Airbus: objectifs de production à la baisse en raison des préoccupations des fournisseurs

Vue aérienne d’une structure faite de fleurs représentant un Airbus A380 de la compagnie aérienne Emirates et qui est entrée dans le livre Guinness des records. (Photo/AFP)
Vue aérienne d’une structure faite de fleurs représentant un Airbus A380 de la compagnie aérienne Emirates et qui est entrée dans le livre Guinness des records. (Photo/AFP)
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Publié le Dimanche 10 janvier 2021

Airbus: objectifs de production à la baisse en raison des préoccupations des fournisseurs

  • Airbus prévoit un briefing virtuel pour donner le ton de la fabrication pour les mois à venir
  • Airbus a déclaré vouloir être prêt à augmenter la production des A320 de 18%, à 47 avions par mois d’ici juillet, mais cet objectif est déjà reporté au quatrième trimestre

PARIS : Le constructeur Airbus est resté fidèle à ses ambitions pour une reprise partielle de la production d’avions plus tard dans l’année, alors qu’abondent les spéculations selon lesquelles il réduira ses objectifs en raison des nouvelles mesures de confinement dues au coronavirus.

Airbus a déclaré vouloir être prêt à augmenter la production des A320 de 18%, à 47 avions par mois d’ici juillet, mais cet objectif est déjà reporté au quatrième trimestre, selon les analystes, et certains affirment qu’il pourrait être retardé davantage.

« Il semble que le production prévue de 47 avions glisse vers la droite », a indiqué une source de la chaîne d’approvisionnement.

Un autre fournisseur a affirmé que ce nombre était hors d’atteinte pour 2021.

Airbus produisait 60 avions par mois avant que la pandémie de Covid-19 n’interrompe tous les vols des compagnies aériennes plus tôt dans l’année.

En ce qui concerne les plans de productions, le PDG Guillaume Faury a expliqué lors d’une conférence de presse sur les livraisons annuelles que les plans actuels indiquaient une augmentation durant la seconde moitié de l’année, mais a noté « beaucoup d’incertitudes » à cause de la crise du coronavirus.

Le mois dernier, le directeur des opérations, Michael Schoellhorn, a déclaré au journal Hamburger Abendblatt  que la production « pourrait… augmenter ou stagner un peu plus tard » que prévu.

Un porte-parole d’Airbus a affirmé qu’aucune décision n’avait été prise.

Airbus prévoit un briefing virtuel avec les directeurs de certains de ses fournisseurs principaux dans quelques jours afin de donner le ton de fabrication pour l’année à venir, selon des sources de l’industrie.

Le constructeur est confronté à quelques fournisseurs qui exigent des paiements garantis ou anticipés pour des pièces afin de soutenir toute augmentation de production, au cas où la demande volatile chuterait de nouveau. Ces entreprises reçoivent à leur tour des demandes similaires de la part de leurs propres fournisseurs.

Cela rend la tâche plus difficile à Airbus de confirmer le moment d’une augmentation, selon les sources, bien que le constructeur se focalise pour l’instant sur le maintien de la flexibilité d’agir chaque fois dès que nécessaire.

Réduire l’augmentation prévue de la production à 47 avions par mois prolongerait la pression financière alors qu’Airbus peine à atteindre ses objectifs de réduction d’emplois, en particulier à son siège en France et dans les usines allemandes, selon les sources.

Airbus a prolongé la date limite pour les licenciements volontaires dans le cadre d’un plan de restructuration touchant jusqu’à 15 000 emplois.

M. Faury devrait imposer des réductions importantes parmi les postes de direction dans le cadre de la plus grande restructuration de l’histoire de la société, alors que le transport aérien fait face à la crise du coronavirus.

Le PDG français a mentionné vendredi que la restructuration « progressait sur la bonne voie ».

En dépit des nouvelles mesures de confinement en Europe, Airbus a confirmé sa position en tant que plus grand constructeur d’avions au monde avec des livraisons plus élevées que prévu de 566 jets l’année dernière.

 


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.