Les Etats-Unis opposés à la construction d'une nouvelle colonie israélienne

Les ministres des affaires étrangères des grandes démocraties du Groupe des sept (G7) ont dénoncé jeudi la décision d'Israël d'étendre ses colonies en Cisjordanie occupée, estimant qu'elle était « contre-productive pour la cause de la paix ». (AFP/File)
Les ministres des affaires étrangères des grandes démocraties du Groupe des sept (G7) ont dénoncé jeudi la décision d'Israël d'étendre ses colonies en Cisjordanie occupée, estimant qu'elle était « contre-productive pour la cause de la paix ». (AFP/File)
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Publié le Jeudi 15 août 2024

Les Etats-Unis opposés à la construction d'une nouvelle colonie israélienne

  • La colonisation israélienne en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, est illégale au regard du droit international.
  • L'administration Biden a régulièrement critiqué la poursuite par Israël de la colonisation en Cisjordanie, y compris avant la guerre à Gaza, mais sans prendre aucune mesure de rétorsion à l'encontre de son allié proche.

WASHINGTON : Les Etats-Unis ont critiqué jeudi l'approbation par les autorités israéliennes du projet de construction d'une nouvelle colonie en Cisjordanie occupée, prévue sur un terrain inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, avait fait cette annonce mercredi, en disant ouvertement qu'Israël souhaitait créer un état de fait sur le terrain permettant de "lutter contre le projet dangereux de création d'un Etat palestinien".

"Chacune de ces nouvelles colonies entraverait le développement de l'économie et la liberté de mouvement des Palestiniens, et rendrait une solution à deux Etats moins envisageable", a déclaré à la presse Vedant Patel, un porte-parole du département d'Etat américain.

"Nous considérons que cela entre en contradiction avec le droit international, et nous nous opposons évidemment à l'expansion de la colonisation en Cisjordanie", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis ont accentué leurs critiques à l'égard de M. Smotrich et du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, les alliés d'extrême-droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui s'opposent à un plan du président américain Joe Biden pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.

La colonisation israélienne en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, est illégale au regard du droit international.

L'administration Biden a régulièrement critiqué la poursuite par Israël de la colonisation en Cisjordanie, y compris avant la guerre à Gaza, mais sans prendre aucune mesure de rétorsion à l'encontre de son allié proche.

La précédente administration américaine, sous la présidence de Donald Trump, avait rompu avec la politique américaine traditionnelle à l'égard de la colonisation, estimant qu'elle n'était pas contraire au droit international.

L'ONG israélienne anticolonisation "La paix maintenant" a de son côté dénoncé l'autorisation de plans de construction de la colonie sur des terres déclarées domaniales par les autorités israéliennes.

Le village palestinien de Battir, dont les maisons doivent jouxter la future colonie selon l'ONG, est connu pour ses terrasses agricoles, ses vignes et ses olives et a été inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com