Le chien de garde des armes chimiques se réunit au milieu des tensions mondiales

L’ambassadeur Ziyad bin Maashi Al-Attiyah, représentant permanent du Royaume auprès de l’OIAC, a conduit la délégation saoudienne au conclave de quatre jours. (SPA)
L’ambassadeur Ziyad bin Maashi Al-Attiyah, représentant permanent du Royaume auprès de l’OIAC, a conduit la délégation saoudienne au conclave de quatre jours. (SPA)
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Publié le Vendredi 12 juillet 2024

Le chien de garde des armes chimiques se réunit au milieu des tensions mondiales

  • Dans son discours au Conseil, Al-Attiyah a réaffirmé l’engagement indéfectible de l’Arabie saoudite à renforcer la coopération internationale dans l’interdiction et la non-prolifération de toutes les armes de destruction massive.
  • « Cette coopération ouvrira de nouveaux horizons et de nouvelles voies pour résoudre toutes les questions en suspens », a déclaré Al-Attiyah, exhortant toutes les parties concernées à travailler ensemble de manière constructive.

RIYAD : La 106ème session du conseil exécutif de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a commencé à La Haye.

L’ambassadeur Ziyad bin Maashi Al-Attiyah, représentant permanent du Royaume auprès de l’OIAC, dirigera la délégation saoudienne au conclave de quatre jours, qui se déroulera du 9 au 12 juillet.

Dans son discours au Conseil, Al-Attiyah a réaffirmé l’engagement indéfectible de l’Arabie saoudite à renforcer la coopération internationale dans l’interdiction et la non-prolifération de toutes les armes de destruction massive, soulignant le rôle central de l’OIAC dans la sauvegarde de la paix et de la sécurité internationales.

« L’utilisation d’armes chimiques ou de produits chimiques toxiques comme armes, n’importe où, par n’importe qui, en toutes circonstances, est odieuse et constitue une violation flagrante de la Convention sur les armes chimiques et des principes établis du droit international », a déclaré Al-Attiyah, faisant écho à la position inébranlable du Royaume sur la question.

Al-Attiyah a réaffirmé la condamnation de ces crimes et a souligné l’importance de la mise en œuvre des récentes résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU concernant la proposition d’un cessez-le-feu immédiat à Gaza.

L’ambassadeur saoudien a réitéré l’appui du Royaume à la demande de la Palestine au secrétariat technique de l’OIAC pour un suivi étroit de la situation dans les territoires occupés. Il a exprimé la satisfaction de la délégation saoudienne pour la réponse du directeur général à l’appel, soulignant la confiance du Royaume dans la capacité du secrétariat à remplir ses obligations en vertu de la Convention sur les armes chimiques, en particulier pour répondre à toute évolution dans les territoires palestiniens.

Al-Attiyah a également salué les décisions récentes de la Norvège, de l’Espagne, de l’Irlande, de la Slovénie et de l’Arménie de reconnaître la Palestine en tant qu’État, exhortant la communauté internationale à faire de même et à reconnaître la Palestine à l’intérieur de ses frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, afin que le peuple palestinien puisse garantir ses droits légitimes et réaliser une paix globale, juste et durable.

Sur la question du programme d’armes chimiques de la Syrie, l’envoyé saoudien a salué le 27e cycle de consultations entre l’OIAC et Damas. Il a souligné l’importance de maintenir un esprit renouvelé de coopération dans un cadre technique pour résoudre toutes les questions en suspens.

« Cette coopération ouvrira de nouveaux horizons et de nouvelles voies pour résoudre toutes les questions en suspens », a déclaré Al-Attiyah, exhortant toutes les parties concernées à travailler ensemble de manière constructive.

L’Arabie saoudite a également félicité l’Algérie pour la désignation de son Institut national des preuves médico-légales et de criminologie comme nouveau laboratoire de l’OIAC, marquant une étape importante pour le continent africain dans le domaine de l’analyse chimique.

Alors que la communauté mondiale est aux prises avec de nouvelles menaces, y compris les implications de l’intelligence artificielle dans la guerre chimique, Al-Attiyah a souligné la nécessité de tirer parti de tous les mécanismes existants au sein de l’OIAC pour relever efficacement ces défis. Il a salué la prochaine conférence qui sera organisée conjointement par le Maroc et le secrétariat technique de l’OIAC à Rabat. La conférence portera sur le rôle de l’IA dans l’amélioration de la mise en œuvre de la Convention sur les armes chimiques.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Frappes israéliennes sur le sud du Liban parallèlement aux négociations de Rome

Un cratère laissé par une frappe aérienne israélienne menée durant la nuit, qui a visé une maison dans le secteur de Bourj al-Chamali, près de Tyr, le 6 août 2026. (AFP)
Un cratère laissé par une frappe aérienne israélienne menée durant la nuit, qui a visé une maison dans le secteur de Bourj al-Chamali, près de Tyr, le 6 août 2026. (AFP)
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  • Israël a intensifié ses frappes dans le sud du Liban, ciblant notamment Bourj al-Chamali et Mansouri, tandis que deux soldats israéliens ont été tués dans la région
  • Malgré cette escalade, Israël et le Liban poursuivent à Rome des négociations sous médiation américaine, alors que le Hezbollah rejette l'accord prévoyant son désarmement

BEYROUTH: Israël a mené dans la nuit une série de frappes contre deux localités du sud du Liban, alors que l'armée israélienne a annoncé jeudi la mort de deux de ses soldats, parallèlement à la poursuite des négociations entre les deux pays à Rome.

L'Agence nationale d'information (ANI) libanaise a indiqué que "l'ennemi israélien a intensifié ses attaques" dans la région de Tyr, en menant depuis la nuit de mercredi "une série de frappes aériennes et de bombardements".

Des drones israéliens ont frappé un quartier du village de Bourj al-Chamali avant une nouvelle frappe aérienne contre le même site, faisant quatre blessés, a ajouté l'agence de presse.

Selon la même source, l'aviation israélienne a également visé Mansouri, à une dizaine de kilomètres plus au sud, dont les habitants avaient reçu mardi un ordre d'évacuation.

Mardi, l'armée israélienne avait annoncé avoir mené des frappes contre le sud du Liban en réponse à ce qu'elle a qualifié de "violation flagrante du cessez-le-feu" par le Hezbollah pro-iranien.

Une personne a été tuée et douze autres blessées mercredi dans une frappe israélienne ayant visé une salle de prière située dans un cimetière de la localité de Tebnine, selon le ministère libanais de la Santé.

Cette escalade intervient après l'annonce, jeudi matin, de la mort de deux soldats israéliens dans le sud du Liban, les premières pertes enregistrées par l'armée israélienne dans cette région depuis plus d'un mois. Le Hezbollah n'a pas réagi dans l'immédiat.

Le Liban et Israël tiennent depuis mardi à Rome un septième cycle de négociations directes sous médiation américaine.

Les deux pays ont conclu en juin un accord-cadre prévoyant le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région.

Le Hezbollah rejette cet accord et refuse de déposer les armes.

Depuis le début de la guerre, plus de 4.300 personnes ont été tuées au Liban, tandis que 38 soldats israéliens et un contractuel civil ont perdu la vie.


Le chef de la diplomatie saoudienne participe à des discussions régionales en Jordanie sur la sécurité maritime et la désescalade

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a participé mercredi en Jordanie à une réunion avec ses homologues régionaux afin de discuter des efforts visant à désamorcer les tensions. (KSAMOFA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a participé mercredi en Jordanie à une réunion avec ses homologues régionaux afin de discuter des efforts visant à désamorcer les tensions. (KSAMOFA)
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  • La réunion de quatre parties régionales à Amman a réuni le prince Faisal avec les ministres égyptien, turc et pakistanais

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a participé mercredi à Amman à une réunion avec ses homologues régionaux afin d'examiner les moyens de réduire les tensions, de renforcer la coordination et de préserver la sécurité maritime.

Cette réunion des quatre parties régionales s'est tenue dans la capitale jordanienne et a réuni le prince Faisal, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Pakistan, Ishaq Dar, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, ainsi que le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan.

Les ministres ont passé en revue les derniers développements régionaux et ont souligné l'importance de renforcer la coordination et de maintenir une approche commune face aux enjeux actuels de la région.

Ils ont également insisté sur la nécessité d'efforts conjoints pour garantir la sécurité de la navigation dans le détroit d'Ormuz et le détroit de Bab el-Mandeb, préserver la liberté de navigation et soutenir la stabilité des chaînes d'approvisionnement mondiales ainsi que des marchés de l'énergie.

Les ministres ont salué l'initiative de l'Arabie saoudite visant à créer une alliance multinationale de défense maritime destinée à renforcer la sécurité en mer, protéger les voies navigables internationales et faire face aux menaces pesant sur le transport maritime et le commerce mondial.

Les discussions ont également porté sur les efforts visant à apaiser les tensions régionales et à répondre aux défis sécuritaires persistants. Les ministres ont souligné l'importance des solutions diplomatiques et du soutien aux efforts de médiation menés par le Pakistan et le Qatar.

Ils ont enfin réaffirmé la nécessité de respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale des États dans le cadre des efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le Conseil des ministres saoudien souligne que le dialogue est essentiel à la désescalade régionale

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion à Djeddah. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion à Djeddah. (SPA)
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  • Les ministres soulignent l’importance de déployer tous les efforts possibles pour parvenir à un apaisement.

RIYAD : Le gouvernement saoudien a réaffirmé que le dialogue demeure indispensable pour parvenir à une désescalade, alors que des informations faisant état de progrès dans les discussions ont été rapportées mardi, laissant entrevoir un possible accord visant à mettre fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane, qui a présidé la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres à Djeddah, a souligné l’importance de tout mettre en œuvre pour instaurer un climat d’apaisement, ouvrant la voie à des solutions diplomatiques garantes de la sécurité et de la stabilité régionales.

Washington et Téhéran sont engagés dans une guerre régionale intense depuis le 28 février, date à laquelle Israël et les États-Unis ont lancé des attaques contre l’Iran, entraînant l’assassinat du guide suprême du pays.

Un responsable américain a évoqué la possibilité qu’un accord avec l’Iran soit conclu dès mercredi, ce qui pourrait permettre la réouverture du détroit d’Ormuz.

Le détroit avait été fermé par l’Iran après l’effondrement d’un protocole d’accord signé entre Washington et Téhéran, qui avait brièvement permis la reprise du trafic maritime dans cette voie navigable stratégique.

Le prince héritier a également informé le Conseil des ministres de son entretien téléphonique, tenu durant le week-end, avec le président américain Donald Trump.

« Son Altesse Royale a souligné la nécessité de privilégier le dialogue pour réduire les tensions, ainsi que l’importance de déployer tous les efforts possibles afin de parvenir à une trêve ouvrant la voie à des solutions diplomatiques », a rapporté samedi l’Agence de presse saoudienne (SPA), peu après l’échange entre les deux dirigeants.

Le Conseil des ministres a par ailleurs salué le soutien international croissant et la participation accrue à la coalition multinationale de défense maritime lancée par l’Arabie saoudite.

Le Royaume et treize autres pays ont créé cette coalition jeudi afin de protéger la navigation dans les principales voies maritimes du Moyen-Orient.

Selon le ministère saoudien de la Défense, la Coalition multinationale de défense maritime s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité maritime, protéger les routes maritimes internationales et faire face aux menaces pesant sur la navigation et le commerce mondial.

Toujours selon la SPA, cette coalition reflète le rôle de premier plan du Royaume dans le renforcement de la sécurité et de la stabilité aux niveaux régional et international.

Elle renforce la coopération multilatérale entre les États et établit un cadre destiné à protéger les voies maritimes internationales, les routes commerciales et les approvisionnements énergétiques face aux menaces croissantes en mer Rouge, dans le détroit de Bab el-Mandeb et dans le golfe d’Aden. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com