La division de la valeur nominale du marché boursier saoudien a profité à 42 entreprises en 2023 : CMA

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Publié le Lundi 15 juillet 2024

La division de la valeur nominale du marché boursier saoudien a profité à 42 entreprises en 2023 : CMA

  • Dans le cadre de ce mécanisme, une société divise ses actions existantes en multiples afin d'augmenter le volume des échanges et l'accessibilité pour les investisseurs, sans modifier sa capitalisation boursière totale. 
  • Cette mesure réglementaire, qui vise à faire baisser les prix par action et à augmenter le nombre d'actions négociables, permet d'évaluer les possibilit

RIYADH : Les investisseurs ont constaté une augmentation de l'accessibilité et de la liquidité, car 42 sociétés de l'indice de référence et du marché parallèle d'Arabie saoudite ont bénéficié du mécanisme de division de la valeur nominale en 2023, selon des données officielles. 

Dans sa dernière mise à jour, l'Autorité du marché des capitaux a noté que le marché parallèle du Royaume, Nomu, a connu un élan significatif dans les opérations de fractionnement des actions l'année dernière, avec 24 sociétés, représentant 37 pour cent des sociétés cotées, mettant en œuvre la mesure. 

Cela fait suite à l'exécution par la CMA de la loi sur les sociétés et de ses règlements exécutifs le 19 janvier 2023, autorisant les sociétés cotées à diviser les valeurs nominales des actions de SR10 (2,67 $) à diverses options inférieures. 

Dans le cadre de ce mécanisme, une société divise ses actions existantes en multiples afin d'augmenter le volume des échanges et l'accessibilité pour les investisseurs, sans modifier sa capitalisation boursière totale. 

"La loi sur les sociétés a donné à chaque société plus de flexibilité pour augmenter ou diminuer la valeur nominale de ses actions, ce qui est différent des précédentes lois obligatoires qui englobaient toutes les sociétés avec une valeur nominale unifiée", a déclaré la CMA. 

Elle a ajouté : "La division de la valeur nominale d'une action peut être définie comme l'augmentation du nombre d'actions d'une société en un plus grand nombre d'actions d'une valeur nominale inférieure, sans aucun impact ou changement dans les droits des actionnaires".  

Cette mesure réglementaire, qui vise à faire baisser les prix par action et à augmenter le nombre d'actions négociables, permet d'évaluer les possibilités de négociation pour un maximum d'investisseurs. 

Par ailleurs, 18 entreprises, soit 8 % des sociétés cotées à l'indice Tadawul All Share d'Arabie saoudite, ont également bénéficié de ce mécanisme l'année dernière. 

La dernière mise à jour indique également que sept sociétés cotées sont revenues sur leur décision de scission pour diverses raisons. 

La CMA joue un rôle crucial dans la réalisation des objectifs énoncés dans la Vision 2030 de l'Arabie saoudite, en mettant en œuvre diverses mesures visant à transformer le Royaume en une destination d'investissement favorable. 

Dans son rapport de juin, la CMA a souligné la croissance significative du marché des sukuk et des capitaux d'emprunt du Royaume depuis 2019, dépassant les 30 milliards de SR avec un taux de croissance annuel de 7,9 %. 

Le rapport souligne également que les investissements étrangers nets sur le marché des capitaux saoudien ont atteint 198 milliards de SR en 2023, soit une augmentation de 7,7 % par rapport à l'année précédente. 

En outre, le marché des capitaux de l'Arabie saoudite a obtenu une reconnaissance mondiale importante en 2023, en se classant premier parmi les pays du G20 dans l'indice du conseil d'administration. 

La CMA a noté que ces réalisations soulignent les progrès du Royaume en matière de gouvernance, d'accessibilité du marché, de protection des investisseurs et de dynamisme général du marché. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.