L'Iran prévoit une riposte du Hezbollah dans la «  profondeur  » d'Israël

Le Hezbollah, allié du Hamas palestinien et soutenu par l'Iran, échange des tirs presque quotidiens avec l'armée israélienne le long de la frontière israélo-libanaise depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre. (AFP)
Le Hezbollah, allié du Hamas palestinien et soutenu par l'Iran, échange des tirs presque quotidiens avec l'armée israélienne le long de la frontière israélo-libanaise depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre. (AFP)
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Publié le Samedi 03 août 2024

L'Iran prévoit une riposte du Hezbollah dans la «  profondeur  » d'Israël

  • "Le Hezbollah et le régime (israélien) avaient observé certaines lignes que l'attaque (de mardi soir) a franchies", a indiqué la représentation iranienne. Désormais, le mouvement libanais "ne limitera pas sa réponse aux cibles militaires"
  • L'Iran et le Hamas ont accusé par ailleurs Israël de l'assassinat mercredi à Téhéran du chef du mouvement islamiste palestinien, Ismaïl Haniyeh et ont promis de riposter

TEHERAN: L'Iran a déclaré samedi que son allié le Hezbollah devrait frapper Israël en "profondeur" et "ne pas se limiter aux cibles militaires", en réponse à l'assassinat du chef militaire du mouvement islamiste libanais mardi près de Beyrouth.

Fouad Chokr, le chef militaire du Hezbollah avait été tué mardi soir dans un raid aérien israélien contre un immeuble dans la banlieue sud de Beyrouth, qui avait fait six autres morts, dont cinq civils.

Dans un discours jeudi, le chef du parti, Hassan Nasrallah, avait promis de répondre à cette "agression" contre le bastion du Hezbollah dans la capitale libanaise, faisant craindre une nouvelle escalade.

Après cette frappe, "nous prévoyons que le Hezbollah choisira davantage de cibles et (frappera la) profondeur(d'Israël)", a déclaré samedi la représentation de l'Iran auprès des Nations Unies, citée par l'agence officielle Irna.

Le Hezbollah, allié du Hamas palestinien et soutenu par l'Iran, échange des tirs presque quotidiens avec l'armée israélienne le long de la frontière israélo-libanaise depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas contre Israël.

"Le Hezbollah et le régime (israélien) avaient observé certaines lignes que l'attaque (de mardi soir) a franchies", a indiqué la représentation iranienne.

Désormais, le mouvement libanais "ne limitera pas sa réponse aux cibles militaires", a-t-elle ajouté.

L'Iran et le Hamas ont accusé par ailleurs Israël de l'assassinat mercredi à Téhéran du chef du mouvement islamiste palestinien, Ismaïl Haniyeh et ont promis de riposter.

Samedi, le quotidien ultraconservteur Kayhan a déclaré que l'Iran et ses alliés devraient frapper Tel Aviv et Haïfa et viser des responsables israéliens.

"Des zones comme Tel Aviv et Haïfa et les centres stratégiques et surtout la résidence de certains responsables impliqués dans les crimes récents font partie des cibles" de représailles, a écrit le journal.

"En plus d'infliger des dégâts (sur des sites) stratégiques, les opérations spéciales devraient également provoquer de douloureuses pertes humaines", a-t-il indiqué.

De son côté, un présentateur de la télévision d'Etat a déclaré dans la nuit de vendredi à samedi que "des événements majeurs et très importants" se produiront "dans les heures à venir" en Israël.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.