Mort du chef du Hamas : les Etats-Unis pas "impliqués", dit Blinken

Des membres du Hamas tiennent une affiche du chef politique du Hamas, Ismail Haniyeh, lors d’une manifestation pour condamner son assassinat, dans le camp de réfugiés palestiniens d’Al-Bass, dans la ville portuaire méridionale de Tyr, Liban, le 31 jui. 2024. (AP)
Des membres du Hamas tiennent une affiche du chef politique du Hamas, Ismail Haniyeh, lors d’une manifestation pour condamner son assassinat, dans le camp de réfugiés palestiniens d’Al-Bass, dans la ville portuaire méridionale de Tyr, Liban, le 31 jui. 2024. (AP)
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Publié le Mercredi 31 juillet 2024

Mort du chef du Hamas : les Etats-Unis pas "impliqués", dit Blinken

  • La réaction du chef de la diplomatie américaine traduit une certaine prudence, sinon l'embarras de Washington, qui cherche à faire baisser les tensions dans la région.
  • Principal médiateur dans les négociations sur une trêve dans la bande de Gaza, le Qatar s'est de son côté interrogé sur l'opportunité de poursuivre la médiation.

SINGAPOUR : Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a assuré mercredi que les Etats-Unis n'étaient pas "impliqués" dans la mort du chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, tué dans une frappe à Téhéran, et souligné l'"impératif" de parvenir à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.

"Tout d'abord, nous n'étions pas au courant et nous ne sommes pas impliqués", a-t-il affirmé de Singapour dans un entretien avec la chaîne de télévision Channel NewsAsia.

La réaction du chef de la diplomatie américaine traduit une certaine prudence, sinon l'embarras de Washington, qui cherche à faire baisser les tensions dans la région.

S'ils n'ont pas été informés au préalable, cela pose aussi la question de l'influence des Etats-Unis, l'allié le plus proche d'Israël, sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, sur fond de relations tendues avec le président américain Joe Biden. M. Netanyahu s'était rendu la semaine dernière dans la capitale américaine où il avait prononcé un discours devant le Congrès.

Interrogé sur l'impact que cela pouvait avoir sur les négociations en vue d'un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, M. Blinken a répondu : "Je ne peux pas vous dire ce que cela signifie. Je peux vous dire que l'impératif d'obtenir un cessez-le-feu, l'importance que cela revêt pour tout le monde, demeure".

Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, est mort mercredi à Téhéran dans une frappe imputée à Israël par le mouvement islamiste palestinien.

A la tête du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, 61 ans, avait participé mardi à Téhéran à la cérémonie d'investiture du président réformateur Massoud Pezeshkian, dont le pays est l'ennemi juré d'Israël et un allié du Hamas et du Hezbollah, une organisation libanaise.

Cela intervient alors que, sur le front nord d'Israël, au Liban, l'armée israélienne a affirmé avoir "éliminé le plus haut responsable militaire de l'organisation terroriste Hezbollah Fouad Chokr" dans une frappe dans la banlieue sud de Beyrouth.

- Un cessez-le-feu, une priorité pour Blinken -

S'exprimant devant un forum à Singapour, le chef de la diplomatie américaine avait estimé que "rien" ne remettait en question "l'importance de parvenir à un cessez-le-feu".

"Depuis le premier jour, nous nous efforçons non seulement d'améliorer la situation à Gaza mais aussi d'empêcher le conflit de s'étendre, que ce soit dans le nord avec le Liban et le Hezbollah, dans la mer Rouge avec les Houthis, en Iran, en Syrie, en Irak, et j'en passe", avait lancé M. Blinken.

"Le meilleur moyen de faire baisser la température partout est d'instaurer un cessez-le-feu à Gaza", avait-il insisté.

Dans une conversation mercredi avec le Premier ministre du Qatar Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, M. Blinken "a souligné l’importance de continuer à œuvrer pour parvenir à un cessez-le-feu dans le conflit à Gaza qui garantirait la libération des otages (israéliens, ndlr), allégerait les souffrances du peuple palestinien et ouvrirait la voie à une stabilité plus large", selon un communiqué du département d'Etat américain.

Le secrétaire d'Etat "a répété que les États-Unis continueraient à œuvrer pour qu’un accord soit conclu".

Principal médiateur dans les négociations sur une trêve dans la bande de Gaza, le Qatar s'est de son côté interrogé sur l'opportunité de poursuivre la médiation.

"Comment une médiation peut-elle réussir lorsqu'une partie assassine le négociateur de l'autre partie", a dit Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani.

Le Qatar, l'Egypte et les Etats-Unis sont engagés depuis des mois dans des pourparlers visant à obtenir un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, après neuf mois de guerre provoquée par l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre dernier.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.