Biden reçoit Netanyahu pour tenter de faire avancer les négociations sur Gaza

Des visiteurs se tiennent derrière des barrières placées devant la Maison Blanche avant les protestations anticipées des réunions du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avec le président américain Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris à Washington, DC, le 25 juillet 2024. (Photo AFP)
Des visiteurs se tiennent derrière des barrières placées devant la Maison Blanche avant les protestations anticipées des réunions du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avec le président américain Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris à Washington, DC, le 25 juillet 2024. (Photo AFP)
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Publié le Jeudi 25 juillet 2024

Biden reçoit Netanyahu pour tenter de faire avancer les négociations sur Gaza

  • M. Biden, qui vient d'annoncer qu'il renonçait à briguer un second mandat, doit tenter de faire davantage pression sur M. Netanyahu dans l'espoir d'arriver à un accord de cessez-le-feu dans la guerre dévastatrice à Gaza.
  • la vice-présidente Kamala Harris n'a jamais contredit le président Biden sur le sujet, elle a à plusieurs reprises été la responsable américaine à réclamer le plus fort un cessez-le-feu.

WASHINGTON : Après avoir été reçu en grande pompe au Congrès américain, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu rencontre jeudi à Washington le président Joe Biden puis sa vice-présidente Kamala Harris, qui devraient lui réserver un accueil moins chaleureux.

M. Biden, qui vient d'annoncer qu'il renonçait à briguer un second mandat, doit tenter de faire davantage pression sur M. Netanyahu dans l'espoir d'arriver à un accord de cessez-le-feu dans la guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par une attaque du Hamas en Israël le 7 octobre.

Reste à savoir si le responsable israélien, dont les relations avec le président démocrate sont notoirement compliquées, y sera réceptif, d'autant plus que M. Biden quittera la Maison Blanche dans quelques mois.

Le président américain a continué à afficher son fort soutien à Israël depuis le début du conflit mais il s'est montré de plus en plus critique au fur et à mesure qu'augmentait le bilan des victimes civiles à Gaza.

Les deux hommes se retrouvent jeudi dans le Bureau ovale à 13H00 (17H00 GMT), et tous deux rencontreront ensuite les familles des otages américains détenus à Gaza.

- Accord -

Dans son discours prononcé la veille pour expliquer le retrait de sa candidature à la présidentielle américaine, M. Biden, 81 ans, a clairement indiqué que le conflit resterait une priorité absolue.

"Je vais continuer à travailler pour mettre fin à la guerre contre Gaza, ramener tous les otages à la maison, apporter la paix et la sécurité au Moyen-Orient", a-t-il déclaré.

Mercredi, un haut responsable de l'administration américaine a affirmé que le président allait essayer de combler quelques "lacunes finales" lorsqu'il recevra M. Netanyahu.

Les négociations en vue d'un accord de cessez-le-feu à Gaza et de libération d'otages sont "en voie de conclusion", a assuré ce responsable sous couvert de l'anonymat.

Dans ces négociations, "il y a des choses dont nous avons besoin de la part des Israéliens, pas de doute. Mais il y a aussi des éléments-clés qui sont uniquement entre les mains du Hamas parce que les otages sont entre les mains du Hamas", a-t-il poursuivi.

- Boycott -

Peu après, à 16H30 (20H30 GMT), M. Netanyahu rencontrera également la vice-présidente Kamala Harris, désormais candidate démocrate à la Maison Blanche.

Cette dernière était absente lors du discours, mercredi, du Premier ministre israélien devant le Congrès.

Et ses déclarations sur la guerre à Gaza laissent entrevoir un possible changement par rapport à la politique de Joe Biden sur Israël.

Si l'ex-sénatrice de 59 ans n'a jamais contredit le président Biden sur le sujet, elle a à plusieurs reprises été la responsable américaine à réclamer le plus fort un cessez-le-feu.

M. Netanyahu se rendra ensuite vendredi en Floride, à l'invitation de Donald Trump avec lequel il dit s'entendre à merveille. Il a d'ailleurs longuement remercié l'ex-président et candidat de la droite à la présidentielle de novembre dans son discours devant les élus à Washington.

Jeudi matin, l'ancien président a exhorté Israël à "terminer" rapidement sa guerre à Gaza, avertissant que son image mondiale était en train de se ternir.

"Il faut en finir rapidement. Cela ne peut plus durer. C'est trop long", a-t-il déclaré à Fox News.

Pendant sa longue adresse devant le Congrès, les républicains ont fortement applaudi M. Netanyahu, l'ovationnant même des dizaines de fois alors que plus de 60 élus démocrates, dont l'ancienne "speaker" Nancy Pelosi, ont boycotté son discours.

Ils condamnent sa conduite de la guerre qui s'est traduite par des dizaines de milliers de morts palestiniens -- 39.175 selon un dernier bilan du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas -- et une catastrophe humanitaire.

Non loin du Capitole, des milliers de manifestants se sont rassemblés pour protester contre la venue du dirigeant israélien, qualifié de "criminel de guerre" par plusieurs pancartes. Un drapeau américain a été brûlé - un acte "abject" selon Kamala Harris - tout comme une grande marionnette à l'effigie de Benjamin Netanyahu.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.