Le Wall Street Journal fait l'objet d'un examen minutieux en raison d'allégations non confirmées concernant l'UNRWA et le Hamas : Semafor

Le Wall Street Journal fait l'objet d'un examen minutieux en raison d'allégations non confirmées concernant l'UNRWA et le Hamas : Semafor  Le Wall Street Journal n'est toujours pas en mesure de vérifier les affirmations d'un rapport de janvier suggérant des liens entre le personnel de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) et les militants du Hamas. (Capture d'écran)
Le Wall Street Journal fait l'objet d'un examen minutieux en raison d'allégations non confirmées concernant l'UNRWA et le Hamas : Semafor Le Wall Street Journal n'est toujours pas en mesure de vérifier les affirmations d'un rapport de janvier suggérant des liens entre le personnel de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) et les militants du Hamas. (Capture d'écran)
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Publié le Mardi 06 août 2024

Le Wall Street Journal fait l'objet d'un examen minutieux en raison d'allégations non confirmées concernant l'UNRWA et le Hamas : Semafor

  • Selon un rapport de Semafor, le responsable de l'information du WSJ a admis dans un courriel que l'article manquait de preuves solides, mais qu'il n'était ni inexact ni trompeur.
  • Le WSJ a affirmé que le personnel de l'UNRWA avait participé à l'attaque du 7 octobre, une affirmation largement démentie par les organisations internationales.

LONDRES : Le Wall Street Journal n'est toujours pas en mesure de vérifier les affirmations d'un rapport publié en janvier, qui suggère des liens entre le personnel de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient et les militants du Hamas.

Selon le site d'information américain Semafor, le principal rédacteur en chef du WSJ chargé de superviser les normes a admis en privé que les allégations, basées sur des rapports des services de renseignement israéliens, pourraient ne pas être étayées.

Elena Cherney, rédactrice en chef, a reconnu dans un courriel consulté par Semafor que les allégations israéliennes manquaient de preuves solides, mais a maintenu que le rapport initial n'était ni inexact ni trompeur.

"Le fait que les affirmations israéliennes n'aient pas été étayées par des preuves solides ne signifie pas que notre reportage était inexact ou trompeur, que nous avons fait marche arrière ou qu'il s'agit d'une erreur corrigible", a écrit Mme Cherney dans un courriel.

Le rapport de janvier, décrit comme l'un des "récits les plus importants et les plus percutants de la guerre", affirmait que 12 membres du personnel de l'UNRWA avaient participé à l'attaque du 7 octobre contre Israël, et que 10 % des 12 000 employés de l'agence à Gaza auraient des liens avec le Hamas.

Cette histoire, basée sur des renseignements israéliens, a été contestée par plusieurs organisations internationales et par les Nations unies elles-mêmes à la suite d'une enquête indépendante.

Cette histoire a eu d'importantes répercussions, notamment un lourd tribut psychologique pour les travailleurs de l'UNRWA et le gel de 450 millions de dollars d'aide par divers pays à un moment critique pour Gaza, qui est confrontée à la menace de la famine.

Semafor a indiqué que les journalistes du WSJ avaient tenté, sans succès, de corroborer l'affirmation des 10 % au cœur de l'article, ce qui soulève des inquiétudes quant à la nature israélienne de l'article.

"Notre couverture de l'UNRWA fait partie d'un long travail de reportage sur la guerre à Gaza qui implique l'ensemble du personnel de la salle de rédaction", a déclaré un porte-parole du WSJ, affirmant que le journal s'en tenait à l'article de janvier et aux reportages ultérieurs.

Cet incident a mis en lumière les frictions internes au sein de la rédaction du WSJ depuis le début du conflit, notamment les préoccupations concernant le leadership de la chef adjointe du bureau du Moyen-Orient, Shayndi Raice, et l'activité controversée de Carrie Keller-Lynn, l'auteure de l'article, sur les médias sociaux.

Richard Boudreaux, ancien rédacteur en chef des normes, a reconnu que le journal "s'appuyait trop sur les voix israéliennes et n'incluait pas assez de perspectives arabes ou de sources expertes".

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.