Plus de 1 300 pèlerins - la plupart sans autorisation - meurent pendant le pèlerinage du Hajj

L'exécution réussie des efforts de gestion de la santé a été rendue possible grâce aux efforts coordonnés du système de santé et des forces de sécurité du Hajj, a déclaré Al-Jalajel. (@SaudiMOH)
L'exécution réussie des efforts de gestion de la santé a été rendue possible grâce aux efforts coordonnés du système de santé et des forces de sécurité du Hajj, a déclaré Al-Jalajel. (@SaudiMOH)
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Publié le Lundi 24 juin 2024

Plus de 1 300 pèlerins - la plupart sans autorisation - meurent pendant le pèlerinage du Hajj

  • Les protocoles sanitaires ont permis d'atténuer efficacement les retombées du stress thermique
  • Des services de santé gratuits ont été proposés aux pèlerins avant même leur arrivée

RIYADH: Le ministre saoudien de la Santé, Fahd al-Jalajel, a annoncé le succès des efforts de gestion sanitaire durant le Hajj 2024.

«Ce succès a été rendu possible grâce aux efforts coordonnés entre le système de santé et les forces de sécurité du Hajj, sans aucun enregistrement de flambées d'épidémies ou de maladies généralisées », a-t-il confié lors d'une interview. «Le système de santé a fourni plus de 465 000 prestations de soin spécialisées, dont 141 000 aux personnes qui n’avaient pas obtenu d'autorisation officielle pour effectuer le Hajj.»

M. Al-Jalajel s’est montré rassurant sur l'état de santé général des pèlerins, malgré les températures élevées sur les Lieux saints, mettant en avant l'impact positif de la réactivité des autorités sanitaires et du soutien efficace des forces de sécurité du Hajj dans la gestion et la réduction des effets du stress thermique.

Le système de santé a traité de nombreux cas de stress thermique cette année. Certains individus sont toujours pris en charge.

Malheureusement, le nombre de décès a atteint 1 301 personnes. 83% de ces personnes ne bénéficiaient pas d’autorisation pour effectuer le Hajj et elles ont parcouru de longues distances sous un soleil accablant, sans abri ni confort adéquat. Parmi les défunts, on compte plusieurs individus âgés ou atteints de maladies chroniques.

Le ministre de la Santé a souligné les efforts significatifs déployés par les autorités compétentes pour sensibiliser aux dangers du stress thermique et à l'importance des mesures préventives.

Il a présenté ses condoléances en ces termes: «Que Dieu pardonne et ait pitié des défunts. Nos sincères condoléances vont à leurs familles. Que Dieu accepte leurs actes et leur accorde une rétribution pour leurs souffrances. Tous les rapports ont été compilés, les familles des défunts informées et les identifications effectuées, malgré le manque initial d'informations personnelles ou de documents d'identification. Les processus appropriés ont été suivis pour l'identification, l'inhumation et l'hommage aux défunts, avec la délivrance de certificats de décès.»

Services gratuits 

Le ministre a également précisé que le Royaume avait commencé à fournir des services de santé gratuits aux pèlerins avant même leur arrivée, avec des programmes de sensibilisation aux points d'entrée aériens, maritimes et terrestres. Environ 1,3 million de services préventifs ont été délivrés, comme la détection précoce, les vaccinations et les soins médicaux à l'arrivée.

Les services de santé dispensés comprenaient des chirurgies à cœur ouvert, des cathétérismes cardiaques, des dialyses ainsi que des soins d'urgence, soit plus de 30 000 interventions d'ambulance, avec 95 opérations d'ambulance aérienne assurant la prestation de services de santé avancés dans les villes médicales à travers le Royaume.

De plus, le système de santé a mis à disposition près de 6 500 lits et chambres. Les mesures pour lutter contre le stress thermique comportaient le développement de dispositifs qui permettent l’intervention rapide et un sauvetage efficace des personnes affectées.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.