Lourdes peines de prison pour des Bangladais arrêtés aux Emirats

Des étudiants Bangladais participent à une manifestation pour réclamer au gouvernement du Bangladesh de mettre fin à la répression des manifestants qui s'opposent à un système controversé de quotas d'attribution d'emplois, dans le centre de Rome, le 22 juillet 2024 (Fournie)
Des étudiants Bangladais participent à une manifestation pour réclamer au gouvernement du Bangladesh de mettre fin à la répression des manifestants qui s'opposent à un système controversé de quotas d'attribution d'emplois, dans le centre de Rome, le 22 juillet 2024 (Fournie)
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Publié le Mardi 23 juillet 2024

Lourdes peines de prison pour des Bangladais arrêtés aux Emirats

  • Les accusés condamnés lundi s'étaient "rassemblés et avaient incité à l'émeute dans plusieurs rues des Emirats arabes unis vendredi", a indiqué WAM, ajoutant qu'ils seraient expulsés une fois qu'ils auraient purgé leurs peines.
  • Devin Kenney, chercheur d'Amnesty International, a déclaré qu'il s'agissait du "deuxième procès de masse aux Emirats arabes unis ce mois-ci, avec des dizaines de personnes condamnées à de lourdes peines de prison, littéralement du jour au lendemain, pour

DUBAI : Les Emirats arabes unis ont prononcé des lourdes peines de prison, dont trois à vie, contre 57 Bangladais accusés d'avoir protesté contre leur gouvernement sur le territoire émirati, où les manifestations sont interdites, a rapporté lundi un média d'Etat.

L'agence de presse officielle émiratie WAM a indiqué que parmi les Bangladais arrêtés, trois ont été condamnés à la prison à vie, 53 autres à 10 ans de prison chacun et un à 11 ans.

Des manifestations ont lieu au Bangladesh pour protester contre un système de quotas pour les emplois de la fonction publique qui, selon ses critiques, profite aux partisans de la Première ministre Sheikh Hasina, qui dirige le pays depuis 15 ans.

Les marches ont dégénéré la semaine dernière en troubles qui ont fait plus de 163 morts. Plus de 500 personnes, dont certains dirigeants de l'opposition, ont été arrêtées à Dhaka depuis le début des violences, selon la police.

Les accusés condamnés lundi s'étaient "rassemblés et avaient incité à l'émeute dans plusieurs rues des Emirats arabes unis vendredi", a indiqué WAM, ajoutant qu'ils seraient expulsés une fois qu'ils auraient purgé leurs peines.

Les accusations font suite à une enquête expéditive qui a été ordonnée vendredi, et les peines ont été prononcées par un tribunal fédéral d'Abou Dhabi, selon WAM.

Les Emirats arabes unis sont une fédération de sept membres, peuplée principalement d'étrangers, dont beaucoup d'Asie du Sud, qui travaillent comme ouvriers.

Selon le ministère émirati des Affaires étrangères, les Bangladais constituent le troisième groupe d'expatriés dans le pays, après les Pakistanais et les Indiens.

L'Etat du Golfe, riche en pétrole, interdit les manifestations non autorisées ainsi que toute critique à l'encontre des dirigeants ou les discours "susceptibles de créer ou d'encourager l'agitation sociale".

La diffamation, ainsi que les insultes verbales et écrites, qu'elles soient publiées ou prononcées en privé, sont punies par la loi. Le code pénal du pays criminalise également l'offense aux Etats étrangers ou la mise en péril des liens avec eux.

Cette décision intervient moins de deux semaines  après un autre verdict lors duquel la justice des Emirats a condamné à la prison à vie 43 Emiratis pour des faits de "terrorisme", à l'issue d'un procès de masse vivement critiqué par les experts des Nations unies et les groupes de défense des droits humains.

Dix autres personnes ont été condamnées à des peines d'emprisonnement de 10 à 15 ans pour des motifs similaires.

Des critiques du gouvernement et des militants des droits humains figuraient parmi les 84 accusés traduits devant la Cour d'appel fédérale d'Abou Dhabi, dont la plupart sont en prison depuis un procès similaire contre 94 personnes en 2013.

Commentant le procès des Bangladais, Devin Kenney, chercheur d'Amnesty International, a déclaré qu'il s'agissait du "deuxième procès de masse aux Emirats arabes unis ce mois-ci, avec des dizaines de personnes condamnées à de lourdes peines de prison, littéralement du jour au lendemain, pour des accusations n'impliquant aucun élément de violence".

Dans une déclaration à l'AFP, M. Kenney a ajouté que "la réaction extrême des Emirats arabes unis à une simple manifestation publique sur le sol émirati montre que l'Etat donne une grande importance à la suppression de toute manifestation de dissidence dans le pays".


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.