Le Hezbollah libanais dit avoir lancé des drones sur Israël après l'attaque de Saïda

Les combattants du Hezbollah ont lancé des "escadrons de drones chargés d'explosifs" sur une base de l'armée israélienne près de la ville de Safed. (AFP)
Les combattants du Hezbollah ont lancé des "escadrons de drones chargés d'explosifs" sur une base de l'armée israélienne près de la ville de Safed. (AFP)
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Publié le Dimanche 11 août 2024

Le Hezbollah libanais dit avoir lancé des drones sur Israël après l'attaque de Saïda

  • Les combattants du Hezbollah ont lancé des "escadrons de drones chargés d'explosifs" sur une base de l'armée israélienne près de la ville de Safed "en réponse à l'assassinat perpétré par l'ennemi israélien à Saïda"
  • C'est "la première fois" que le Hezbollah vise cette base, a ajouté le bureau des médias du mouvement

BEYROUTH: Le Hezbollah libanais a annoncé avoir lancé samedi des drones chargés d'explosifs sur une base militaire du nord d'Israël en réponse à l'assassinat la veille d'un responsable du mouvement islamiste palestinien Hamas à Saïda dans le sud du Liban.

Les combattants du Hezbollah ont lancé des "escadrons de drones chargés d'explosifs" sur une base de l'armée israélienne près de la ville de Safed "en réponse à l'assassinat perpétré par l'ennemi israélien à Saïda", a déclaré le mouvement islamiste libanais pro-iranien dans un communiqué.

C'est "la première fois" que le Hezbollah vise cette base, a ajouté le bureau des médias du mouvement.

Vendredi, une frappe israélienne a visé un responsable de la sécurité du Hamas du camp de réfugiés palestiniens d'Aïn el-Heloué, alors qu'il se trouvait à bord de son véhicule à Saïda, ville voisine du camp.

Le Hamas a déclaré que son "commandant" Samer al-Hajj avait été tué.

L'armée israélienne a confirmé avoir dans une frappe aérienne "éliminé" Samer al-Hajj, qu'elle a présenté comme "un haut commandant" du Hamas au Liban.

Il s'agissait de la première frappe de ce type à Saïda depuis que le Hezbollah a ouvert un front contre Israël, en soutien au Hamas, au lendemain du début de la guerre à Gaza déclenchée par une attaque du mouvement palestinien sur le sol israélien le 7 octobre.

Dix mois de violences transfrontalières entre l'armée israélienne et le Hezbollah ont fait 562 morts au Liban, la plupart des combattants du Hezbollah mais aussi au moins 116 civils, selon un décompte de l'AFP.

Côté israélien, y compris sur le plateau syrien du Golan occupé par Israël, 22 soldats et 26 civils ont été tués, selon des chiffres de l'armée.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.