à venir, en mettant l’accent sur la collaboration entre les entités gouvernementales, les communautés d’affaires et les exportateurs égyptiens pour améliorer la qualité et la compétitivité des produits.

Cet effort soutient l’objectif de l'Égypte d’atteindre 100 milliards de dollars d’exportations annuelles de marchandises.

En outre, le communiqué révèle que l’Arabie saoudite est devenue le premier marché pour les exportations de marchandises égyptiennes au cours de cette période, totalisant 1,39 milliard de dollars.

Après l’Arabie saoudite, la Turquie a totalisé 1,31 milliard de dollars; les Émirats arabes unis, 1,13 milliard de dollars; l’Italie, 974 millions de dollars et les États-Unis, 904 millions de dollars.

Au mois de mai, l’Agence centrale égyptienne pour la mobilisation publique et les statistiques a révélé que la valeur des exportations égyptiennes vers les pays arabes a augmenté de 8,7% en glissement annuel, atteignant 13,6 milliards de dollars en 2023.

L’Arabie saoudite est en tête des pays arabes en matière d’importations d’Égypte, avec des exportations totalisant 2,7 milliards de dollars au cours de l’année, selon le communiqué publié le mois dernier.

Cette tendance souligne la croissance considérable des relations commerciales, des partenariats, des projets communs et des investissements dans le développement entre les deux pays au cours des dernières années.

Le mois dernier, le Fonds monétaire international (FMI) a prévu que les entrées de capitaux étrangers de l’Égypte proviendraient de cinq sources, notamment les exportations de matières premières, le tourisme et les revenus du canal de Suez, ainsi que les transferts privés et les investissements directs étrangers nets.

Le total de l’exercice financier 2023-2024 s’élèvera à environ 107,3 milliards de dollars, contre environ 93,6 milliards de dollars en 2022-2023.

Cependant, le FMI prévoit que les entrées diminueront à nouveau au cours du prochain exercice, passant sous le niveau de l’année précédente à près de 91,2 milliards de dollars.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.