Moyen-Orient: réunion par visioconférence des chefs de la diplomatie du G7

Les ministres des Affaires étrangères du G7 se sont réunis par vidéoconférence dimanche pour discuter du Moyen-Orient et ont exprimé leur "vive inquiétude" face à la menace d'une escalade, a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Reuters/File Photo)
Les ministres des Affaires étrangères du G7 se sont réunis par vidéoconférence dimanche pour discuter du Moyen-Orient et ont exprimé leur "vive inquiétude" face à la menace d'une escalade, a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Reuters/File Photo)
Short Url
Publié le Lundi 05 août 2024

Moyen-Orient: réunion par visioconférence des chefs de la diplomatie du G7

  • "Avec nos partenaires, nous avons exprimé une forte préoccupation face aux récents événements qui menacent d'entraîner une régionalisation de la crise.
  • "Nous appelons toutes les parties à renoncer à toute initiative susceptible d'entraver la voie du dialogue et de la modération et de favoriser une nouvelle escalade".

ROME : Les ministres des Affaires étrangères du G7 se sont réunis par visioconférence dimanche pour évoquer la situation au Moyen-Orient, exprimant leur "forte préoccupation" face au risque d'escalade dans la région, selon le chef de la diplomatie italienne, Antonio Tajani.

"Avec nos partenaires, nous avons exprimé une forte préoccupation face aux récents événements qui menacent d'entraîner une régionalisation de la crise, en commençant par le Liban", a déclaré dans un communiqué M. Tajani, dont le pays assure la présidence tournante du G7.

"Nous appelons toutes les parties à renoncer à toute initiative susceptible d'entraver la voie du dialogue et de la modération et de favoriser une nouvelle escalade", ajoute le communiqué.

Les chefs des diplomaties des pays du G7 ont "réitéré la priorité d'une conclusion favorable des négociations sur un cessez-le-feu à Gaza et la libération des otages, tout en intensifiant l'aide humanitaire", précise le texte.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

Short Url
  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.