Joe Biden annonce renoncer à se présenter à l'élection présidentielle de 2024 

Le président américain Joe Biden a annoncé dimanche renoncer à se présenter à l'élection présidentielle de 2024, une annonce choc survenant à moins de quatre mois du scrutin et après des semaines de remise en question de sa condition physique et mentale. (AFP)
Le président américain Joe Biden a annoncé dimanche renoncer à se présenter à l'élection présidentielle de 2024, une annonce choc survenant à moins de quatre mois du scrutin et après des semaines de remise en question de sa condition physique et mentale. (AFP)
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Publié le Lundi 22 juillet 2024

Joe Biden annonce renoncer à se présenter à l'élection présidentielle de 2024 

  • Le président américain Joe Biden a annoncé dimanche renoncer à se présenter à l'élection présidentielle de 2024, une annonce choc survenant à moins de quatre mois du scrutin
  • "Je pense qu'il est dans l'intérêt de mon parti et du pays que je me retire et que je me concentre uniquement sur l'exercice de mes fonctions de président jusqu'à la fin de mon mandat"

WASHINGTON: Le président américain Joe Biden a annoncé dimanche renoncer à se présenter à l'élection présidentielle de 2024, une annonce choc survenant à moins de quatre mois du scrutin et après des semaines de remise en question de sa condition physique et mentale.

"Je pense qu'il est dans l'intérêt de mon parti et du pays que je me retire et que je me concentre uniquement sur l'exercice de mes fonctions de président jusqu'à la fin de mon mandat", a déclaré le démocrate de 81 ans dans un communiqué, annonçant qu'il s'exprimerait à la nation dans la soirée.

Les réactions internationales 

De Moscou à Israël, les réactions internationales au retrait de la candidature du président démocrate Joe Biden pour un deuxième mandat à la Maison blanche face à un camp républicain au mieux de sa forme avec Donald Trump ont commencé à affluer dès dimanche soir.

Russie

Le Kremlin a réagi en se disant "attentif" à l'évolution de la situation.

"Les élections sont dans quatre mois. C'est une longue période pendant laquelle beaucoup de choses peuvent changer. Nous devons être attentifs, suivre ce qui va se passer", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov au média Life.ru.

L'ex-président Dmitri Medvedev a souhaité "une bonne santé" à Joe Biden dans un message sur Telegram, ajoutant que "les objectifs de l'opération militaire spéciale (seraient) atteints", en référence à la guerre menée par Moscou en Ukraine.

Israël

En Israël, le président Isaac Herzog a remercié son homologue américain "pour son soutien inébranlable au peuple israélien".

"Je tiens à exprimer mes plus sincères remerciements à Joe Biden pour son amitié et son soutien inébranlable au peuple israélien au cours de sa longue carrière de plusieurs décennies", déclare M. Herzog dans un message sur X.

"En tant que premier président américain à s'être rendu en Israël en temps de guerre (...) et en tant que véritable allié du peuple juif, il est un symbole du lien indéfectible entre nos deux peuples", a-t-il ajouté.

Le ministre de la Défense Yoav Gallant a loué Joe Biden pour son "inébranlable soutien à Israël au fil des années". "Votre soutien ferme, en particulier pendant la guerre, a été inestimable", a-t-il ajouté, le remerciant pour son "leadership" et son "amitié".

Ukraine

Le président Volodymyr Zelensky a remercié Joe Biden pour les "mesures courageuses" qu'il a prises pour soutenir l'Ukraine, saluant sa "décision difficile mais forte" de ne pas se représenter.

France

"Un grand président, un grand homme : Joe Biden choisit l'intérêt de son pays. Acteur du progrès aux Etats-Unis, ardent défenseur de la démocratie et de la stabilité du monde, il parachève ce soir son œuvre politique avec courage et sagesse", a salué sur X la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet.

Japon

Le Premier ministre japonais Fumio Kishida a estimé que le retrait de Joe Biden était "la meilleure décision politique qu'il pouvait prendre", qualifiant l'alliance Japon-Etats-Unis de "pierre angulaire de la diplomatie et de la sécurité" japonaise.

Pologne

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a rendu hommage au président Biden en estimant qu'il rendait "la démocratie plus forte".

"Vous avez pris de nombreuses décisions difficiles grâce auxquelles la Pologne, l'Amérique et le monde sont plus sûrs et la démocratie plus forte", a réagi le dirigeant polonais sur X.

"Je sais que vous étiez animés par les mêmes motivations lorsque vous avez annoncé votre décision finale. Probablement la plus difficile de votre vie".

Allemagne

A Berlin, le chancelier Olaf Scholz a salué une décision qui mérite "le respect".

"Mon ami Joe Biden a accompli beaucoup de choses : pour son pays, pour l'Europe, pour le monde", a écrit le chancelier sur X, ajoutant: "sa décision de ne pas se représenter mérite le respect".

Royaume-Uni

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a dit "respecter" la décision du président américain.

"Je sais que comme il l'a fait tout au long de sa remarquable carrière, il aura pris sa décision en fonction de ce qu'il estime être le mieux pour le peuple américain", a-t-il ajouté sur X.

Canada

"Je connais le président Biden depuis des années. C'est un grand homme, et tout ce qu’il fait est guidé par l'amour qu'il porte à son pays. En tant que président, il est un partenaire des Canadiens et un véritable ami", a écrit le Premier ministre canadien Justin Trudeau sur X.

Australie

Le Premier ministre australien Anthony Albanese a salué le "leadership" de Joe Biden et son engagement "en faveur des valeurs démocratiques, de la sécurité internationale, de la prospérité économique et de l'action climatique pour les générations actuelles et futures".

Venezuela

"Je pense qu'il a pris la décision la plus sensée et la plus correcte. Il a donné la priorité à sa famille, à sa santé et s'est rendu compte qu'à cet âge, avec la santé fragilisée, il ne pouvait plus tenir les rênes de son pays et encore moins (présenter) une nouvelle candidature", a réagi Nicolas Maduro, le président du Venezuela sous sanctions américaines.


Ethiopie: combats entre armée fédérale et forces tigréennes, vols supendus vers le Tigré

Des combats, selon des sources concordantes, ont opposé ces derniers jours les troupes fédérales à des forces tigréennes et les vols à destination du Tigré ont été suspendus, une première très inquiétante depuis la fin d'une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord de l'Ethiopie. (AFP)
Des combats, selon des sources concordantes, ont opposé ces derniers jours les troupes fédérales à des forces tigréennes et les vols à destination du Tigré ont été suspendus, une première très inquiétante depuis la fin d'une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord de l'Ethiopie. (AFP)
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  • De premiers affrontements directs entre armée fédérale et forces tigréennes avaient eu lieu en novembre 2025 dans la région voisine de l'Afar
  • Des tirs d'armes lourdes et des frappes de drones avaient notamment été dénoncés

ADDIS ABEBA: Des combats, selon des sources concordantes, ont opposé ces derniers jours les troupes fédérales à des forces tigréennes et les vols à destination du Tigré ont été suspendus, une première très inquiétante depuis la fin d'une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord de l'Ethiopie.

De premiers affrontements directs entre armée fédérale et forces tigréennes avaient eu lieu en novembre 2025 dans la région voisine de l'Afar. Des tirs d'armes lourdes et des frappes de drones avaient notamment été dénoncés.

Ces tensions font planer le risque d'une reprise d'un conflit après la sanglante guerre qui a opposé entre novembre 2020 et novembre 2022 l'armée éthiopienne aux forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

Au moins 600.000 personnes étaient mortes, selon l'Union africaine, des estimations que plusieurs experts pensent sous-estimées.

Ces derniers jours, des combats se sont tenus à Tsemlet (ouest du Tigré), une zone revendiquée par des forces de la région voisine de l'Amhara, ont déclaré à l'AFP, sous couvert d'anonymat, des sources diplomatique et sécuritaire en poste en Ethiopie.

"Raisons opérationnelles" 

A Tsemlet, face aux forces tigréennes, "ce sont les ENDF (armée éthiopienne, NDLR) avec des milices amharas", a déclaré la source diplomatique, sous couvert d'anonymat. Des affrontements se sont tenus "ces derniers jours", mais "aujourd'hui on ne sait pas encore" s'il se poursuivent, a-t-elle ajouté, sans plus de détails.

Les combats ont été confirmés par une source locale au Tigré, qui a également requis l'anonymat.

"La situation semble dégénérer", a corroboré la source sécuritaire, se montrant "dubitative sur la capacité des TDF (l'armée tigréenne, NDLR), à récupérer par la force Tselemt".

Le porte-parole de l'armée fédérale et des membres du TPLF n'ont pour l'heure pas donné suite aux sollicitations de l'AFP.

Les liaisons aériennes vers le Tigré d'Ethiopian Airlines, compagnie publique et seule à desservir cette région, ont été suspendues, ont également affirmé les sources diplomatique et sécuritaire.

Les vols, tout comme les services de télécommunications et bancaires, avaient été complètement suspendus durant la guerre, avant de reprendre à la suite de l'accord de paix conclu à Pretoria fin 2022. Leur suspension est une première depuis l'accord de paix.

Selon deux responsables d'Ethiopian Airlines, qui ont requis l'anonymat, les vols ont été interrompus pour "raisons opérationnelles", sans donner plus de détails.

L'un d'eux a toutefois déclaré "suspecter" que l'arrêt pour l'instant temporaire du trafic soit lié "aux tensions politiques" entre les autorités fédérales et l'administration au Tigré.

"Escalade militaire" 

Selon un journaliste à Mekele, joint au téléphone par l'AFP et qui a lui aussi requis l'anonymat, une "anxiété croissante" se ressent dans cette ville, capitale du Tigré.

Depuis plusieurs mois, la situation est tendue dans le nord de l'Ethiopie. Des forces amhara et érythréennes sont toujours présentes dans la région, en violation de l'accord de paix de Pretoria - auquel elles n'ont pas participé - qui prévoyait leur retrait.

Début 2025, le chef de l'administration intérimaire au Tigré, institution mise en place par Addis Abeba, avait été contraint de fuir Mekele, la capitale régionale, en raison de divisions croissantes au sein du TPLF.

Ce parti qui a dominé l'Ethiopie pendant presque trois décennies avant de se retrouver marginalisé après l'arrivée au pouvoir en 2018 du Premier ministre Abiy Ahmed et d'être aujourd'hui radié, est accusé par les autorités fédérales de s'être rapproché de l'Erythrée voisine.

Les relations entre les deux voisins de la Corne de l'Afrique, qui s'étaient réchauffées durant la guerre du Tigré, lorsque les troupes érythréennes avaient appuyé les forces fédérales éthiopiennes, sont de nouveau acrimonieuses, nourries de discours belliqueux, faisant planer le risque d'un nouveau conflit.

Pour Kjetil Tronvoll, professeur à Oslo New University College et spécialiste de la zone, cette confrontation entre forces fédérales et tigréennes "n'est pas surprenante". "Le risque d'une escalade militaire est grave, et il est possible que des forces non éthiopiennes viennent appuyer les forces tigréennes", a-t-il confié à l'AFP.

 


Intempéries au Portugal: cinq morts, 450.000 clients toujours sans électricité 

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  • La tempête Kristin, qui a frappé le Portugal dans la nuit de mardi à mercredi, a fait au moins cinq morts
  • "Près de 450.000 clients" étaient par ailleurs toujours sans électricité en début de matinée, surtout dans le centre du pays, selon E-redes, l'opérateur du réseau de distribution d'électricité

LISBONNE: La tempête Kristin, qui a frappé le Portugal dans la nuit de mardi à mercredi, a fait au moins cinq morts, et 450.000 clients étaient toujours sans électricité jeudi matin, selon un nouveau bilan des autorités portugaises.

Ce nouveau bilan humain a été confirmé à l'AFP par un porte-parole de l'Autorité nationale de la protection civile (ANPEC). La cinquième victime, dont le décès a été annoncé jeudi, est un homme de 34 ans, mort dans la municipalité de Marinha Grande (centre) "à la suite des intempéries", selon la protection civile, qui n'a pas donné plus de détails.

Parmi les autres décès enregistrés, certaines personnes ont été tuées par la chute d'arbres et de structures métalliques, tandis qu'une autre a été retrouvée en arrêt cardiaque dans un chantier de construction.

"Près de 450.000 clients" étaient par ailleurs toujours sans électricité en début de matinée, surtout dans le centre du pays, selon E-redes, l'opérateur du réseau de distribution d'électricité.

La majorité des foyers et institutions touchées se trouvent dans le district de Leiria (centre), où la tempête a provoqué d'importants dégâts sur le réseau, provoquant notamment la chute de poteaux et de lignes à haute tension, ralentissant les réparations, selon les médias locaux.

La circulation ferroviaire restait suspendue sur plusieurs lignes, dont l'axe entre Lisbonne et Porto (nord) pour les trains longue distance, en raison des perturbations causées par les intempéries, selon un communiqué des chemin de fer portugais (CP) qui a suspendu la vente de billets pour ces trains.

Plusieurs écoles du centre du pays restaient fermées pour des raisons de sécurité, a expliqué la municipalité de Castelo Branco.

Les pompiers de Leiria ont effectué jeudi matin plusieurs dizaines d'interventions "liées à des petites inondations" et à "des dégâts sur les toitures d'habitation", provoqué par la tempête, a précisé à l'agence Lusa le commandant régional adjoint Ricardo Costa.

"Les habitants demandent de l'aide, car il continue de pleuvoir, même si ce n'est pas une pluie très forte, mais cela cause de nombreux dégâts dans les habitations", a-t-il ajouté.

Le passage de la tempête Kristin a été marqué par de fortes averses et des rafales de vent, ayant atteint des pics de 178 km/h, et causé de nombreux dégâts.

Le gouvernement portugais a dans un communiqué décrit cette tempête comme "un évènement climatique extrême, qui a provoqué des dégâts significatifs sur plusieurs parties du territoire".

 


Trump prévient l'Iran que «le temps est compté» avant une possible attaque américaine

Les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sont au plus haut depuis que Téhéran a réprimé dans le sang les manifestations d'ampleur qui se sont tenues au début d'année dans le pays. (AFP)
Les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sont au plus haut depuis que Téhéran a réprimé dans le sang les manifestations d'ampleur qui se sont tenues au début d'année dans le pays. (AFP)
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  • Washington a renforcé sa présence dans le Golfe en y envoyant le porte-avions Abraham Lincoln et son escorte, dont l'armée américaine a annoncé lundi l'arrivée sur place
  • Evoquant une "armada massive", Donald Trump a affirmé qu'il s'agissait d'"une flotte plus importante (...) que celle envoyée au Venezuela", en référence à l'important dispositif militaire déployé depuis cet été dans les Caraïbes

WASHINGTON: Donald Trump a pressé mercredi l'Iran de conclure un accord sur le nucléaire, affirmant sur sa plateforme Truth Social que "le temps était compté" avant une attaque américaine contre Téhéran.

"Espérons que l'Iran acceptera rapidement de +s'asseoir à la table+ et de négocier un accord juste et équitable - PAS D'ARMES NUCLÉAIRES", a écrit le président américain, menaçant d'une attaque "bien pire" que les frappes américaines en juin dernier contre des sites nucléaires iraniens.

Washington a renforcé sa présence dans le Golfe en y envoyant le porte-avions Abraham Lincoln et son escorte, dont l'armée américaine a annoncé lundi l'arrivée sur place.

Evoquant une "armada massive", Donald Trump a affirmé qu'il s'agissait d'"une flotte plus importante (...) que celle envoyée au Venezuela", en référence à l'important dispositif militaire déployé depuis cet été dans les Caraïbes.

"Comme dans le cas du Venezuela, elle est prête, disposée et capable d'accomplir rapidement sa mission, avec rapidité et violence si nécessaire", a-t-il ajouté.

Les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sont au plus haut depuis que Téhéran a réprimé dans le sang les manifestations d'ampleur qui se sont tenues au début d'année dans le pays.

Les autorités iraniennes avaient signalé qu'un canal de communication avait été ouvert avec Washington, mais le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a estimé mercredi que pour négocier, les Américains allaient devoir "cesser les menaces, les demandes excessives".