Présidentielle en Iran: Khamenei appelle à une «participation élevée»

Un fidèle iranien tient une affiche du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, lors de la cérémonie de prière du vendredi à la Grande Mosquée de l'Imam Khomeini, une semaine avant l'élection présidentielle à Téhéran (Photo, AP).
Un fidèle iranien tient une affiche du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, lors de la cérémonie de prière du vendredi à la Grande Mosquée de l'Imam Khomeini, une semaine avant l'élection présidentielle à Téhéran (Photo, AP).
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Publié le Mardi 25 juin 2024

Présidentielle en Iran: Khamenei appelle à une «participation élevée»

  • Les électeurs ont le choix entre six candidats, qui ont été sélectionnés par le Conseil des gardiens de la Constitution
  • La participation n'avait atteint que 49%, soit le plus faible taux pour une présidentielle depuis la révolution islamique de 1979

TEHERAN: Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a appelé mardi à "une participation élevée" à la présidentielle de vendredi destinée à remplacer Ebrahim Raïssi, décédé dans un accident d'hélicoptère en mai.

"Nous insistons sur l'importance d'une participation élevée (aux élections) car elle fait la fierté de la République islamique", a déclaré l'ayatollah Khamenei au cours d'un discours télévisé à trois jours du scrutin.

"A chaque fois que la participation du peuple aux élections a été faible, les ennemis de la République islamique nous ont blâmés", a-t-il ajouté.

Les électeurs ont le choix entre six candidats, qui ont été sélectionnés par le Conseil des gardiens de la Constitution, un organe non élu dominé par les conservateurs, parmi les 80 personnalités ayant déposé leur candidature.

Trois favoris 

Trois d'entre eux sont présentés comme les favoris: le président conservateur du Parlement Mohammad-Bagher Ghalibaf, l'ancien négociateur ultraconservateur du dossier nucléaire Saïd Jalili et le député réformateur Massoud Pezeshkian.

A la dernière présidentielle, en 2021, le pouvoir avait invalidé de nombreux réformistes et modérés, ce qui avait permis à Ebrahim Raïssi, le candidat du camp conservateur, d'être facilement élu et de succéder au président modéré Hassan Rohani.

La participation n'avait atteint que 49%, soit le plus faible taux pour une présidentielle depuis la révolution islamique de 1979.

Dans son discours, M. Khamenei a critiqué, sans citer de noms, "certains hommes politiques" iraniens qui "pensent que toutes les voies du progrès passent par les Etats-Unis", le pays que l'Iran considère comme son ennemi.

M. Pezeshkian a appelé à améliorer les relations avec Washington dans le but de faire lever les sévères sanctions imposées par les Etats-Unis qui pèsent fortement sur l'économie iranienne.

La présidentielle iranienne est scrutée de près sur la scène internationale alors que Téhéran est un acteur majeur au Moyen-Orient, sur fond de guerre à Gaza et d'inquiétudes sur son programme nucléaire.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.