Yémen: nappe de pétrole de 220 km en mer Rouge après une attaque des Houthis (ONG)

Cette photo obtenue par le centre des médias de Huthi Ansarullah au Yémen montre ce qu'ils disent être le ciblage du CHIOS LION, un pétrolier battant pavillon libérien, par des navires de surface sans équipage en mer Rouge, le 15 juillet 2024 (AFP)
Cette photo obtenue par le centre des médias de Huthi Ansarullah au Yémen montre ce qu'ils disent être le ciblage du CHIOS LION, un pétrolier battant pavillon libérien, par des navires de surface sans équipage en mer Rouge, le 15 juillet 2024 (AFP)
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Publié le Mercredi 17 juillet 2024

Yémen: nappe de pétrole de 220 km en mer Rouge après une attaque des Houthis (ONG)

  • Des images du satellite Sentinel-2 de l'Agence spatiale européenne ont montré mardi une nappe près de l'endroit où les Houthis ont attaqué le navire Chios Lion, a ajouté l'ONG
  • Mardi, le Centre conjoint d'information maritime (JMIC), dirigé par une coalition navale occidentale, a déclaré que le Chios Lion enquêtait sur une éventuelle fuite de pétrole.

DUBAI : Une nappe de pétrole de 220 kilomètres a été repérée au large des côtes du Yémen après une attaque des rebelles houthis qui a endommagé un pétrolier cette semaine, a indiqué mercredi une ONG spécialisée dans la protection de l'environnement.

Des images du satellite Sentinel-2 de l'Agence spatiale européenne ont montré mardi une nappe près de l'endroit où les Houthis ont attaqué le navire Chios Lion, a ajouté l'ONG Conflict and Environment Observatory (CEOBS), basée en Grande-Bretagne.

La nappe suggère que "le navire endommagé laisse échapper du pétrole", a précisé le CEOBS dans un message publié sur le réseau social X, estimant qu'elle s'étendait sur 220 km de long.

Le pétrolier Chios Lion, battant pavillon libérien, a été attaqué lundi à 97 milles nautiques (environ 180 km) au nord-ouest de la ville portuaire yéménite de Hodeidah.

Un navire sans équipage a "heurté" le pétrolier, provoquant des dégâts mineurs, a rapporté le United Kingdom Maritime Trade Operations, géré par la marine britannique.

Selon le CEOBS, la nappe de pétrole s'est formée à 106 milles nautiques (environ 196 km) au nord-ouest de Hodeidah, ce qui correspond à l'endroit de l'attaque lundi contre le Chios Lion, a-t-il ajouté.

Mardi, le Centre conjoint d'information maritime (JMIC), dirigé par une coalition navale occidentale, a déclaré que le Chios Lion enquêtait sur une éventuelle fuite de pétrole.

Les rebelles yéménites attaquent des navires en mer Rouge et dans le golfe d'Aden depuis le mois de novembre, dans le cadre d'une campagne destinée, selon eux, à marquer leur solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza, où Israël est en guerre depuis le 7 octobre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas.

"Les frappes incessantes sur divers pétroliers, chimiquiers et cargos ne mettent pas seulement en danger le personnel maritime et le trafic maritime en général, mais détériorent gravement les écosystèmes de la mer Rouge", a averti Wim Zwijnenburg, de l'ONG néerlandaise de promotion de la paix PAX.

"Les frappes actuelles constituent une menace supplémentaire pour l'environnement et les communautés côtières du Yémen", a-t-il déclaré à l'AFP.


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.