Le Hezbollah affirme avoir lancé des dizaines de roquettes sur le nord d'Israël

Un homme blessé par les raids israéliens sur la banlieue de Beyrouth est admis à l'hopital Bahman. (Reuters)
Un homme blessé par les raids israéliens sur la banlieue de Beyrouth est admis à l'hopital Bahman. (Reuters)
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Publié le Vendredi 02 août 2024

Le Hezbollah affirme avoir lancé des dizaines de roquettes sur le nord d'Israël

  • Les combattants du Hezbollah "ont lancé des dizaines de roquettes de type Katioucha" sur le kibboutz de Matzuva
  • L'armée israélienne a indiqué que de nombreux projectiles avaient traversé le territoire israélien depuis le Liban, ajoutant en avoir intercepté certains

BEYROUTH: Le Hezbollah a annoncé avoir lancé des dizaines de roquettes sur le nord d'Israël jeudi, en réponse à une frappe qui a tué quatre Syriens dans le sud du Liban, première attaque du groupe libanais depuis l'assassinat de l'un de ses chefs militaires mardi soir.

Les combattants du Hezbollah "ont lancé des dizaines de roquettes de type Katioucha" sur le kibboutz de Matzuva, a affirmé le mouvement pro-iranien dans un communiqué, "en riposte à l'attaque de l'ennemi israélien contre la localité de Chamaa qui a tué plusieurs civils".

L'armée israélienne a indiqué que de nombreux projectiles avaient traversé le territoire israélien depuis le Liban, ajoutant en avoir intercepté certains. "Le reste est tombé dans des zones dégagées", selon elle.

Peu après les tirs, l'aviation israélienne a frappé le lieu "d'où les projectiles ont été tirés dans la région de Yater", dans le sud du Liban, ajoute le communiqué.

Plus tôt jeudi, le ministère libanais de la Santé avait fait état de quatre Syriens tués et cinq Libanais blessés dans une frappe israélienne à Chamaa dans le sud, où le Hezbollah et Israël échangent des tirs quotidiens depuis près de dix mois.

En raison de la "grande quantité de corps en lambeaux, le nombre final de martyrs sera déterminé sur la base de tests ADN", avait indiqué le ministère.

Un secouriste local a déclaré à l'AFP que les victimes travaillaient dans l'agriculture et appartenaient à la même famille.

Des panaches de fumée se sont élevés depuis le lieu de la frappe, où un bâtiment était partiellement détruit, devant lequel la carcasse d'un véhicule encore en feu était visible, selon un contributeur de l'AFP.

Ces tirs de roquettes interviennent alors que le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a indiqué que son parti avait mis en sourdine ses attaques depuis la frappe mardi soir contre Fouad Chokr, chef militaire du parti, qui a fait sept morts, dont cinq civils.

Il avait ajouté qu'elles reprendraient vendredi matin et a promis de répondre "à l'agression" contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

Quelques heures après, une autre frappe imputée à Israël a tué le chef politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, à Téhéran.

Les violences transfrontalières entre le Hezbollah et Israël ont commencé peu après le début de la guerre à Gaza, déclenchée par une attaque du Hamas palestinien sur le sol israélien. Elles sont ont fait au moins 542 morts, en majorité des combattants, mais aussi 114 civils, selon un décompte de l'AFP.

Au moins 22 soldats et 25 civils ont été tués côté israélien, dont douze jeunes dans un tir de roquette sur le plateau du Golan, selon les chiffres de l'armée.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.